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Le deuil, l’affronter pour renaître

 J’ai été invitée par la Société WeeLearn à proposer ma formation sur le Deuil avec une série de vidéos.

Ce  cours «  Le deuil, l’affronter pour renaître » est celui que je tiens depuis des années dans les structures hospitalières, maisons de repos, pour les associations de bénévoles d’accompagnement et lors de mes conférences.

Il reçoit aujourd’hui, avec WeeLearn, une nouvelle opportunité de toucher d’avantage de personnes en situation de souffrance.

 

 

Cette formation s’adresse aux opérateurs (médecins, infirmiers, psychologues, assistantes sociales, aides-soignants…), aux bénévoles, aux enseignants et à toute personne en deuil ou qui sait devoir affronter cette épreuve  prochainement. Il peut aussi être un élément de réflexion individuelle pour approfondir ce délicat sujet.

(Ce cours est disponible sur la Plateforme de WeeLearn. Vous ne pouvez pas l’obtenir ici car j’en suis l’auteure mais non la marchande !)

La formation, très complète, dure plus de 4 heures mais elle est subdivisée en courts chapitres avec des exercices et permet de la faire à son rythme.

Chapitre 1 : Réflexions sur la mort et le mourir
Chapitre 2 : Comprendre le deuil
Chapitre 3 : Quels sont les facteurs qui influencent le deuil ?
Chapitre 4 : Nos cinq sens et le deuil
Chapitre 5 : Le corps parle : émotions et conséquences
Chapitre 6 : Les phases du deuil
Chapitre 7 : Les conséquences possibles du deuil
Chapitre 8 : Le deuil chronique ou pathologique
Chapitre 9 : Les mots et les comportements qui font mal et à éviter
Chapitre 10 : Conclusion : l’acceptation
Chapitre 11 : Le sac à outils

Vous trouverez à la fin une bibliographie et d’autres outils.

 

 

Peut-être même croyez-vous que votre vie est finie, qu’elle n’a plus de sens. Vous n’avez sans doute plus envie de parler avec les gens autour de vous. Vous refusez les invitations parce que vous pensez que les autres le font juste par pitié. Vous ne les croyez pas sincères et cela vous met en colère.

 

Ce cours peut vous aider

 

Peut-être percevez-vous une envie de  » sauter à la gorge  » de ceux qui vous demandent : comment ça va ? Vous vous sentez probablement coupable, mais vous ne savez pas comme faire autrement. Il vous arrive parfois de passer sans raison apparente d’une crise de pleurs à une crise de colère ou de rire ? Etes-vous triste ou déprimé/e ? Plus rien ne vous intéresse, vous vous sentez apathique, sans énergie… En lisant mes mots, vous avez l’impression que je lis en vous, Enfin quelqu’un qui me comprend, songez vous, et vous commencez à vous rendre compte que je peux vous aider.

 

Et si je vous expliquais comme sortir du tunnel ? Comment faire pour que votre vie retrouve un sens ? Comment apprendre de nouveau à s’accepter,  à prendre soin de soi, à s’aimer ?

 

Ce cours vous explique en mots clairs et simples :

-Qu’est-ce qu’un deuil.
-Ce qui se passe dans votre tête, dans votre cœur, dans votre corps
-Comment faire pour vivre au mieux sous la tempête qui vient de vous investir
-Comment vous en sortir sans séquelles et transformer cette expérience douloureuse en une occasion de croissance personnelle.

 

Ce cours peut vous aider parce qu’il utilise des techniques simples, mais efficaces. Ces techniques sont fondées sur des méthodes expérimentées et confirmées par les plus grandes écoles de prise en charge de la personne en souffrance. Avec ce cours qui a déjà fait ses preuves, vous êtes en train d’apprendre ces techniques rapidement
et en mesure de les appliquer avec profit :

* pour vous libérer définitivement de vos sentiments de culpabilité

* pour une correcte gestion de vos émotions

* pour améliorer votre santé

* pour obtenir une bonne qualité de vie

* pour développer une communication harmonieuse avec vos proches

* pour construire une relation sans conflits sur votre lieu de travail

* pour devenir une personne nouvelle : celle que vous avez le droit d’être !

 

Les techniques qui vont devenir les vôtres, s’inspirent à la sagesse de grands penseurs de l’Humanité qui ont dédié leur vie à améliorer celle des autres : Emile Coué, Ursula Markham, Michel Hanus, Marie de Hennezel, Elisabeth Kübler-Ross, Jean Monbourquette, Deepak Chopra, Carl Simonton, Gary Craig et tant d’autres… Vous aussi, vous pouvez apprendre l’essentiel de ces techniques.

Il n’est pas besoin d’avoir fait de longues études ou d’être licencié en psychologie. N’importe qui peut apprendre. Même les plus jeunes. Le bien-être est à portée de main. Des techniques naturelles et faciles pour aller mieux. Je vous  ferai découvrir, grâce à quelques exercices élémentaires, comment atteindre un état de paix et d’équilibre.

Un rêve ? Non. Une réalité. Je vous aiderai grâce à mes vidéos que vous pourrez faire confortablement à la maison. Vous serez surpris/e de constater les progrès accomplis.

