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Archive for Parler de la mort aux enfants

La Campagne de Padi : un succès grâce à vous !

VICTOIRE ! MERCI  !

La Campagne  » Offrez Padi et l’aventure de la vie à un enfant en difficulté  » est terminée. 

Vous avez été très nombreux à participer et je ne vous remercierai jamais assez pour votre générosité. 

  • Grâce à vous, de nombreux enfants ont désormais le livre  » Padi et l’aventure de la vie  » entre les mains ;
  • Grâce à vous, des services d’oncologie pédiatrique, des hôpitaux pédiatriques, des associations d’accompagnement aux enfants et aux familles, des professionnels de santé de divers disciplines, des psychologues, des assistantes sociales se servent de Padi avec leurs jeunes patients ; 
  • Grâce à vous, des écoles, des bibliothèques peuvent mettre  » Padi et l’aventure de la vie  » à disposition des écoliers, des lycéens et de leurs enseignants ;
  • Grâce à vous, des familles ont enfin Padi comme amie et confidente.

En deux mois et demi (du 20 juillet au 30 septembre) 95 exemplaires de  » Padi et l’aventure de la vie  » ont été achetés au prix coûtant et faits envoyer dans différentes régions de France.

Ci-dessous, je vous ai mis la carte de France avec les départements où vous m’avez signalé avoir fait arriver le livre. Il en manque certainement. C’est si beau de regarder l’Hexagone parsemé du visage de Padi ! Bien sûr, il y a des  » trous « , mais, qui sait, un jour seront-ils comblés…

J’attends les retours des structures et associations qui ont reçu Padi. 

Si vous avez Padi à la maison, envoyez-moi une photo du livre chez vous, avec vos enfants ou quelqu’un des vôtres, famille ou ami/es, y compris vos animaux de compagnie !

Je vous demande une dernière faveur : écrivez un commentaire sur ce livre et publiez-le sur Amazon.

Si vous n’y arrivez pas, envoyez-le moi sur Facebook ou par mail: amanda.castello2010@gmail.com

Tout le monde n’est pas sur Facebook et avant de décider d’acheter un livre, les visiteurs sur Amazon s’informent de l’opinion du public en lisant les commentaires.

Vous avez été magnifiques ! Ce geste de solidarité m’a profondément touchée. Ce sont des situations comme celle-ci, ces partages désintéressés qui nous montrent que l’être humain est capable de grandes choses. Je ne peux que vous exprimer toute ma gratitude.

 

 

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Manifestations de régression de l’enfant en deuil

L’énurésie

 

La mort de l’être aimé, je vous l’ai dit dans mes articles précédents, bouleverse les équilibres, les relations, la communication, les affects…

Comme toute tempête, on assiste à une montée en puissance des émotions, un pic qui peut avoir des conséquences douloureuses sur toute la famille et enfin, un retour à la normalité, une normalité naturellement différente.

Les symptômes de ce chaos sont variés et différents selon les individus. Aucun enfant ou adolescent ne réagit de la même façon. Il est cependant fréquent d’observer des manifestations de régression.

L’énurésie en est une assez fréquente. L’enfant ou l’adolescent, recommence  à faire pipi au lit. Surprise pour les parents. Déshonneur et sentiment d’impuissance pour l’enfant. Honteux , certains craignent le jugement des adultes ou d’être la risée de leurs copains de classe car le problème peut se manifester aussi durant la journée.

Quand l’énurésie se manifeste après que l’enfant ait atteint un contrôle de sa vessie , il s’agit probablement d’un problème affectif. On parle dans ce cas d’énurésie secondaire (par opposition à l’énurésie primaire des bébés et tout petits enfants).

Souvent associée à un sens de culpabilité non énoncé, à une mauvaise estime de soi, à un sentiment de jalousie cachée, à un état de confusion dans lequel l’enfant se retrouve face à une situation qu’il ne sait pas gérer, l’énurésie secondaire est passagère mais doit être comprise et acceptée.

Cela peut représenter pour l’enfant une réponse instinctive à un conflit intérieur dont l’origine peut avoir d’autres causes que la mort (la naissance d’un autre enfant, un divorce, une violence subie, un harcèlement à l’école, la perte d’une amitié, le changement d’établissement scolaire…). Dans le cas présent, la mort d’une personne chérie correspond à tous ces critères.

