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Archive for Amanda Castello

Comment parler de COVID-19, ou Coronavirus, avec les enfants.

Petits et grands, mêmes règles

Le problème que tout le monde a posé, et que nous nous posons encore, est de savoir comment expliquer aux plus petits ce changement radical imposé à tous, sans créer de traumatismes et en les aidant à intégrer au mieux le nouveau scénario de notre existence.

Les enfants, comme les adultes, entendent parler du Coronavirus. La majorité des jeunes, plus ou moins en fonction de leur âge, sont parfaitement conscients d’une transformation de leur vie. Ils le vivent au quotidien. L’enfant est un être lié à ses habitudes qui a besoin, pour sa sécurité, d’une régularité millimétrique. Or, du jour au lendemain, il se retrouve désorienté et bouleversé par une situation anormale qu’il subit, lui, mais aussi sa famille.

 


Il comprend que ce ne sont pas les recommandations ou les impositions qui l’affligent dans son individualité, mais que chacun suit désormais les mêmes règles. Dans la nouvelle situation, il n’y a plus de directives pour les petits et d’autres pour les grands. Il se rend compte, avec un certain étonnement, que celles-ci s’appliquent sans distinction à tout le monde.  Tout le monde doit se laver soigneusement les mains plusieurs fois par jour, tout le monde doit faire attention quand il éternue ou tousse, tout le monde est empêché d’embrasser et de se serrer dans les bras, tout le monde est obligé de suspendre ses activités, que ce soit à l’école, au travail, pour s’amuser, faire du sport, avoir des relations… Tout le monde doit rester à la maison. Il ne comprend pas. Il observe, suit, interroge, s’oppose, réagit, se rebelle… Il essaie de retrouver son équilibre perdu.

Si aucun membre de la famille n’est infecté, si personne ne quitte la maison, si personne ne vient de l’extérieur, la vie peut se poursuivre presque normalement et vous pouvez faire des câlins. Si, en revanche, l’une des personnes est déclarée infectée, elle doit porter un masque de protection spécial et tous les autres membres de la famille doivent garder leurs distances. Si l’espace le permet, il est fortement recommandé de l’isoler dans une chambre séparée avec l’utilisation d’une salle de bain juste pour elle. En tout état de cause, et pour tous, malades ou non, vous ne devez pas boire dans le même verre, ni utiliser des couverts ou des vêtements appartenant aux uns et aux autres et il est impératif de renforcer les règles d’hygiène à l’intérieur de la maison, sur les surfaces avec un désinfectant approprié.

Ces règles, note l’enfant, sont obligatoires pour tous et sont respectées par les adultes et les enfants. Mais alors, pourquoi ?

 

Pourquoi expliquer

Il n’existe pas de comportement unique applicable à tous. Chaque enfant est différent et unique, tout comme sa famille. Il fait partie de ce groupe dans lequel il grandit, s’y confronte, partage ses bonnes ou mauvaises expériences et s’identifie à celui-ci. Sa famille est sa meute dont il est totalement dépendant à tous les niveaux. Une explication correcte sur la réalité imposée par la présence du COVID 19 dépend de nombreux facteurs : âge, connaissances, maturité, type de relations au sein de la famille, entre ses membres, niveau culturel, valeurs communes, etc.

Le seul point de départ sûr de notre raisonnement est la nécessité d’une honnêteté intellectuelle dans notre communication avec l’enfant. L’explication suit l’âge du développement, s’adapte à la capacité de compréhension, mais l’explication doit être véridique. Il ne s’agit pas de dire toute la vérité, mais de doser la vérité en fonction du niveau de cognition, d’émotivité, de sensibilité du petit être.

Cependant, il est fondamental de ne jamais tromper l’enfant afin de ne pas risquer de perdre sa confiance. Un adulte menteur sera intuitivement  » démasqué  » par l’enfant et entraînera une augmentation de l’insécurité chez le petit. L’enfant ne connait pas ce que nous savons, mais il ressent beaucoup plus que ce que nous pensons et interprète nos silences ou nos mots à travers ses filtres de compréhension.

Comment expliquer

Il est important de transmettre à l’enfant les informations principales que nous possédons, avec des mots simples, sans dramatiser : le Coronavirus a été découvert en Chine, probablement en décembre. Le Coronavirus a un nom, il s’appelle COVID-19. Il affecte le système respiratoire et c’est pourquoi nous devons prendre toutes les précautions qui nous ont été enseignées.