 

Je connais votre souffrance, parce qu’elle a été la mienne. Je vous attends.


À bientôt

 

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Une soirée exceptionnelle avec le docteur Jean-Jacques Charbonier

Si vous ne l’avez pas vu ou si vous voulez la revoir, voici la vidéo du live avec le Dr. Jean-Jacques Charbonier traduit en direct par Amanda Castello pour l’émission IT FROM BIT! organisée par RadioSound avec Spazio Tesla.

Nous vous avons déjà informé, dans ce post, sur les recherches et l’histoire personnelle du Dr Charbonier.

 

Jeudi dernier, le Dr Jean-Jacques Charbonier a parlé de ses expériences et de ses recherches sur ce qui se passe après la mort clinique. Nombreux étaient les auditeurs sur RadioSound et les personnes qui ont suivi le live sur Facebook. Des questions provenant d’Italie et de France ont démontré l’immense intérêt suscité par les réflexions du célèbre médecin réanimateur-anesthésiste, auteur de nombreux best-sellers traduits dans le monde entier, l’un des plus grands experts mondiaux en la matière.

 

   

 

Le Dr Charbonier a illustré le concept de la conscience, subdivisé entre « Conscience Analytique Cérébrale CAC » et « Conscience Intuitive Extra-neuronale CIE », une approche de sa création. À l’occasion de ses ateliers sur la Trans Communication Hypnotique TCH, créée par lui avec label protégé, il permet aux personnes d’activer leur Conscience Extraneuronale Intuitive, celle qui favorise la sortie du corps et le contact avec l’autre dimension. Il souligne l’importance que la TCH peut représenter pour l’élaboration du deuil et pour calmer l’angoisse de certains face à la mort. Amanda Castello, fondatrice de l’A.R.T., a participé à l’un de ces ateliers et a témoigné de l’importance de cette merveilleuse expérience.

 

Vous trouvez ici toute l’émission avec le Dr Jean Jacques Charbonier dans la vidéo réalisée par SpazioTesla. À la lumière du succès de cette émission, une nouvelle connexion avec le Dr Charbonier, toujours traduite par Amanda Castello, est prévue pour septembre. Si vous avez des questions ou des réflexions sur le sujet et si vous souhaitez les proposer avant le prochain rendez-vous, envoyez-les par email à : amanda.castello2010@gmail.com

 

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Un projet pilote « la compréhension de la douleur chez les enfants et les adolescents »

Il y a quelques années, en Italie, l’Association A.R.T. que j’ai fondée après la mort de mon mari des suites d’un cancer généralisé, a promu un projet pilote en créant une règle pour mesurer la douleur. Cette règle s’appelle « Règle Padi-A.R.T. pour mesurer la douleur ». Son nom a été déposé.

 

 

Quel était le but de cette recherche ?

Le thème de la douleur est beaucoup plus fréquent chez les enfants et les adolescents que nous ne le croyons. Par expérience directe, ou à cause du vécu de personnes qu’ils aiment, les jeunes se posent de nombreuses questions sur le sens de la douleur, son inéluctabilité et les moyens de la combattre.

Travaillant en soins palliatifs et accompagnement à la fin de la vie, j’ai donc entendu cette demande et me suis intéressée quant à la façon de l’aborder. J’ai utilisé différents instruments pour aider les jeunes à exprimer leurs doutes, leurs questionnements, leurs peurs. Le but était aussi de donner des outils pédagogiques aux adultes – famille, enseignants – afin d’affronter le problème de la douleur sans jamais l’éviter ou la banaliser.

Le livre « Padi et l’aventure de la vie », que désormais vous connaissez bien, en fait partie. Mais aujourd’hui je veux vous dire quelques mots sur cette règle que j’ai créée pour mesurer la douleur. C’est un instrument extrêmement utile. Je vous ai raconté une anecdote sur l’utilisation de cette règle par un enfant dans la vidéo que vous avez peut-être déjà vu sur Facebook et que vous trouvez ici à la fin de cet article.

 

Francesca, notre formatrice-bénévole explique le fonctionnement de la règle
dans une classe mixte de jeunes de 12/13 ans

 

Hypothèses de recherche

 Nous savons que la douleur est perçue différemment car empreinte d’une grande partie subjective mais qu’il est possible de la mesurer avec les instruments adéquats. Partout, l’attention au phénomène de la douleur se développe avec, en parallèle, des études pour trouver des solutions à ce grave problème. Malheureusement, il manque une réelle prise de conscience et une connaissance de la douleur, encore trop souvent banalisée ou même ignorée.

Peut-on améliorer la propre prise de conscience du phénomène douleur ? Est-il possible de donner une valeur concrète et numérique en mesure de définir une correcte perception de la douleur ? Mesurer la douleur et la tenir contrôlée permettrait-il de ne plus la sous-évaluer ? Sensibiliser les enfants et les adolescents peut-il être un facteur utile de prise de conscience et de développement de notre société vers une compréhension de ce phénomène afin d’atteindre de meilleurs résultats dans la lutte contre la douleur inutile, comme l’a définie l’OMS – Organisation Mondiale de la Santé ?