Que faire ?

Comprendre avant tout le caractère passager de ce phénomène, l’accepter et l’expliquer à l’enfant avec des mots simples. Il est fondamental de le rassurer sur la non gravité de la situation et lui dire clairement qu’il ne doit pas s’inquiéter car cela ne durera pas et que vous l’aimez profondément.

Surtout ne jamais le critiquer, ni lui faire percevoir une irritation ou un jugement, ne pas en parler en public, ne pas commenter ce fait avec d’autres adultes. Pourquoi ne pas traiter cette difficulté comme un « secret » entre vous et lui ?

Rassurer l’enfant en dédramatisant  l’aidera à se détendre et à faire passer plus rapidement ce signe embarrassant de sa souffrance. L’humiliation ou la punition ne ferait que renforcer le mal-être et retarder la solution du problème.

Une autre suggestion que je vous donne est de ne pas obliger l’enfant à porter des couches, il le considérerait comme un acte le rabaissant au niveau des « petits » et augmenterait le délai vers le dénouement. Mettre des protections sur le matelas et changer sans rien dire les draps souillés pourra aider les parents sans perturber l’enfant. C’est un moment à passer avec compréhension, patience et beaucoup d’amour.

 

D’autres exemples de régression

Il existe beaucoup d’autres manifestations de régression liées au travail de deuil de l’enfant. Il me semblait important de souligner l’énurésie qui est parfois délicate à gérer pour les parents. Mais l’est également, l’agressivité soudaine d’un enfant qui semble en colère contre lui-même, contre ses frères et sœurs, les adultes en général et même les objets, représentations symboliques de sa perte affective.

La douleur intérieure peut se révéler par un mutisme soudain de l’enfant. Il ne veut plus parler de la personne décédée, il se bouche les oreilles si on prononce son nom et s’enfuit, se fâche, crie ou pleure.

Ou encore, les caprices augmentent sans raison avec parfois des crises hystériques. Et tant d’autres variantes de ces régressions imprévues…

 

Soyez l’arc-en-ciel après la bourrasque

Ne vous inquiétez pas. Ce sont des phases, des étapes de la fameuse tempête. Soyez là, élément de solidité au cœur des vents émotifs déchaînés. Tenez fermement la barre, rassurez votre petit matelot que tout ira bien, les ouragans finissent toujours par s’essouffler et le calme revient sous le ciel lumineux de votre amour.

 

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Donnez la parole aux enfants !

 

Donner la parole aux enfants est tellement important !
Nous sous-estimons souvent ce qu’ils ont à nous dire. La façon de lire une histoire n’est pas la même pour  l’enfant que pour l’adulte. Ses perceptions, ses ressentis, ses intérêts différent des nôtres.

Dans cette vidéo, vous allez écouter le livre « Padi et l’Aventure de la vie » raconté par des enfants de différents âges, italiens, car le livre existe aussi en italien. Pour le moment ce sont les deux langues dans lesquelles Padi s’est lancée. Un jour peut-être parlera-t-elle d’autres langues européennes… Tous les dialogues et commentaires sont traduits en simultané. La traduction est du mot à mot afin de ne rien modifier au langage de l’enfant. Vous verrez, c’est amusant et tendre.

La première est Anita, une petite fille de huit ans, qui est complètement entrée dans le livre. Padi et tous les personnages lui sont désormais familiers. Ce qui est saisissant, ce sont les parties où Anita insiste, celles qui résonnent en elle. Ses réactions et les mots qu’elle pose nous font sourire « quand un enfant perd un parent, un oncle, une tante, un peu ça l’ennuie, (…) quand un enfant perd un animal, souvent il est triste ». Cela peut surprendre et pourtant le ressenti d’un enfant ne se module pas sur des règles de comportements transmises.

Je n’ai jamais voulu influencer la petite fille en lui posant des questions dans le but de la guider vers ce qui pouvait m’intéresser. Je l’ai laissée libre de parler du livre. Ce sont ses centres d’intérêts, ses curiosités, ses émotions qui ont été les maîtres du jeu. C’est absolument fabuleux.

