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Que répondre aux questions des enfants sur la mort ?

 

Dire ou ne pas dire la vérité ? On en revient toujours à la même question. Une question inévitable à laquelle on ne peut pas échapper et qui requiert une réponse vraie de notre part.

Un vrai casse-tête, me direz-vous ! Certainement, la question à 1 million de dollars car il n’existe ni une seule réponse, ni des lignes-guide  valables pour tous les enfants, même si nous les classons par tranches d’âge. Chaque personne est unique. Chaque enfant est donc unique.

Nous savons aujourd’hui que le petit enfant est beaucoup plus sensible au concept de l’absence, qu’il interprète comme un abandon. Pour lui, la mort est une notion abstraite inconcevable. Nous constatons quotidiennement, et ce dans tous les domaines, que nos enfants ont une maturité beaucoup plus rapide que celle des générations précédentes.

Beaucoup plus tôt, les enfants prennent conscience du caractère irréversible de la mort.

Vers 4/5 ans, cette notion commence à être intégrée : la personne décédée ne revient pas et elle ne reviendra plus jamais. Mais cette situation est encore conçue comme un fait individuel, occasionnel, accidentel.

Vers 6 ou 7 ans, le petit commence à étendre cette prise de conscience au reste des personnes. C’est le caractère d’universalité de la mort qui s’installe. Pour l’enfant, cependant, ne meurent que les personne âgées. Quelques années plus tard, l’enfant va comprendre que la mort n’est pas un fait personnel, ni dû au hasard, mais qu’elle fait partie de la vie.

Tout le processus de la connaissance passe par trois verbes qui illustrent trois étapes fondamentales :  savoircomprendre et enfin accepter.

Le processus du mimétisme est un comportement animal à la base de la compréhension du réel et de son adaptation qui permet ainsi une meilleure intégration de l’individu à son milieu et assure sa sécurité. L’enfant suit le même schéma. Il observe et copie le comportement des adultes les plus proches. C’est là que se joue le rôle fondamental des parents et de toutes les personnes qui interviennent dans son environnement : famille, amis, enseignants, soignants…

L’acceptation ne pourra se faire que si l’enfant a intégré la subdivision du temps dans lequel nous vivons : passé, présent, futur. La mort d’une personne aimée interfère sur ces trois étapes et donc sur la relation de l’enfant avec celle-ci.

Si nous faisons une réflexion sincère sur nos propres comportements, nous nous rendrons compte que nous avons, nous aussi, beaucoup de mal à atteindre la dernière phase de l’acceptation. Ce que l’on appelle le déni est un mécanisme de défense pour bloquer une situation émotive particulièrement douloureuse. La première réaction instinctive, immédiate à l’annonce de la mort d’une personne chérie et de dire « Ce n’est pas vrai ! », « Je n’y crois pas ! », « Vous mentez ! »… Dans le processus de l’élaboration du deuil il est fréquent de voir, entendre ou chercher des signes de la personne décédée. La compréhension mentale de l’événement doit s’harmoniser avec la compréhension et l’acceptation émotionnelles de celui-ci, et c’est beaucoup plus difficile.

L’enfant passe par un processus identique. Souvent se créé en lui une double vision de la réalité. Nous ne la définirons pas de type schizophrénique, mais elle est pourtant assez bien cloisonnée. Dans sa relation vers l’extérieur, utilisant les informations reçues et copiant la conduite des adultes, l’enfant manifestera aux autres sa compréhension que la personne est décédée. Il sait parfaitement qu’elle ne reviendra pas. Il le verbalise en famille et à l’école, mais dans son fort intérieur, il continue à se rapporter à celle-ci comme si elle était  vivante à côté de lui. Cela correspond à une exigence affective, de protection, un refus de l’abandon, à la nécessité d’un pardon… L’enfant, encore plus que l’adulte, a besoin de temps.

Si nous voulons faciliter cette compréhension et acceptation de la nouvelle situation découlant de l’évènement-mort dans la vie d’un enfant, il est indispensable de lui dire la vérité et d’accompagner cette vérité. C’est la raison pour laquelle il est fondamental de ne pas inventer des histoires abracadabrantes que l’enfant prendra comme vérité et qui l’éloigneront de l’adulte peu à peu.

Lui raconter que sa grand-mère s’est endormie d’un très long sommeil lui rappellera peut-être l’histoire de la Belle au bois dormant, mais risque surtout de lui créer des problèmes d’insomnie, de refus de s’endormir pour ne pas risquer de finir comme la grand-mère.