 

 

Voici quelles ont été les hypothèses à la base de la recherche que j’ai créée pour l’Association Paulo Parra pour la Recherche sur la Fin de Vie et les instruments utilisés.

La Grille Padi-A.R.T. a été proposée aux élèves d’une classe qui revêtait le rôle d’échantillon-témoin de cette recherche et la Règle Padi-A.R.T. pour mesurer la douleur.

Le monitorage a duré quatre semaines pendant lesquelles les enseignants ont aidé leurs élèves à comprendre et à remplir cette grille.

Chaque case (une par jour) avait comme but de signaler le niveau de douleur perçue (l’indication était fournie par un chiffre). Par exemple : lundi, au premier contrôle (à 8h30 du matin), ma douleur est forte. La valeur numérique indiquée : 7,8. L’après-midi (à 17h), ma douleur est intense : 9.5. et ainsi de suite. Le contrôle s’est fait sur cinq jours (du lundi au vendredi) et a impliqué plusieurs classes.

À la fin de la période les enseignants ont répondu à quelques questions qui nous ont permis de comprendre si l’utilisation continue et méthodique de la règle avec leurs élèves les avait aidés à :

  1. Améliorer la perception de la douleur individuelle, en contribuant ainsi à avoir une plus grande conscience de la subjectivité de la douleur.
  2. Contribuer à porter une plus grande attention à la douleur de l’autre.
  3. Améliorer la communication de la perception douloureuse avec les proches.
  4. Améliorer la communication de la perception douloureuse avec le propre médecin de famille.
  5. Vérifier les effets éventuels sur le traitement de la douleur en objet.
  6. Permettre un rapport plus naturel avec la douleur.
  7. Favoriser une plus grande écoute et une plus grande conscience de la douleur, en contribuant ainsi à une transformation culturelle de la société à partir des plus jeunes.

Avec des enfants de 6/7 ans dans une école de Pavie.
Nous avons fabriqué des marionnettes qui se servaient de la Règle,
puis les enfants s’y sont mis à leur tour

 

Conclusions

Sans détailler ici les résultats de cette recherche, il me semble important de signaler aux familles, enseignants ou aux personnes intéressées par ce sujet l’intérêt des jeunes pour cette recherche.

L’expérience a constaté que les enfants, dans ce cas de 8 à 14 ans, ont parfaitement réagi à la proposition et ont participé avec sérieux et responsabilité à cette expérience. De plus, un effet positif sur eux-mêmes et à l’intérieur du cadre familial a été observé. Ils se sont démontré beaucoup plus à l’écoute de la souffrance de leurs proches et en particulier aux manifestations de douleur.

Celle-ci n’était plus considérée comme « un mauvais coup du sort », une « punition » ou un « phénomène lié au hasard »,  « incompréhensible et impossible à prévenir et à gérer », comme ils l’avaient décrite au début de la recherche,  mais comme une situation à observer, comprendre, analyser, verbaliser, transmettre à l’autorité compétente et à accompagner pour enfin « trouver une solution qui probablement existe ».

Les jeunes ne sont pas indifférents et si nous sommes capables de les impliquer dans cet aspect spécifique de la lutte contre la douleur, il est probable que demain notre société entière sera beaucoup plus attentive à ce sujet et sera donc en mesure de faire de gros progrès pour éradiquer la douleur inutile.

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Manifestations de régression de l’enfant en deuil

L’énurésie

 

La mort de l’être aimé, je vous l’ai dit dans mes articles précédents, bouleverse les équilibres, les relations, la communication, les affects…

Comme toute tempête, on assiste à une montée en puissance des émotions, un pic qui peut avoir des conséquences douloureuses sur toute la famille et enfin, un retour à la normalité, une normalité naturellement différente.

Les symptômes de ce chaos sont variés et différents selon les individus. Aucun enfant ou adolescent ne réagit de la même façon. Il est cependant fréquent d’observer des manifestations de régression.

L’énurésie en est une assez fréquente. L’enfant ou l’adolescent, recommence  à faire pipi au lit. Surprise pour les parents. Déshonneur et sentiment d’impuissance pour l’enfant. Honteux , certains craignent le jugement des adultes ou d’être la risée de leurs copains de classe car le problème peut se manifester aussi durant la journée.

Quand l’énurésie se manifeste après que l’enfant ait atteint un contrôle de sa vessie , il s’agit probablement d’un problème affectif. On parle dans ce cas d’énurésie secondaire (par opposition à l’énurésie primaire des bébés et tout petits enfants).

Souvent associée à un sens de culpabilité non énoncé, à une mauvaise estime de soi, à un sentiment de jalousie cachée, à un état de confusion dans lequel l’enfant se retrouve face à une situation qu’il ne sait pas gérer, l’énurésie secondaire est passagère mais doit être comprise et acceptée.

Cela peut représenter pour l’enfant une réponse instinctive à un conflit intérieur dont l’origine peut avoir d’autres causes que la mort (la naissance d’un autre enfant, un divorce, une violence subie, un harcèlement à l’école, la perte d’une amitié, le changement d’établissement scolaire…). Dans le cas présent, la mort d’une personne chérie correspond à tous ces critères.