La même chose s’est passée avec Sonia et son frère Samuel. Chacun a fait le lien entre les aventures que racontait Padi et leur vécu, la perte d’un petit hamster. La maman, Benizia, témoigne aussi  » si j’avais eu le livre Padi et l’Aventure de la vie à l’époque, j’aurais su comment me comporter.  »

La dernière expérience a intéressé de très jeunes enfants, dans une école de danse. Une seule savait lire. Il fut surprenant d’observer les sujets sur lesquels les petites filles s’attardaient, les questions et les associations avec leur vie. Même si jeunes, certaines avaient déjà vécu la perte d’une grand-mère ou d’un animal et le racontaient… à Padi ! Leur professeure de danse, Francesca Volta, en témoigne.

 

Une autre observation intéressante est l’identification des jeunes lectrices et lecteurs au personnage de Padi. Jamais n’est mentionné dans leurs commentaires la personne qui a écrit le livre. L’enfant ne dit pas l’auteur/e dit quele livre raconte… mais Padi est triste… Padi ne sait pas…  L’interaction est totale. Un résultat stupéfiant et comme vous le comprenez bien, c’est une victoire pour l’auteure qui se sent comblée de disparaître derrière son personnage.

La littérature jeunesse – ou la littérature pour la jeunesse – comme on préfère la nommer, devrait atteindre ce but. Créer une fusion entre le livre et l’enfant, un peu comme dans « L’histoire sans fin  » de Michael Ende.

Bonne lecture avec Padi !

 

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C’est le jour de l’enterrement. Que faisons-nous ?

C_est le jour de l’enterrement. Que faisons-nous

 

Voilà la grande question, parmi tant d’autres, que de nombreuses familles se posent. Que faire ?

Les opinions convergent «  ce n’est pas un lieu pour les enfants », « ils ont bien le temps », « ça ne sert à rien », « de toutes façons, ils ne comprennent pas », « ça leur fera plus de mal que de bien » … Mais quel est l’avis de l’enfant ? Lui a-t-on demandé ce qu’il désire faire ? Veut-il aller avec vous ? Préfère-t-il rester à la maison? Aller chez des copains ou des copines ?  Chez une amie des parents ? Quelle est l’opinion de l’enfant ?

Beaucoup pensent encore qu’un enfant n’a pas d’opinion ou tout du moins n’a pas à en avoir. Les parents décident. Les parents « savent » ce qui est bien pour l’enfant. Mais est-ce exact ?

Je reviens encore une fois sur le concept que j’ai déjà développé à plusieurs occasions et que je vais vous illustrer un peu plus dans la vidéo que vous trouverez à la fin de cet article.

L’enfant a un grand « besoin d’appartenance ». La notion d’appartenance est un des piliers dans la construction de l’identité individuelle, de la reconnaissance et de l’identification du sentiment de Soi. C’est une reconnaissance du JE dans le NOUS. L’enfant s’identifie à un groupe qui est le sien et qui s’appelle famille. Il appartient et sent d’appartenir, donc il existe.

 À l’image de la tribu dont je vous parlerai dans la vidéo qui suit, à l’image de la meute de loups déjà mentionnée dans ce parcours que nous faisons ici ensemble, chaque individu reconnaît son appartenance au groupe auquel il s’identifie et dont il partage tous les événements, heureux ou malheureux. Chacun apporte sa contribution dans le processus d’évolution de son propre groupe.

 

emmener l'enfant à l'enterrement ?

 

Sans vouloir aller plus loin dans une réflexion psychologique, philosophique ou même sociologique, l’observation simple d’un enfant dans son milieu naturel permet de comprendre l’importance de ce sentiment d’appartenance. La filiation reconnaît l’appartenance. Les enfants orphelins manifestent des difficultés car leur sentiment d’appartenance est tronqué par cette absence de liens, de partage, d’identité reconnue.

Faisons un rapide excursus dans les phases de l’évolution :

° Entre 3 et 6 ans, l’enfant commence à construire la conscience de lui-même. Il s’agit d’une interaction entre la conscience personnelle – il existe en tant qu’individu – et la conscience sociale, – il existe en tant qu’individu à l’intérieur d’un groupe – sa famille. C’est le moment de l’affirmation du moi.

° Entre 6 et 10 ans, le regard de l’enfant se déplace vers l’extérieur tout en préservant le cordon ombilical rassurant avec son groupe identitaire. Les expériences personnelles sont partagées avec d’autres jeunes individus appartenant à d’autres « tribus » ou « meutes ». L’école étant le lieu privilégié.

 

emmener l'enfant à l'enterrement ?