Pour entrer dans le sujet, il peut être utile de s’appuyer sur la technique narrative du conte de fées, familière à l’enfant, qui pourra ainsi se représenter une réalité qui appartient normalement aux adultes. Au début, comme dans les contes de fées, le Coronavirus se déguisait pour ne pas être identifié et beaucoup le confondaient avec la grippe ou un gros rhume ou même une bronchite. Personne ne le connaissait parmi les virus existants et nous ne savions pas qu’il était possible d’être contaminé sans s’en rendre compte. De plus, ce virus inconnu est très rapide et c’est pourquoi « l’ennemi » a réussi à s’infiltrer sans que nous le sachions.

Nous facilitons ainsi l’identification des personnages, comme dans les histoires, les bons (nous) et les méchants (le monstre Coronavirus) et la situation dans laquelle les bons et les méchants sont confrontés comme toujours. Toutes les histoires illustrent cette opposition.

De là, l’attention de l’enfant se déplace vers certaines figures dans le camp du bien : les personnes âgées. On explique que ce monstre préfère s’attaquer aux personnes âgées, comme les grands-parents ou les oncles et tantes âgés, car ils sont plus fragiles que les enfants. Si les jeunes sont infectés par le Coronavirus, ils ne subiront pas de conséquences graves. D’autre part, sans le savoir, les jeunes peuvent transmettre la méchante maladie aux personnes âgées, c’est pourquoi il ne faut pas actuellement fréquenter les grands-parents.

Les générations actuelles sont beaucoup plus informées que les précédentes, et de nombreux enfants savent, en gros, comment fonctionne le corps humain, ses capacités et ses faiblesses. Les dessins animés éducatifs enseignent mieux que de longues explications et certains enfants préfèrent une approche plus scientifique, même si elle est anthropomorphisée avec les bons et les méchants.

Ils savent ce qu’est un virus, ses effets dans l’organisme et comment le vaincre. Il n’est donc pas nécessaire de leur expliquer, il suffit de se connecter à ce qu’ils savent et qu’ils représentent ensuite dans leurs jeux. En cette période, certains de ces enfants ressentent le besoin de comprendre en détail plus que métaphoriquement ce qui se passe dans le corps grâce aux dessins animés, aux livres ou aux histoires.

 

La représentation graphique

La représentation graphique du virus navigue sur Internet et sur les écrans de télévision. Nous avons tous la même vision d’une balle avec des excroissances comme des pics tout autour. Dans de nombreux dessins d’enfants, on retrouve la même image avec des variantes : des yeux, des cornes, une bouche avec des dents, parfois avec des mains tenant une fourche… ce que l’imagination de l’enfant est capable de transmettre et qui représente pour lui un être maléfique, en un mot le monstre.

Nous savons que le langage de l’enfant est basé sur une représentation imaginaire et c’est la raison pour laquelle nous trouvons dans les dessins d’enfants sur le Coronavirus plus ou moins les mêmes types de reproduction de ce qui est considéré comme « le monstre ». Le monstre fait partie des légendes et des contes pour enfants. C’est la lutte éternelle entre le bien et le mal. Le Coronavirus dont ils entendent parler est bien sûr maléfique. Dans son imagination, l’enfant l’associe au méchant qui emprisonne la princesse dans le château, et à tous les êtres cruels, hommes et femmes, qui peuplent les histoires de l’enfance.

Qu’un enfant représente le virus comme un monstre est parfaitement normal et logique. Que fait-on contre un monstre ? On se défend et on défend les personnes que l’on aime. Il devient alors plus facile d’ouvrir un dialogue avec votre enfant sur ce sujet en utilisant la technique de la demande : si tu étais un super-héros qui doit se battre contre le monstre, que ferais-tu ? Que penses-tu que nous pouvons faire contre le monstre ? Pour l’enfant, il est clair que le bien gagne toujours contre le mal, que le monstre perdra, sera emprisonné, puni, mis à la porte.

Il est alors utile de lui faire comprendre que se laver les mains et suivre toutes les bonnes recommandations qui nous sont faites à tous, sont les armes des super-héros pour vaincre le monstre. Le petit se sent alors engagé, faire partie intégrante de sa meute et prêt à faire sa part, avec les siens. La notion d’appartenance l’aidera à mieux vivre cette épreuve imprévue sur le chemin de son évolution. Comme le colibri qui porte la goutte d’eau dans son bec pour aider à éteindre le feu, il va se sentir investi d’une mission.