Que faire ?

Comprendre avant tout le caractère passager de ce phénomène, l’accepter et l’expliquer à l’enfant avec des mots simples. Il est fondamental de le rassurer sur la non gravité de la situation et lui dire clairement qu’il ne doit pas s’inquiéter car cela ne durera pas et que vous l’aimez profondément.

Surtout ne jamais le critiquer, ni lui faire percevoir une irritation ou un jugement, ne pas en parler en public, ne pas commenter ce fait avec d’autres adultes. Pourquoi ne pas traiter cette difficulté comme un « secret » entre vous et lui ?

Rassurer l’enfant en dédramatisant  l’aidera à se détendre et à faire passer plus rapidement ce signe embarrassant de sa souffrance. L’humiliation ou la punition ne ferait que renforcer le mal-être et retarder la solution du problème.

Une autre suggestion que je vous donne est de ne pas obliger l’enfant à porter des couches, il le considérerait comme un acte le rabaissant au niveau des « petits » et augmenterait le délai vers le dénouement. Mettre des protections sur le matelas et changer sans rien dire les draps souillés pourra aider les parents sans perturber l’enfant. C’est un moment à passer avec compréhension, patience et beaucoup d’amour.

 

D’autres exemples de régression

Il existe beaucoup d’autres manifestations de régression liées au travail de deuil de l’enfant. Il me semblait important de souligner l’énurésie qui est parfois délicate à gérer pour les parents. Mais l’est également, l’agressivité soudaine d’un enfant qui semble en colère contre lui-même, contre ses frères et sœurs, les adultes en général et même les objets, représentations symboliques de sa perte affective.

La douleur intérieure peut se révéler par un mutisme soudain de l’enfant. Il ne veut plus parler de la personne décédée, il se bouche les oreilles si on prononce son nom et s’enfuit, se fâche, crie ou pleure.

Ou encore, les caprices augmentent sans raison avec parfois des crises hystériques. Et tant d’autres variantes de ces régressions imprévues…

 

Soyez l’arc-en-ciel après la bourrasque

Ne vous inquiétez pas. Ce sont des phases, des étapes de la fameuse tempête. Soyez là, élément de solidité au cœur des vents émotifs déchaînés. Tenez fermement la barre, rassurez votre petit matelot que tout ira bien, les ouragans finissent toujours par s’essouffler et le calme revient sous le ciel lumineux de votre amour.

 

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Le Booktrailer de Padi et L’Aventure de la Vie

La vie est une aventure, avec des moments beaux et tristes. Les pertes en font partie et, avec l’aide de Padi et de ses amis, le jeune lecteur peut les transformer en une occasion de croissance personnelle. Un livre interactif pour comprendre, affronter et gérer les phases du cycle de la vie.

 

 

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Donnez la parole aux enfants !

 

Donner la parole aux enfants est tellement important !
Nous sous-estimons souvent ce qu’ils ont à nous dire. La façon de lire une histoire n’est pas la même pour  l’enfant que pour l’adulte. Ses perceptions, ses ressentis, ses intérêts différent des nôtres.

Dans cette vidéo, vous allez écouter le livre « Padi et l’Aventure de la vie » raconté par des enfants de différents âges, italiens, car le livre existe aussi en italien. Pour le moment ce sont les deux langues dans lesquelles Padi s’est lancée. Un jour peut-être parlera-t-elle d’autres langues européennes… Tous les dialogues et commentaires sont traduits en simultané. La traduction est du mot à mot afin de ne rien modifier au langage de l’enfant. Vous verrez, c’est amusant et tendre.

La première est Anita, une petite fille de huit ans, qui est complètement entrée dans le livre. Padi et tous les personnages lui sont désormais familiers. Ce qui est saisissant, ce sont les parties où Anita insiste, celles qui résonnent en elle. Ses réactions et les mots qu’elle pose nous font sourire « quand un enfant perd un parent, un oncle, une tante, un peu ça l’ennuie, (…) quand un enfant perd un animal, souvent il est triste ». Cela peut surprendre et pourtant le ressenti d’un enfant ne se module pas sur des règles de comportements transmises.

Je n’ai jamais voulu influencer la petite fille en lui posant des questions dans le but de la guider vers ce qui pouvait m’intéresser. Je l’ai laissée libre de parler du livre. Ce sont ses centres d’intérêts, ses curiosités, ses émotions qui ont été les maîtres du jeu. C’est absolument fabuleux.

La même chose s’est passée avec Sonia et son frère Samuel. Chacun a fait le lien entre les aventures que racontait Padi et leur vécu, la perte d’un petit hamster. La maman, Benizia, témoigne aussi  » si j’avais eu le livre Padi et l’Aventure de la vie à l’époque, j’aurais su comment me comporter.  »

La dernière expérience a intéressé de très jeunes enfants, dans une école de danse. Une seule savait lire. Il fut surprenant d’observer les sujets sur lesquels les petites filles s’attardaient, les questions et les associations avec leur vie. Même si jeunes, certaines avaient déjà vécu la perte d’une grand-mère ou d’un animal et le racontaient… à Padi ! Leur professeure de danse, Francesca Volta, en témoigne.