 

° Entre 10 et 12 ans, c’est l’époque de la préadolescence. Les changements deviennent évidents, dans l’aspect physique, mais aussi dans le développement affectif, intellectuel et relationnel. Le sens devient besoin d’appartenance. Il se déplace de la famille à des groupes privilégiés que le préadolescent va choisir dans le milieu scolaire, sportif, amical, clubs, communautés…

° Entre 12 et 14 ans, c’est le début de la contestation liée à l’affirmation de l’individu et il est plus difficile pour les parents de réussir à les comprendre. Le but est toujours de les aider à développer leur potentiel et dans le même temps de favoriser une intégration de l’individu dans sa nouvelle réalité sociale sans jamais que se manifeste un déchirement avec le groupe d’origine.

Le passage successif porte à la complexe planète de l’adolescence avec sa période de grande instabilité, de transition, de recherche identitaire des choix.

 

C’est dans le cadre de toutes ces étapes qu’il faut réussir à comprendre comment gérer la participation de l’enfant et de l’adolescent à la perte affective qu’il va peut-être être obligé de vivre. Il ne peut et ne doit jamais être exclu. Les suggestions que je vous ai données pour la participation au processus de la fin de la vie d’un être cher sont les mêmes à appliquer dans ce cas. Le problème qui nous intéresse ici est davantage celui des enfants, y compris des préadolescents, car les adolescents sont en mesure de faire leur propre choix et de les imposer souvent à la communauté des adultes.

Les enfants et préadolescents ont besoin d’être accompagnés. Il faut leur expliquer ce qui va se passer, les émotions qu’ils vont éprouver, celles qu’ils vont observer et leur traduire par avance toutes les phases de l’enterrement afin qu’ils soient à même de comprendre et d’intégrer cette expérience. L’important sera ensuite de pouvoir continuer à en parler, répondre aux questions et commencer le travail de deuil.

 

 

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Emmener l’enfant visiter l’être chéri en fin de vie ? Qu’en pensez-vous ?

 

Beaucoup de personnes se posent la question de savoir s’il est bien d’emmener un enfant ou un jeune adolescent visiter une personne gravement malade ou qui se trouve même en fin de vie.

Quelle est la question réelle sous-jacente à ce doute ? Emmener un jeune enfant dans un lieu hospitalier, clinique, maison de repos ou même à son domicile ? La crainte de montrer à l’enfant notre impuissance devant la fin de l’existence désormais inévitable? Laisser voir à l’enfant la transformation physique de l’être aimé, sa maigreur, ses plaies, son handicap, sa dépendance ? Est-ce également la difficulté d’accepter le changement mental, les difficultés cognitives de la personne, ses difficultés à s’exprimer, son manque de mémoire, ses difficultés à reconnaître les proches qui lui rendent visite ?…

 

C’est le jour de l’enterrement. Que faisons-nous ?

 

Ce sont souvent nos propres peurs qui nous freinent dans un rapport sincère avec nos enfants. L’enfant, comme nous l’avons déjà vu, est curieux de nature. Il veut savoir, il veut comprendre et c’est une des conditions fondamentales pour qu’il entre ensuite dans l’acceptation.

Tout dépend naturellement de la relation de l’enfant avec la personne qui arrive à la fin de sa vie. Si elle est importante pour lui, il est indispensable de le préparer à l’événement qui viendra bouleverser sa vie à court, à moyen ou à plus ou moins long terme.

Tout ce que vous arriverez à faire, à expliquer, à vivre avec les enfants de la façon la plus naturelle possible sera autant de souffrance que vous éviterez lorsque le moment sera venu.

Souvent, les familles pensent qu’il est préférable de tenir l’enfant à l’écart de la maladie grave ou de la fin de la vie. L’intention est naturellement de le protéger mais le résultat sera de le fragiliser.

Rappelons-nous que les enfants se rendent parfaitement compte de ce qui se passe autour deux, ils captent une série d’informations qu’ils interprètent à leur façon et parfois de façon erronée. Ils écoutent, entendent des bribes de conversations… Ils  possèdent aussi une intuition bien plus développée que la nôtre, car elle n’est pas encore diminuée par la vision dite rationnelle ou matérialiste de l’adulte.