Si certaines personnes que l’enfant connaît et peut identifier, ne respectent pas les consignes de sécurité, ne suivent pas les conseils, il comprendra qu’elles « n’obéissent pas ». Le concept d’obéissance lui est familier. Il peut être utile et sympathique de laisser l’enfant intervenir pour faire appliquer les règles. Si l’adulte, avec douceur, a su impliquer son enfant dans la mise en sécurité de la famille, le petit comprendra vite qu’il a un rôle à jouer et il aidera aussi les autres à respecter les directives. Les enfants peuvent être très convaincants et suivent leur intuition.

Cependant, il ne faut pas, par nos mots, certaines scènes vues à la télévision ou sur le smartphone, ou la manifestation excessive de nos angoisses, que l’enfant soit effrayé par le monstre Coronavirus. Il doit connaître le danger, comme le dit un enfant dans une vidéo réalisée par son père  » le monstre a des dents et te mord « . L’enfant est conscient du méchant potentiel du monstre et répète sans cesse ses recommandations en levant son petit doigt  » attention « ,  » attention « ,  » attention « .

 

Expliquer la gravité

Si, dans sa famille ou dans son entourage, quelqu’un est infecté ou hospitalisé, peut-être pendant une longue période, ou même mourir des suites de celle-ci, il faudra savoir doser la vérité pour préparer l’enfant à la nouvelle situation. En fonction de l’âge du jeune et de sa réalité, il est important d’expliquer la fragilité des personnes âgées ou de celles qui souffrent déjà de maladie. Elles sont plus faibles dans leur corps et donc plus facilement victimes de l’attaque du monstre Coronavirus.

Toujours en fonction de l’âge, dire qu’il existe de nombreux virus dans le monde, certains chez les animaux, d’autres chez l’humain. Ce virus est connu pour préférer le corps humain et non celui de nos animaux domestiques. Il n’y a aucun danger pour notre chien ou notre chat que nous devons aimer et soigner comme d’habitude, car il fait partie de la famille et nous aide beaucoup en ce moment avec son affection, ses jeux et ses câlins.

Gérer la peur

Avoir peur n’est pas une mauvaise chose. La peur est une émotion fondamentale de protection. Une personne qui n’aurait pas peur se mettrait en danger et mettrait également les autres en péril. La peur permet d’avoir des réactions saines : faire  » attention  » comme le dit l’enfant, éventuellement se cacher, (dans ce cas s’enfermer dans la maison), se défendre, (toutes les mesures qu’on lui a enseignées), défendre les autres aussi (garder une distance de sécurité avec eux pour les protéger). Ainsi, l’enfant comprend les raisons pour lesquelles il ne doit pas voir ses grands-parents pendant cette période, ni les autres personnes qu’il fréquente habituellement.

Être chez soi avec ses parents, c’est être protégé car le foyer est l’identification du nid et les parents sont les piliers de l’édifice, les garants de sa sécurité. Bien sûr, il s’agit d’une famille idéale, réunie sous un même toit, qui est prise ici en considération. Il sera nécessaire d’adapter ce schéma à chaque réalité vécue par les protagonistes.

Combien de temps cela va-t-il durer ?

Aucun d’entre nous ne peut savoir quand la bataille contre le monstre prendra fin. Ce dont nous sommes sûrs, c’est que nous allons gagner ! Plus nous respecterons les consignes de sécurité, plus vite nous vaincrons. Mais il ne faut certainement pas penser résoudre la situation en quelques semaines, il vaut mieux compter que nous en aurons encore pour quelques mois. Cela nous aidera à être plus forts, à passer plus de temps ensemble, à mieux protéger les personnes que nous aimons.

 

Que faire ?

Organisons-nous bien, en gardant un rythme quotidien, en nous levant à la même heure que lorsque nous allions à l’école, en nous endormant à l’heure habituelle, car le sommeil est essentiel pour être fort et résistant. Suivons les cours de l’école, directement ou indirectement, selon les modalités établies avec notre classe et notre âge. Mangeons correctement, prenons le temps de nous amuser, de faire de l’exercice à la maison, de rire, de jouer. Bien sûr, nous savons qu’il n’est pas possible de jouer, de rencontrer ou de recevoir nos camarades de classe, pour éviter de les contaminer ou d’être contaminés. Nous pouvons utiliser la vidéoconférence ou tous les moyens que la technologie nous permet aujourd’hui via Skype, WhatsApp, IPhone ou autres applications…

 