 

Une autre observation intéressante est l’identification des jeunes lectrices et lecteurs au personnage de Padi. Jamais n’est mentionné dans leurs commentaires la personne qui a écrit le livre. L’enfant ne dit pas l’auteur/e dit quele livre raconte… mais Padi est triste… Padi ne sait pas…  L’interaction est totale. Un résultat stupéfiant et comme vous le comprenez bien, c’est une victoire pour l’auteure qui se sent comblée de disparaître derrière son personnage.

La littérature jeunesse – ou la littérature pour la jeunesse – comme on préfère la nommer, devrait atteindre ce but. Créer une fusion entre le livre et l’enfant, un peu comme dans « L’histoire sans fin  » de Michael Ende.

Bonne lecture avec Padi !

 

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Voulez-vous danser avec Padi ?

Aider enfants et adolescents à faire face aux émotions difficiles, à la maladie et à la mort avec la danse

 

Non, ce n’est pas une plaisanterie. Padi vous emmène dans le tourbillon du cycle de la vie, et la danse en fait partie.
Pourquoi la danse ? Je vais vous l’expliquer.

 

Quand j’ai écrit « Padi et l’aventure de la vie » c’était dans le but d’aider les enfants et les adolescents à affronter le thème de la vie sous ses aspects joyeux et tristes. La maladie et la mort et les émotions qui en découlent, en sont partie intégrante.

Je voulais un instrument à mettre entre les mains des jeunes lecteurs, mais aussi utiles pour les adultes qui les suivent : parents, enseignants, soignants et toute personne en rapport avec l’enseignement, la transmission des savoirs et des valeurs.

Ce livre suit un vaste projet, né en Italie et expérimenté dans les écoles « Padi et les Mots murmurés ». Ce projet, né au sein de l’Association A.R.T. (Association Paulo Parra pour la Recherche sur la Fin de Vie) reconnue d’utilité publique que j’ai créée après la mort de mon mari, décédé des suites d’un cancer, a été présenté et approuvé dans des congrès scientifiques comme ceux de la SFAP (Société française d’accompagnement et de soins palliatifs) et la SICP (Société italienne de soins palliatifs).

 

 

Travaillant avec des adultes mais aussi avec des enfants, je me suis rendue compte du vide qui existait dans notre société quant à la gestion des relations affectives lors de la maladie incurable d’un proche, la fin de la vie, la mort, et l’après : c’est-à-dire le travail de deuil. Et si gérer ces situations douloureuses était difficile pour un adulte, cela l’était encore davantage quand il fallait expliquer et accompagner un enfant ou un adolescent. J’ai donc cherché et expérimenté de nouveaux outils pour faciliter la compréhension, l’acceptation et la transformation de la souffrance en une occasion de croissance.

Une constante recherche pédagogique permet l’utilisation de techniques d’approches psychologiques et culturelles appliquées à la gestion des émotions et au soutien au deuil. Elles ont été élaborées par l’équipe que j’ai créée, l’équipe Padi-A.R.T. Le travail, de type expérientiel, est centré sur les émotions, en particulier sur celles liées à des épisodes de souffrance, sur la prise de conscience du Soi et sur l’écoute de l’Autre.

Padi a permis aussi de sensibiliser les jeunes sur les soins palliatifs. Significatives sont les collaborations avec des équipes de soins palliatifs qui ont parfois du mal à trouver l’espace, le temps et les méthodes les plus adéquates pour offrir un soutien adapté aux plus jeunes impliqués dans le drame familial. Le manque de formation spécifique est souvent une limite ressentie par les opérateurs. D’où, le besoin de compter sur la collaboration de professionnels extérieurs compétents et d’instruments de communication simples mais efficaces.

Le parcours PADI – Mots Murmurés, ne pouvait pas répondre à tous ceux qui en avaient besoin. Pour cette raison, parmi les différents outils imaginés, j’ai écrit le livre interactif « Padi et l’aventure de la Vie ». Le but était d’affronter les sujets délicats comme le diagnostique d’une maladie grave, les émotions de la perte et l’irréversibilité de la mort dans une structure narrative et didactique destinée à des jeunes de 6 à 14 ans.

 

Deanna Rossi et Raffaele Filace interprètent « Padi et l’aventure de la vie »

 

Fin du ballet présenté au Centre pour les familles de Piacenza

 

Illustration de certaines scènes du ballet dont l’origine est dans le livre « Padi et l’aventure de la vie »

 

Parmi les instruments pédagogiques
dans mes programmes de formation : la danse

 

Pourquoi ? Parce que c’est une technique artistique immédiate qui facilite la compréhension et communique directement avec le monde des émotions. C’est ainsi qu’a vu le jour un nouveau support pédagogique : une vidéo avec la lecture dansée du livre, plus des entrevues à de jeunes lecteurs et adultes.

La vidéo avec le ballet « Voulez-vous danser avec Padi » est une ressource didactique pour un adulte qui souhaite dialoguer avec les plus jeunes sur les questions sensibles de la maladie et de la fin de vie dans un langage simple, adapté à notre époque et aux modes de compréhension des jeunes, encourageant la manifestation des émotions et leur partage entre grands et petits.