Si l’enfant n’est pas bien informé, préparé et accompagné, il vivra très mal la mort de la personne qu’il aime. Le fait de pouvoir se rendre auprès d’elle s’il le souhaite, lui tenir la main, lui apporter un dessin, une poésie, ou simplement un verre d’eau permet à l’enfant de se sentir un membre à part entière de son groupe.

Il est important de lui expliquer avec des mots simples les changements qu’il observe et de lui répondre sans mentir à toutes ses questions. Comme toujours, il faut s’adapter à l’âge de l’enfant, à sa sensibilité, à son désir de savoir etc. Ne jamais obliger un enfant, lui laisser le choix. Être à côté de lui et lui faire comprendre que son choix est le bon et qu’il peut aussi changer d’opinion.

 

C’est le jour de l’enterrement. Que faisons-nous ?

 

Enfin lui permettre d’exprimer toutes ces émotions même si elles peuvent paraître parfois excessives. Les émotions retenues ou cachées font partie de tous ces non-dits, ces pas-dits qui vont ensuite empoisonner le parcours de croissance.

Dans cette vidéo je vous donne quelques petites suggestions. N’hésitez pas à commenter et, si vous le voulez, à poser des questions ou à témoigner de votre propre expérience et de celle de vos enfants. Il n’y a pas de remède miracle. Faites confiance à votre cœur et à votre intuition.

 

 

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Que répondre aux questions des enfants sur la mort ?

 

Dire ou ne pas dire la vérité ? On en revient toujours à la même question. Une question inévitable à laquelle on ne peut pas échapper et qui requiert une réponse vraie de notre part.

Un vrai casse-tête, me direz-vous ! Certainement, la question à 1 million de dollars car il n’existe ni une seule réponse, ni des lignes-guide  valables pour tous les enfants, même si nous les classons par tranches d’âge. Chaque personne est unique. Chaque enfant est donc unique.

Nous savons aujourd’hui que le petit enfant est beaucoup plus sensible au concept de l’absence, qu’il interprète comme un abandon. Pour lui, la mort est une notion abstraite inconcevable. Nous constatons quotidiennement, et ce dans tous les domaines, que nos enfants ont une maturité beaucoup plus rapide que celle des générations précédentes.

Beaucoup plus tôt, les enfants prennent conscience du caractère irréversible de la mort.

Vers 4/5 ans, cette notion commence à être intégrée : la personne décédée ne revient pas et elle ne reviendra plus jamais. Mais cette situation est encore conçue comme un fait individuel, occasionnel, accidentel.

Vers 6 ou 7 ans, le petit commence à étendre cette prise de conscience au reste des personnes. C’est le caractère d’universalité de la mort qui s’installe. Pour l’enfant, cependant, ne meurent que les personne âgées. Quelques années plus tard, l’enfant va comprendre que la mort n’est pas un fait personnel, ni dû au hasard, mais qu’elle fait partie de la vie.

Tout le processus de la connaissance passe par trois verbes qui illustrent trois étapes fondamentales :  savoircomprendre et enfin accepter.

Le processus du mimétisme est un comportement animal à la base de la compréhension du réel et de son adaptation qui permet ainsi une meilleure intégration de l’individu à son milieu et assure sa sécurité. L’enfant suit le même schéma. Il observe et copie le comportement des adultes les plus proches. C’est là que se joue le rôle fondamental des parents et de toutes les personnes qui interviennent dans son environnement : famille, amis, enseignants, soignants…

L’acceptation ne pourra se faire que si l’enfant a intégré la subdivision du temps dans lequel nous vivons : passé, présent, futur. La mort d’une personne aimée interfère sur ces trois étapes et donc sur la relation de l’enfant avec celle-ci.

Si nous faisons une réflexion sincère sur nos propres comportements, nous nous rendrons compte que nous avons, nous aussi, beaucoup de mal à atteindre la dernière phase de l’acceptation. Ce que l’on appelle le déni est un mécanisme de défense pour bloquer une situation émotive particulièrement douloureuse. La première réaction instinctive, immédiate à l’annonce de la mort d’une personne chérie et de dire « Ce n’est pas vrai ! », « Je n’y crois pas ! », « Vous mentez ! »… Dans le processus de l’élaboration du deuil il est fréquent de voir, entendre ou chercher des signes de la personne décédée. La compréhension mentale de l’événement doit s’harmoniser avec la compréhension et l’acceptation émotionnelles de celui-ci, et c’est beaucoup plus difficile.