Lui dire que son petit frère est allé jouer avec les anges peut-être source d’un sens de culpabilité puisque l’enfant ne peut pas comprendre pourquoi LUI n’a pas été choisi pour aller jouer avec les anges.

Lui dire que son père, ou sa mère, est parti pour un long voyage peut donner lieu à la manifestation d’un syndrome de l’abandon renforcé par un sens de culpabilité.

 

Que répondre aux questions des enfants sur la mort ?

 

Les exemples sont infinis. Croyant bien faire et protéger l’enfant, nous commettons souvent des erreurs dont l’enfant conservera des traces et dont les effets se feront sentir tout au long de son développement. Ce sont des situations très délicates qui demandent beaucoup de doigté et d’amour, et quand cela est nécessaire de se faire aider par des personnes compétentes.

 

Parlons-en si vous le voulez dans cette courte vidéo.

 

 

Vous avez perdu les vidéos et les articles précédents ? Ne vous inquiétez pas. Ils sont ici. Cliquez :

Comment parler de la mort aux enfants _

 

Comment expliquer les mots techniques médicaux à un enfant ?

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Comment expliquer les mots techniques médicaux à un enfant ?

Comment expliquer les mots techniques médicaux à un enfant ?

 

Rien n’est plus difficile que d’expliquer de façon compréhensible des notions complexes. Quand, en plus, il s’agit de répondre aux questions d’un enfant, la situation devient encore plus embarrassante.

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément » disait Boileau. Pour se faire comprendre, il est donc indispensable de comprendre soi-même. Mais sommes-nous sûrs de pouvoir décrire correctement l’apparition d’une tumeur, d’illustrer le mécanisme des métastases, de parler sans faire d’erreurs du fonctionnement d’un échographe, de l’intubation, de l’anesthésie ?

La majorité d’entre nous a une idée du sens général mais probablement ne sait comment le traduire en un langage clair et de facile compréhension pour un enfant.

Et pourtant, il le faut. L’enfant est là, devant vous et vous questionne. Il veut savoir. Il a besoin de réponses.

 

Comment expliquer les mots techniques médicaux à un enfant ?

 

Dans cette courte vidéo, je vous propose de réfléchir ensemble sur le comportement à adopter pour répondre simplement . Il n’y a pas de honte à dire à l’enfant « Je ne sais pas, voyons si dans ton livre « Padi et l’Aventure de la Vie » nous trouvons la solution ». L’enfant a besoin d’avoir confiance et d’être rassuré. Il est important qu’il se rende compte que l’adulte considère sérieusement ses questions et qu’il va faire son possible pour l’aider à comprendre.

Dans la rubrique « Les conseils de Padi », ces termes techniques médicaux sont expliqués avec des mots accessibles. Chaque description a été soigneusement contrôlée par des personnes expertes sur ce sujet : médecins, vétérinaires, psychologues…

Il est même probable que ces explications vont aider de nombreux adultes à mieux comprendre ce qui était parfois encore assez confus.

Si vous avez besoin d’autres informations n’hésitez pas à me contacter par mail.

 

 

 

Une exemple extrait de « Padi et l’Aventure de la Vie »
dans la Rubrique « Les conseils de Padi » à la suite du chapitre 10 :

 

expliquer les mots techniques médicaux à un enfant

 

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Ne vous inquiétez pas. C’est ici. Cliquez :

 

Comment parler de la mort aux enfants _

 

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Comment parler de la mort aux enfants ? Vidéo

Comment parler de la mort aux enfants _

 

Personne n’a jamais possédé la recette magique pour savoir comment parler de la mort aux enfants. C’est l’une des questions les plus difficiles et parmi les plus embarrassantes que nous nous trouvons un jour à affronter. Et, croyez-moi, dans ce domaine, nous marchons tous en équilibre avec la sensation de risquer à tout moment de finir au fond d’une crevasse pour avoir répondu trop brusquement ou de finir englué dans le marécage de nos mensonges et des fameux « non-dits ».

Pourquoi, me direz-vous ? Probablement, parce que nous avons déjà vécu, enfant, la même situation. Parce que nos parents n’ont pas su nous expliquer ce qui se passait. Chacun de nous a, en général, la tentation de reproduire ce que nous avons appris ou vécu, faute de mieux. Et si les réponses que nous avons reçues ont été du genre « tu es trop jeune pour comprendre », « tu comprendras plus tard », « c’est un problème de grands »…. il est certain que nos doutes et nos questions d’enfants non résolues sont restés ancrés dans notre mémoire influençant notre comportement actuel et nous ne savons pas aujourd’hui comment parler de la mort aux enfants.