Mais il est également possible d’utiliser juste la partie du ballet, sans lecture du texte, et d’ouvrir ensuite un échange en classe, en famille, dans un groupe de jeunes sur les émotions ressenties et les interprétations des enfants. Une communication valable, au-delà de la langue parlée par une communauté, peut s’établir. C’est une méthode parfaite pour des enfants non ou mal-entendants et leurs proches.

Ce ballet, en deux parties, a été réalisé grâce à la solidarité de membres de l’Association A.R.T., de la compagnie de danse CAD de Piacenza et du metteur en scène Andrea Canepari.

La vidéo complète a été présentée au 3ème Congrès international francophone de soins palliatifs, à Tunis, en octobre 2015 et reprise par de nombreux participants pour l’appliquer dans leurs réalités nationales, ce qui m’a procuré une grande joie. C’est le but de Padi : essaimer et servir au bien des enfants partout où cela est possible.

 

Commentez et divulguez cette vidéo et cet article ! Merci.

 

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C’est le jour de l’enterrement. Que faisons-nous ?

C_est le jour de l’enterrement. Que faisons-nous

 

Voilà la grande question, parmi tant d’autres, que de nombreuses familles se posent. Que faire ?

Les opinions convergent «  ce n’est pas un lieu pour les enfants », « ils ont bien le temps », « ça ne sert à rien », « de toutes façons, ils ne comprennent pas », « ça leur fera plus de mal que de bien » … Mais quel est l’avis de l’enfant ? Lui a-t-on demandé ce qu’il désire faire ? Veut-il aller avec vous ? Préfère-t-il rester à la maison? Aller chez des copains ou des copines ?  Chez une amie des parents ? Quelle est l’opinion de l’enfant ?

Beaucoup pensent encore qu’un enfant n’a pas d’opinion ou tout du moins n’a pas à en avoir. Les parents décident. Les parents « savent » ce qui est bien pour l’enfant. Mais est-ce exact ?

Je reviens encore une fois sur le concept que j’ai déjà développé à plusieurs occasions et que je vais vous illustrer un peu plus dans la vidéo que vous trouverez à la fin de cet article.

L’enfant a un grand « besoin d’appartenance ». La notion d’appartenance est un des piliers dans la construction de l’identité individuelle, de la reconnaissance et de l’identification du sentiment de Soi. C’est une reconnaissance du JE dans le NOUS. L’enfant s’identifie à un groupe qui est le sien et qui s’appelle famille. Il appartient et sent d’appartenir, donc il existe.

 À l’image de la tribu dont je vous parlerai dans la vidéo qui suit, à l’image de la meute de loups déjà mentionnée dans ce parcours que nous faisons ici ensemble, chaque individu reconnaît son appartenance au groupe auquel il s’identifie et dont il partage tous les événements, heureux ou malheureux. Chacun apporte sa contribution dans le processus d’évolution de son propre groupe.

 

emmener l'enfant à l'enterrement ?

 

Sans vouloir aller plus loin dans une réflexion psychologique, philosophique ou même sociologique, l’observation simple d’un enfant dans son milieu naturel permet de comprendre l’importance de ce sentiment d’appartenance. La filiation reconnaît l’appartenance. Les enfants orphelins manifestent des difficultés car leur sentiment d’appartenance est tronqué par cette absence de liens, de partage, d’identité reconnue.

Faisons un rapide excursus dans les phases de l’évolution :

° Entre 3 et 6 ans, l’enfant commence à construire la conscience de lui-même. Il s’agit d’une interaction entre la conscience personnelle – il existe en tant qu’individu – et la conscience sociale, – il existe en tant qu’individu à l’intérieur d’un groupe – sa famille. C’est le moment de l’affirmation du moi.

° Entre 6 et 10 ans, le regard de l’enfant se déplace vers l’extérieur tout en préservant le cordon ombilical rassurant avec son groupe identitaire. Les expériences personnelles sont partagées avec d’autres jeunes individus appartenant à d’autres « tribus » ou « meutes ». L’école étant le lieu privilégié.

 

emmener l'enfant à l'enterrement ?

 

° Entre 10 et 12 ans, c’est l’époque de la préadolescence. Les changements deviennent évidents, dans l’aspect physique, mais aussi dans le développement affectif, intellectuel et relationnel. Le sens devient besoin d’appartenance. Il se déplace de la famille à des groupes privilégiés que le préadolescent va choisir dans le milieu scolaire, sportif, amical, clubs, communautés…

° Entre 12 et 14 ans, c’est le début de la contestation liée à l’affirmation de l’individu et il est plus difficile pour les parents de réussir à les comprendre. Le but est toujours de les aider à développer leur potentiel et dans le même temps de favoriser une intégration de l’individu dans sa nouvelle réalité sociale sans jamais que se manifeste un déchirement avec le groupe d’origine.

Le passage successif porte à la complexe planète de l’adolescence avec sa période de grande instabilité, de transition, de recherche identitaire des choix.