D’ailleurs, quel bonheur de pouvoir passer de beaux moments avec les parents qui ont maintenant du temps pour rester avec les enfants ! Ils participent aux activités de l’après-midi : jeux, activités créatives… Beaucoup de choses qui peuvent être partagées : cuisiner, faire des constructions, raconter des histoires, écrire de la poésie, dessiner, colorier, inventer des récits, faire du théâtre, chanter, jouer d’un instrument…

 

En conclusion

Je dirais qu’il n’y a pas de lignes directrices rassurantes valables pour chaque situation. Le bon sens est à la base de toute explication et de toute relation. En fonction du développement de l’enfant, je suggère de l’impliquer dans la famille et de lui donner un rôle. Lui proposer de contrôler certaines activités, par exemple que Papa, Maman ou les frères et sœurs se lavent bien les mains. Cela renforcera son sens de responsabilité. Sans exagération, aidez-le à identifier sa place dans cette « bataille » contre le monstre, sans angoisse quant à la situation actuelle. Vous pouvez également comparer la bataille avec certains faits historiques qu’il a lus dans ses livres scolaires, le siège du château, l’organisation des braves chevaliers, etc. En utilisant à nouveau la technique de la demande, par exemple : Combien de temps leur a-t-il fallu pour se libérer du siège ? Ont-ils été disciplinés ? Cela aide à comprendre qu’il faut de la patience et l’unité de toutes et tous.

Il y a d’autres moyens qui peuvent être découverts et que chaque noyau familial pourra adapter à lui-même, en accompagnant le petit dans une activité proportionnelle à son degré de compréhension et à ses intérêts. L’enfant doit être rassuré, impliqué pour qu’il puisse vivre la période difficile que nous traversons, non pas tant comme un jeu, mais comme une expérience qui, si elle est bien gérée, aboutira à sa maturation.

Je suis consciente que ce texte ne peut pas traiter tous les problèmes qui se posent actuellement, tant de cas spécifiques, comme le travail maintenu de l’un ou des deux parents, les familles séparées ou monoparentales, les couples en attente de divorce, les personnes à faible revenu, celles avec une personne âgée à charge à la maison, un enfant handicapé, les familles étrangères… Les problèmes sont nombreux. J’espère seulement que ma modeste contribution pourra en aider quelques-uns à vivre un peu mieux les moments souvent dramatiques que nous traversons qui, dans sa durée indéterminée, est une source d’insécurité en plus pour les jeunes comme pour les moins jeunes.

Chacun de nous est appelé à chercher en lui-même les ressources nécessaires pour grandir dans son humanité.

©Amanda Castello

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La Campagne de Padi : un succès grâce à vous !

VICTOIRE ! MERCI  !

La Campagne  » Offrez Padi et l’aventure de la vie à un enfant en difficulté  » est terminée. 

Vous avez été très nombreux à participer et je ne vous remercierai jamais assez pour votre générosité. 

  • Grâce à vous, de nombreux enfants ont désormais le livre  » Padi et l’aventure de la vie  » entre les mains ;
  • Grâce à vous, des services d’oncologie pédiatrique, des hôpitaux pédiatriques, des associations d’accompagnement aux enfants et aux familles, des professionnels de santé de divers disciplines, des psychologues, des assistantes sociales se servent de Padi avec leurs jeunes patients ; 
  • Grâce à vous, des écoles, des bibliothèques peuvent mettre  » Padi et l’aventure de la vie  » à disposition des écoliers, des lycéens et de leurs enseignants ;
  • Grâce à vous, des familles ont enfin Padi comme amie et confidente.

En deux mois et demi (du 20 juillet au 30 septembre) 95 exemplaires de  » Padi et l’aventure de la vie  » ont été achetés au prix coûtant et faits envoyer dans différentes régions de France.

Ci-dessous, je vous ai mis la carte de France avec les départements où vous m’avez signalé avoir fait arriver le livre. Il en manque certainement. C’est si beau de regarder l’Hexagone parsemé du visage de Padi ! Bien sûr, il y a des  » trous « , mais, qui sait, un jour seront-ils comblés…

J’attends les retours des structures et associations qui ont reçu Padi. 

Si vous avez Padi à la maison, envoyez-moi une photo du livre chez vous, avec vos enfants ou quelqu’un des vôtres, famille ou ami/es, y compris vos animaux de compagnie !

Je vous demande une dernière faveur : écrivez un commentaire sur ce livre et publiez-le sur Amazon.