L’enfant est curieux de nature et la curiosité est l’outil de la découverte et du développement. La curiosité lui permet d’appréhender la réalité, de la comprendre et d’interagir. C’est ainsi que l’enfant trouvera sa place et son rôle.

Que faire alors? Se mettre à l’écoute de ses demandes, lui permettre d’exprimer ses peurs, ne pas craindre de laisser transparaître les vôtres, lui montrer d’autres personnages, d’autres situations et lui faire voir les liens qui existent pour comprendre le phénomène de la transformation de la vie: naître, grandir, vieillir, mourir.

 

Comment parler de la mort aux enfants

 

La comparaison entre le cycle de la vie animale et humaine est aisée à comprendre. Dans cette vidéo je vous propose un exemple qui vous permettra d’entamer un dialogue avec l’enfant et répondre à ses questions.

 

 

 

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J’ai besoin de votre opinion.

Beaucoup d’entre-vous me connaissent et savent que je travaille en soins palliatifs et accompagnement en fin de vie et que je tiens des formations pour le personnel soignant et les bénévoles. J’offre aussi des soutiens individuels pour des adultes et pour les enfants.

 

Comment parler de la vie et de la mort aux enfants vidéos

 

J’ai réalisé de courtes vidéos sur des sujets délicats que nous nous trouvons toutes et tous, un jour ou l’autre, à affronter avec les plus jeunes : la maladie, l’accident, la vieillesse et ses troubles, la fin de la vie, le deuil…

Comment parler de ces arguments souvent tabous ?

Comment ne pas mentir tout en préservant l’enfant ?

Comment l’accompagner en douceur dans la compréhension des pertes qui jalonnent l’existence, y compris celles des animaux ?

 

Ces questions ne sont pas seulement destinées à notre rapport aux enfants mais à nous-mêmes car ces situations sont toujours difficiles à vivre.

 

Je vous propose la vidéo introductive.

 

Voici les thèmes des prochaines vidéos. Je les publierai chaque mardi :

  1. Comment parler de la vie et de la mort aux enfants
  2. Comment parler avec l’enfant de la maladie grave et de la mort ?
    Expliquer les mots  techniques médicaux
  3. Comment répondre aux questions des enfants portant sur la mort ?
  4. Est-il bon d’emmener l’enfant visiter une personne en fin de vie ?
  5. Est-il bon d’emmener l’enfant à l’enterrement ?
  6. Enfant en deuil : ressources utiles pour l’aider
  7. Comment expliquer la mort d’un animal à un enfant ?
  8. Comment éviter le sens de culpabilité d’un enfant ?

 

Dites-moi s’il y a d’autres questions que vous aimeriez que je traite.
Vous pouvez écrire 
vos commentaires ci-dessous  ou, si vous préférez,
faites-le depuis ma page Facebook. 

J’attends vos réponses et vous remercie.

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Padi et ses amis vous souhaite une bonne et merveilleuse année 2018

Venez faire connaissance avec ses invités :

Fanny, Winny, Anita, Paty, Gabriel, Valentina, Katia, Riccardo, Zaria, Aurore, Genny, Marie, Léo, Stella, Ginevra, Hope, Sonia, Minou, Oya, Sonia, Samuele, Chiara, Romain, Foxy, Agata, Les petits rats de l’Opéra, Pacha, Chiara, Agata, Anita, Furby, Leo, Papone, Stella, Lucia, Anita, Tupak, Amanda.

 

 

Padi et ses amis vous souhaite
une bonne et merveilleuse année 2018 !

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Voici l’interview que m’a faite Alice Quinn

Nous y sommes! Le grand jour est arrivé.

Voici l’interview que m’a faite Alice Quinn, à regarder ici !

Créatrice du personnage de Rosie Maldonne et auteure de nombreux livres, Alice Quinn organise chaque mois des « causeries littéraires ». A cette occasion, elle invite un ou une auteure. On parle livres, on se raconte des anecdotes d’écriture, on rit. Car Alice Quinn trouve toujours le côté ludique, même dans un discours très sérieux. Elle adore Padi et l’Aventure de la Vie et elle m’a fait subir un « interrogatoire » très serré. Vous verrez…

Venez nous rejoindre et laissez un commentaire, cela nous fera plaisir à toutes les deux.

 

 

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