 

C’est dans le cadre de toutes ces étapes qu’il faut réussir à comprendre comment gérer la participation de l’enfant et de l’adolescent à la perte affective qu’il va peut-être être obligé de vivre. Il ne peut et ne doit jamais être exclu. Les suggestions que je vous ai données pour la participation au processus de la fin de la vie d’un être cher sont les mêmes à appliquer dans ce cas. Le problème qui nous intéresse ici est davantage celui des enfants, y compris des préadolescents, car les adolescents sont en mesure de faire leur propre choix et de les imposer souvent à la communauté des adultes.

Les enfants et préadolescents ont besoin d’être accompagnés. Il faut leur expliquer ce qui va se passer, les émotions qu’ils vont éprouver, celles qu’ils vont observer et leur traduire par avance toutes les phases de l’enterrement afin qu’ils soient à même de comprendre et d’intégrer cette expérience. L’important sera ensuite de pouvoir continuer à en parler, répondre aux questions et commencer le travail de deuil.

 

 

Vous avez perdu les vidéos et les articles précédents ?
Ne vous inquiétez pas. Ils sont ici. Cliquez :

 

Comment parler de la mort aux enfants _

Comment expliquer les mots techniques médicaux à un enfant ?

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Emmener l’enfant visiter l’être chéri en fin de vie ? Qu’en pensez-vous ?

 

Beaucoup de personnes se posent la question de savoir s’il est bien d’emmener un enfant ou un jeune adolescent visiter une personne gravement malade ou qui se trouve même en fin de vie.

Quelle est la question réelle sous-jacente à ce doute ? Emmener un jeune enfant dans un lieu hospitalier, clinique, maison de repos ou même à son domicile ? La crainte de montrer à l’enfant notre impuissance devant la fin de l’existence désormais inévitable? Laisser voir à l’enfant la transformation physique de l’être aimé, sa maigreur, ses plaies, son handicap, sa dépendance ? Est-ce également la difficulté d’accepter le changement mental, les difficultés cognitives de la personne, ses difficultés à s’exprimer, son manque de mémoire, ses difficultés à reconnaître les proches qui lui rendent visite ?…

 

C’est le jour de l’enterrement. Que faisons-nous ?

 

Ce sont souvent nos propres peurs qui nous freinent dans un rapport sincère avec nos enfants. L’enfant, comme nous l’avons déjà vu, est curieux de nature. Il veut savoir, il veut comprendre et c’est une des conditions fondamentales pour qu’il entre ensuite dans l’acceptation.

Tout dépend naturellement de la relation de l’enfant avec la personne qui arrive à la fin de sa vie. Si elle est importante pour lui, il est indispensable de le préparer à l’événement qui viendra bouleverser sa vie à court, à moyen ou à plus ou moins long terme.

Tout ce que vous arriverez à faire, à expliquer, à vivre avec les enfants de la façon la plus naturelle possible sera autant de souffrance que vous éviterez lorsque le moment sera venu.

Souvent, les familles pensent qu’il est préférable de tenir l’enfant à l’écart de la maladie grave ou de la fin de la vie. L’intention est naturellement de le protéger mais le résultat sera de le fragiliser.

Rappelons-nous que les enfants se rendent parfaitement compte de ce qui se passe autour deux, ils captent une série d’informations qu’ils interprètent à leur façon et parfois de façon erronée. Ils écoutent, entendent des bribes de conversations… Ils  possèdent aussi une intuition bien plus développée que la nôtre, car elle n’est pas encore diminuée par la vision dite rationnelle ou matérialiste de l’adulte.

Si l’enfant n’est pas bien informé, préparé et accompagné, il vivra très mal la mort de la personne qu’il aime. Le fait de pouvoir se rendre auprès d’elle s’il le souhaite, lui tenir la main, lui apporter un dessin, une poésie, ou simplement un verre d’eau permet à l’enfant de se sentir un membre à part entière de son groupe.

Il est important de lui expliquer avec des mots simples les changements qu’il observe et de lui répondre sans mentir à toutes ses questions. Comme toujours, il faut s’adapter à l’âge de l’enfant, à sa sensibilité, à son désir de savoir etc. Ne jamais obliger un enfant, lui laisser le choix. Être à côté de lui et lui faire comprendre que son choix est le bon et qu’il peut aussi changer d’opinion.

 

C’est le jour de l’enterrement. Que faisons-nous ?

 

Enfin lui permettre d’exprimer toutes ces émotions même si elles peuvent paraître parfois excessives. Les émotions retenues ou cachées font partie de tous ces non-dits, ces pas-dits qui vont ensuite empoisonner le parcours de croissance.

Dans cette vidéo je vous donne quelques petites suggestions. N’hésitez pas à commenter et, si vous le voulez, à poser des questions ou à témoigner de votre propre expérience et de celle de vos enfants. Il n’y a pas de remède miracle. Faites confiance à votre cœur et à votre intuition.

 

 

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Comment parler de la mort aux enfants _

Comment expliquer les mots techniques médicaux à un enfant ?

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Que répondre aux questions des enfants sur la mort ?

 

Dire ou ne pas dire la vérité ? On en revient toujours à la même question. Une question inévitable à laquelle on ne peut pas échapper et qui requiert une réponse vraie de notre part.