Si vous n’y arrivez pas, envoyez-le moi sur Facebook ou par mail: amanda.castello2010@gmail.com

Tout le monde n’est pas sur Facebook et avant de décider d’acheter un livre, les visiteurs sur Amazon s’informent de l’opinion du public en lisant les commentaires.

Vous avez été magnifiques ! Ce geste de solidarité m’a profondément touchée. Ce sont des situations comme celle-ci, ces partages désintéressés qui nous montrent que l’être humain est capable de grandes choses. Je ne peux que vous exprimer toute ma gratitude.

 

 

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« Oscar et les animaux totems » d’Eugénie RAYNAUD

Aujourd’hui je vais vous présenter une très belle personne
PADI l’aime beaucoup : Eugénie Raynaud

Elle est belle dans tout les sens 

Mais qui est-elle donc ?

Eugénie Raynaud

Il y a dans la vie des expériences absolument imprévues qui viennent modifier les programmes que nous avions conçus. Ce peut-être un clin d’œil du destin, une rencontre, un retard, un accident… tout élément qui se manifeste sur notre parcours et nous fait définitivement changer de route ou, pour le moins, nous poser des questions.

Eugénie a expérimenté une première régression dans les vies antérieures à 17 ans et depuis lors, non seulement elle s’est posée de nombreuses questions, mais elle a cherché des réponses. 

Parallèlement à ses études, qui l’ont conduite sur la route du management d’entreprise mais qui étaient loin de correspondre au désir de son âme, elle s’est intéressée à des techniques et à des méthodes en mesure de lui faire comprendre le message de cette curieuse expérience.

L’Univers sait ce qui est bon pour nous et place sur notre chemin des signes, des personne, des savoirs… Tout est à disposition, mais tout est laissé à notre libre arbitre. Le choix nous appartient. Eugénie l’a compris. Elle a saisi les occasions qui se présentaient et s’est formée à différentes techniques et méthodes thérapeutiques. Après avoir expérimenté sur elle-même et obtenu des bénéfices significatifs, elle a senti qu’elle pouvait devenir un instrument de ce même Univers afin d’apporter aux autres, dit-elle « un mieux-être et surtout une compréhension des problématiques de vie ». Sa Mission de Vie était révélée.

Ses études l’ont conduite à se former comme hypnothérapeute à l’Institut International d’Hypnose Spirituelle – IIHS du Canada et à recouvrir désormais le rôle de superviseur et d’animatrice de formations d’hypnose régressive de l’Institut.

Parmi les différentes méthodes qu’elle utilise d’aujourd’hui, citons l’hypnose spirituelle, l’EFT, le chamanisme, le magnétisme et autres thérapies énergétiques, celles regroupées désormais sous l’appellation globale de soins holistiques.

 

             Padi a adoré  le livre d’Eugénie


Quelques mots sur les animaux totem

 « Au début des temps la sagesse et le savoir appartenaient aux animaux car Tuawa, l’Un d’en Haut, ne s’adressait pas directement aux hommes. Il envoya des animaux pour dire à l’homme qu’Il se montre à travers les animaux, et que l’homme devrait apprendre grâce à eux, aux étoiles, au soleil, à la lune… car Tuawa parle en et à travers tout. »

(Chef Lekatos-Lesa de la Tribu des Pawnees)

 

De tous les temps, le destin de l’être humain et de l’animal est inscrit dans une dynamique complexe. Rapport souvent difficile ou conflictuel, il est pourtant souvent et heureusement source de collaboration, d’aide, de protection, d’amour réciproque.

Les animaux totem sont là pour nous aider. Il faut juste apprendre à communiquer avec eux. Ils nous livrent des messages, des conseils, des enseignements. Ils nous alertent sur des dangers, nous dévoilent des aspects de notre personnalité, nous éclairent sur certains de nos choix à modifier…

Ce sont les animaux totem qui nous choisissent et non pas nous qui les choisissons. Ils peuvent se manifester dans nos rêves, durant la méditation, dans un rêve éveillé, apparaître de plus en plus fréquemment sur des reproductions…  ou aussi être identifiés par un médium ou un maître de sagesse.  

On mentionne généralement les animaux totem comme appartenant à la culture amérindienne. Certes, mais ils se trouvent non seulement chez les Premières Nations du Canada et des États-Unis mais également chez les Mayas et dans toute l’Amérique latine. Ils jouent un rôle important auprès de nombreux peuples en Asie, (le Loup Bleu en Mongolie par exemple).