L’enfant passe par un processus identique. Souvent se créé en lui une double vision de la réalité. Nous ne la définirons pas de type schizophrénique, mais elle est pourtant assez bien cloisonnée. Dans sa relation vers l’extérieur, utilisant les informations reçues et copiant la conduite des adultes, l’enfant manifestera aux autres sa compréhension que la personne est décédée. Il sait parfaitement qu’elle ne reviendra pas. Il le verbalise en famille et à l’école, mais dans son fort intérieur, il continue à se rapporter à celle-ci comme si elle était  vivante à côté de lui. Cela correspond à une exigence affective, de protection, un refus de l’abandon, à la nécessité d’un pardon… L’enfant, encore plus que l’adulte, a besoin de temps.

Si nous voulons faciliter cette compréhension et acceptation de la nouvelle situation découlant de l’évènement-mort dans la vie d’un enfant, il est indispensable de lui dire la vérité et d’accompagner cette vérité. C’est la raison pour laquelle il est fondamental de ne pas inventer des histoires abracadabrantes que l’enfant prendra comme vérité et qui l’éloigneront de l’adulte peu à peu.

Lui raconter que sa grand-mère s’est endormie d’un très long sommeil lui rappellera peut-être l’histoire de la Belle au bois dormant, mais risque surtout de lui créer des problèmes d’insomnie, de refus de s’endormir pour ne pas risquer de finir comme la grand-mère.

Lui dire que son petit frère est allé jouer avec les anges peut-être source d’un sens de culpabilité puisque l’enfant ne peut pas comprendre pourquoi LUI n’a pas été choisi pour aller jouer avec les anges.

Lui dire que son père, ou sa mère, est parti pour un long voyage peut donner lieu à la manifestation d’un syndrome de l’abandon renforcé par un sens de culpabilité.

 

Que répondre aux questions des enfants sur la mort ?

 

Les exemples sont infinis. Croyant bien faire et protéger l’enfant, nous commettons souvent des erreurs dont l’enfant conservera des traces et dont les effets se feront sentir tout au long de son développement. Ce sont des situations très délicates qui demandent beaucoup de doigté et d’amour, et quand cela est nécessaire de se faire aider par des personnes compétentes.

 

Parlons-en si vous le voulez dans cette courte vidéo.

 

 

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Comment expliquer les mots techniques médicaux à un enfant ?

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Comment expliquer les mots techniques médicaux à un enfant ?

Comment expliquer les mots techniques médicaux à un enfant ?

 

Rien n’est plus difficile que d’expliquer de façon compréhensible des notions complexes. Quand, en plus, il s’agit de répondre aux questions d’un enfant, la situation devient encore plus embarrassante.

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément » disait Boileau. Pour se faire comprendre, il est donc indispensable de comprendre soi-même. Mais sommes-nous sûrs de pouvoir décrire correctement l’apparition d’une tumeur, d’illustrer le mécanisme des métastases, de parler sans faire d’erreurs du fonctionnement d’un échographe, de l’intubation, de l’anesthésie ?

La majorité d’entre nous a une idée du sens général mais probablement ne sait comment le traduire en un langage clair et de facile compréhension pour un enfant.

Et pourtant, il le faut. L’enfant est là, devant vous et vous questionne. Il veut savoir. Il a besoin de réponses.

 

Comment expliquer les mots techniques médicaux à un enfant ?

 

Dans cette courte vidéo, je vous propose de réfléchir ensemble sur le comportement à adopter pour répondre simplement . Il n’y a pas de honte à dire à l’enfant « Je ne sais pas, voyons si dans ton livre « Padi et l’Aventure de la Vie » nous trouvons la solution ». L’enfant a besoin d’avoir confiance et d’être rassuré. Il est important qu’il se rende compte que l’adulte considère sérieusement ses questions et qu’il va faire son possible pour l’aider à comprendre.

Dans la rubrique « Les conseils de Padi », ces termes techniques médicaux sont expliqués avec des mots accessibles. Chaque description a été soigneusement contrôlée par des personnes expertes sur ce sujet : médecins, vétérinaires, psychologues…

Il est même probable que ces explications vont aider de nombreux adultes à mieux comprendre ce qui était parfois encore assez confus.

Si vous avez besoin d’autres informations n’hésitez pas à me contacter par mail.