Un vrai casse-tête, me direz-vous ! Certainement, la question à 1 million de dollars car il n’existe ni une seule réponse, ni des lignes-guide  valables pour tous les enfants, même si nous les classons par tranches d’âge. Chaque personne est unique. Chaque enfant est donc unique.

Nous savons aujourd’hui que le petit enfant est beaucoup plus sensible au concept de l’absence, qu’il interprète comme un abandon. Pour lui, la mort est une notion abstraite inconcevable. Nous constatons quotidiennement, et ce dans tous les domaines, que nos enfants ont une maturité beaucoup plus rapide que celle des générations précédentes.

Beaucoup plus tôt, les enfants prennent conscience du caractère irréversible de la mort.

Vers 4/5 ans, cette notion commence à être intégrée : la personne décédée ne revient pas et elle ne reviendra plus jamais. Mais cette situation est encore conçue comme un fait individuel, occasionnel, accidentel.

Vers 6 ou 7 ans, le petit commence à étendre cette prise de conscience au reste des personnes. C’est le caractère d’universalité de la mort qui s’installe. Pour l’enfant, cependant, ne meurent que les personne âgées. Quelques années plus tard, l’enfant va comprendre que la mort n’est pas un fait personnel, ni dû au hasard, mais qu’elle fait partie de la vie.

Tout le processus de la connaissance passe par trois verbes qui illustrent trois étapes fondamentales :  savoircomprendre et enfin accepter.

Le processus du mimétisme est un comportement animal à la base de la compréhension du réel et de son adaptation qui permet ainsi une meilleure intégration de l’individu à son milieu et assure sa sécurité. L’enfant suit le même schéma. Il observe et copie le comportement des adultes les plus proches. C’est là que se joue le rôle fondamental des parents et de toutes les personnes qui interviennent dans son environnement : famille, amis, enseignants, soignants…

L’acceptation ne pourra se faire que si l’enfant a intégré la subdivision du temps dans lequel nous vivons : passé, présent, futur. La mort d’une personne aimée interfère sur ces trois étapes et donc sur la relation de l’enfant avec celle-ci.

Si nous faisons une réflexion sincère sur nos propres comportements, nous nous rendrons compte que nous avons, nous aussi, beaucoup de mal à atteindre la dernière phase de l’acceptation. Ce que l’on appelle le déni est un mécanisme de défense pour bloquer une situation émotive particulièrement douloureuse. La première réaction instinctive, immédiate à l’annonce de la mort d’une personne chérie et de dire « Ce n’est pas vrai ! », « Je n’y crois pas ! », « Vous mentez ! »… Dans le processus de l’élaboration du deuil il est fréquent de voir, entendre ou chercher des signes de la personne décédée. La compréhension mentale de l’événement doit s’harmoniser avec la compréhension et l’acceptation émotionnelles de celui-ci, et c’est beaucoup plus difficile.

L’enfant passe par un processus identique. Souvent se créé en lui une double vision de la réalité. Nous ne la définirons pas de type schizophrénique, mais elle est pourtant assez bien cloisonnée. Dans sa relation vers l’extérieur, utilisant les informations reçues et copiant la conduite des adultes, l’enfant manifestera aux autres sa compréhension que la personne est décédée. Il sait parfaitement qu’elle ne reviendra pas. Il le verbalise en famille et à l’école, mais dans son fort intérieur, il continue à se rapporter à celle-ci comme si elle était  vivante à côté de lui. Cela correspond à une exigence affective, de protection, un refus de l’abandon, à la nécessité d’un pardon… L’enfant, encore plus que l’adulte, a besoin de temps.

Si nous voulons faciliter cette compréhension et acceptation de la nouvelle situation découlant de l’évènement-mort dans la vie d’un enfant, il est indispensable de lui dire la vérité et d’accompagner cette vérité. C’est la raison pour laquelle il est fondamental de ne pas inventer des histoires abracadabrantes que l’enfant prendra comme vérité et qui l’éloigneront de l’adulte peu à peu.

Lui raconter que sa grand-mère s’est endormie d’un très long sommeil lui rappellera peut-être l’histoire de la Belle au bois dormant, mais risque surtout de lui créer des problèmes d’insomnie, de refus de s’endormir pour ne pas risquer de finir comme la grand-mère.

Lui dire que son petit frère est allé jouer avec les anges peut-être source d’un sens de culpabilité puisque l’enfant ne peut pas comprendre pourquoi LUI n’a pas été choisi pour aller jouer avec les anges.

Lui dire que son père, ou sa mère, est parti pour un long voyage peut donner lieu à la manifestation d’un syndrome de l’abandon renforcé par un sens de culpabilité.

 

Que répondre aux questions des enfants sur la mort ?

 

Les exemples sont infinis. Croyant bien faire et protéger l’enfant, nous commettons souvent des erreurs dont l’enfant conservera des traces et dont les effets se feront sentir tout au long de son développement. Ce sont des situations très délicates qui demandent beaucoup de doigté et d’amour, et quand cela est nécessaire de se faire aider par des personnes compétentes.

 

Parlons-en si vous le voulez dans cette courte vidéo.

 

 

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