 

 

 

Une exemple extrait de « Padi et l’Aventure de la Vie »
dans la Rubrique « Les conseils de Padi » à la suite du chapitre 10 :

 

expliquer les mots techniques médicaux à un enfant

 

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Comment parler de la mort aux enfants _

 

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Comment parler de la mort aux enfants ? Vidéo

Comment parler de la mort aux enfants _

 

Personne n’a jamais possédé la recette magique pour savoir comment parler de la mort aux enfants. C’est l’une des questions les plus difficiles et parmi les plus embarrassantes que nous nous trouvons un jour à affronter. Et, croyez-moi, dans ce domaine, nous marchons tous en équilibre avec la sensation de risquer à tout moment de finir au fond d’une crevasse pour avoir répondu trop brusquement ou de finir englué dans le marécage de nos mensonges et des fameux « non-dits ».

Pourquoi, me direz-vous ? Probablement, parce que nous avons déjà vécu, enfant, la même situation. Parce que nos parents n’ont pas su nous expliquer ce qui se passait. Chacun de nous a, en général, la tentation de reproduire ce que nous avons appris ou vécu, faute de mieux. Et si les réponses que nous avons reçues ont été du genre « tu es trop jeune pour comprendre », « tu comprendras plus tard », « c’est un problème de grands »…. il est certain que nos doutes et nos questions d’enfants non résolues sont restés ancrés dans notre mémoire influençant notre comportement actuel et nous ne savons pas aujourd’hui comment parler de la mort aux enfants.

L’enfant est curieux de nature et la curiosité est l’outil de la découverte et du développement. La curiosité lui permet d’appréhender la réalité, de la comprendre et d’interagir. C’est ainsi que l’enfant trouvera sa place et son rôle.

Que faire alors? Se mettre à l’écoute de ses demandes, lui permettre d’exprimer ses peurs, ne pas craindre de laisser transparaître les vôtres, lui montrer d’autres personnages, d’autres situations et lui faire voir les liens qui existent pour comprendre le phénomène de la transformation de la vie: naître, grandir, vieillir, mourir.

 

Comment parler de la mort aux enfants

 

La comparaison entre le cycle de la vie animale et humaine est aisée à comprendre. Dans cette vidéo je vous propose un exemple qui vous permettra d’entamer un dialogue avec l’enfant et répondre à ses questions.

 

 

 

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Dites-moi s’il y a des questions qui vous préoccupent ?

J’ai besoin de votre opinion.

Beaucoup d’entre-vous me connaissent et savent que je travaille en soins palliatifs et accompagnement en fin de vie et que je tiens des formations pour le personnel soignant et les bénévoles. J’offre aussi des soutiens individuels pour des adultes et pour les enfants.

 

Comment parler de la vie et de la mort aux enfants vidéos

 

J’ai réalisé de courtes vidéos sur des sujets délicats que nous nous trouvons toutes et tous, un jour ou l’autre, à affronter avec les plus jeunes : la maladie, l’accident, la vieillesse et ses troubles, la fin de la vie, le deuil…

Comment parler de ces arguments souvent tabous ?

Comment ne pas mentir tout en préservant l’enfant ?

Comment l’accompagner en douceur dans la compréhension des pertes qui jalonnent l’existence, y compris celles des animaux ?

 

Ces questions ne sont pas seulement destinées à notre rapport aux enfants mais à nous-mêmes car ces situations sont toujours difficiles à vivre.

 

Je vous propose la vidéo introductive.

 

Voici les thèmes des prochaines vidéos. Je les publierai chaque mardi :

  1. Comment parler de la vie et de la mort aux enfants
  2. Comment parler avec l’enfant de la maladie grave et de la mort ?
    Expliquer les mots  techniques médicaux
  3. Comment répondre aux questions des enfants portant sur la mort ?
  4. Est-il bon d’emmener l’enfant visiter une personne en fin de vie ?
  5. Est-il bon d’emmener l’enfant à l’enterrement ?
  6. Enfant en deuil : ressources utiles pour l’aider
  7. Comment expliquer la mort d’un animal à un enfant ?
  8. Comment éviter le sens de culpabilité d’un enfant ?

 

Dites-moi s’il y a d’autres questions que vous aimeriez que je traite.
Vous pouvez écrire 
vos commentaires ci-dessous  ou, si vous préférez,
faites-le depuis ma page Facebook. 

J’attends vos réponses et vous remercie.

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« Padi et l’aventure de la vie » : personnages et acteurs humains et animaux

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Padi joue soit le rôle de narrateur, soit celui de protagoniste. Elle n’est jamais extérieure aux histoires. Elle introduit le thème et s’implique dans l’histoire avec ses questions et ses émotions.

Amadigi le pompier, sert de facilitateur. Il est l’allégorie du père, de la mère, du grand frère, de l’enseignant, de l’ami. Sa capacité d’écoute permet à Padi de s’exprimer. Jamais, il ne banalise ses réactions, démontrant attention et intérêt pour son histoire, répondant à toutes ses questions. Il explique et interprète dans un langage facile quelques-uns des phénomènes complexes de la nature y compris la mort. Il représente le gentil héros, conseiller et sauveteur, une image rassurante qui plaît au jeune lecteur et avec qui il peut facilement entrer en communication comme Padi elle-même.

pompiers_livre_enfant

Quel est l’enfant qui n’a pas dit «  Quand je serai grand, je serai pompier ? » Le personnage d’Amadigi propose au lecteur adulte un modèle de dialogue sincère et loyal avec l’enfant. Il ne fuit pas ses questions, même les plus délicates. Il répond avec des mots simples. Il s’identifie à son interlocuteur, il l’attend tout en respectant ses temps. Il sait susciter une discussion en posant d’autres questions à Padi pour permettre à ses préoccupations, questions latentes ou non clairement formulées de prendre forme. En agissant ainsi, le sens de l’interdit ou du tabou disparaît. Il est d’ailleurs souvent à la base des conflits survenant à l’âge adulte et qui ont leur origine dans les non-dits de l’enfance et la non-écoute de l’adolescence.

Grâce à de brèves histoires poétiques, à l’observation directe et au réveil conscient des souvenirs, l’enfant  – ici avec Padi – est invité à exprimer ses doutes, peurs, tristesse, colère… sans avoir honte des sensations éprouvées, en découvrant qu’elles s’appellent émotions et qu’elles font partie intégrante de sa vie. L’aspect naturel des émotions et le caractère indispensable de leur expression sont mis en évidence tout au long du récit en tant qu’élément fondamental de l’équilibre de la personne.

De chapitre en chapitre, le jeune lecteur se familiarise avec les personnages. Il se reconnaît dans certaines situations et prend davantage confiance dans ses capacités pour enfin s’accepter comme instrument d’évaluation de la réalité.

animaux_oiseau -Digi_livre_enfant

À côté des deux personnages centraux, Padi et le jeune pompier, les histoires mettent en scène de nombreux animaux et la nature personnalisée dans le récit de l’arbre qui accueille les chenilles. Le petit oiseau Digi permet à l’adulte de construire une réflexion avec l’enfant sur la responsabilité que représente le fait de recueillir et de prendre soin d’un orphelin blessé. La réhabilitation de la créature aide le jeune lecteur à comprendre le sens d’un engagement et l’amène à assimiler le plus large concept de solidarité consciente et durable.

La libération de Digi pose le problème de la séparation et engendre un contrecoup émotionnel.

Accepter que le besoin de liberté de l’oiseau soit plus important que notre désir de le garder avec nous, encourage l’enfant à réfléchir sur la relation à l’autre, sur les conséquences d’un comportement égoïste et sur la valeur du don.

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Le chapitre sur les chenilles et les papillons laisse entrevoir le début de l’observation du cycle de la vie. Avec la métamorphose sont effleurées certaines questions qui préparent au problème plus complexe qui va suivre : la séparation définitive et irréversible, la mort de l’animal aimé.

Dans les chapitres Tu as dit papillon ?  et La véritable histoire du roi Arthur sont dévoilés le mystère de la métamorphose de la chenille et le secret de la lente construction d’une chrysalide. En plus de fournir des connaissances utiles à l’enfant sur l’un des phénomènes les plus étonnants et magiques de la nature, ce chapitre met en exergue certaines valeurs comme l’effort, la persévérance, la patience et la détermination pour atteindre un but.

Il présente également les émotions pénibles (la peur de la chenille, les incertitudes sur son sort) mais aussi certains principes fondamentaux tels que la continuité de la vie et de son respect.

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