Des traces de ce rapport de protection entre l’être humain et d’autres créatures sont rapportées dans la tradition orale et écrite des peuples, depuis la nuit des temps. Dans de nombreuses cultures, à la naissance d’un enfant, lors d’un rituel propitiatoire, ce même enfant était (et est encore) placé sous la protection de l’animal totem du clan, puis de celui qui sera son guide et protecteur.  

Parmi les Totems, en plus des animaux, il est important de se rappeler des Esprits de la Nature, (chez les druides il s’agissait d’un arbre totem), des créatures non humaines comme les elfes, les fées, les lutins, les gnomes, les Devas, les Brownies, les Pixies…

Certains auteurs disent que nous avons un ou deux animaux totem guides chargés de nous accompagner durant toute notre vie et que d’autres animaux totem, selon nos difficultés ou nos besoins, se mettent à notre disposition le temps nécessaire à la solution de notre problème. 

Voyageant entre les Dimensions de la Vie, Eugénie Raynaud a découvert le merveilleux monde des animaux totem. Ces animaux totem l’aident dans sa mission. Elle a eu alors l’idée d’écrire un livre pour les enfants afin de leur apprendre à communiquer avec les animaux totem qui les accompagnent dans leur parcours de croissance. Nous savons que l’enfant parle avec « l’ami imaginaire » et si cet ami était son animal totem ?

J’ai lu ce merveilleux livre, « Oscar et les animaux totems », écrit et dessiné par Eugénie Raynaud et je suis restée sous le charme. Michela Salotti, l’illustratrice italienne de « Padi et l’aventure de la vie », a également écrit et illustré un livre sur ce même sujet « Gli animali Totem » qui a été repris par des associations de parents (GenitoriChannel.it) comme un outil pédagogique utile.

« Oscar et les animaux totems » d’Eugénie Raynaud est un voyage poétique et réaliste en même temps. J’y ai rencontré mon animal totem du moment, le Saumon qui « symbolise la connexion à la Source ». Émerveillée, je me suis laissée conduire, laissant ressentir cette lecture à mon enfant intérieur pour mieux la vivre.

Le livre est composé de deux parties. La première est la narration de la découverte d’Oscar. La deuxième est le Vademecum. En mots simples et agrémentées de jolis dessins, les explications répondent aux éventuelles questions de l’enfant.

Et… cerise sur le gâteau, Eugénie a créé une méditation pour les enfants (mais utile aussi pour les Grands) qui facilite l’entrée dans ce monde merveilleux.

 

Une rencontre avec l’auteure.

Quelques questions que j’ai posées à Eugénie

 

A. C. Eugénie, qui sont ces animaux totem ? 

E. R. Au fil des séances de soins chamaniques et d’expériences dans le monde invisible, j’ai eu la chance de rencontrer les présences magnifiques que sont les animaux totems. Issus de la tradition amérindienne, les animaux totems sont des énergies bienveillantes et aidantes qui nous accompagnent au quotidien. Je me suis rapidement passionnée pour ce sujet car outre la sagesse, l’aide et l’efficacité de ces présences, celles-ci nous relient aux éléments de la nature, à des concepts simples mais pourtant essentiels, qui sont souvent oubliés aujourd’hui. 

A. C. Qui sont les animaux totems ? 

E. R. Nous avons tous la chance d’être accompagnés de plusieurs animaux totems. Celui dont on entend parler le plus souvent est l’animal de clan, ou de naissance. C’est l’animal qui nous ressemble le plus. Il est souvent positionné au même endroit que nous, comme si nous ne faisions qu’un. 

A. C. Comment naît ce livre pour les enfants ? 

E. R. C’est dans cette optique que j’ai écrit et dessiné un livre expliquant ce concept aux enfants (et à leurs parents) : Oscar et les animaux totems.
Oscar est un petit garçon qui va s’apercevoir que dans le monde dans lequel nous vivons, des êtres invisibles et amicaux nous entourent et sont toujours prêts à nous aider. L’histoire est suivie d’un carnet pratique pour apprendre à appeler son totem, le reconnaître et interagir avec lui.
Au travers de la découverte des animaux totems, tradition ancestrale mais très vivante, les enfants et leurs parents vont trouver une autre manière d’aborder la vie, colorée de magie et de joie. 

A. C. Comment faire pour se procurer Oscar et les animaux totems ?

 E. R. Si vous souhaitez acheter ce livre, envoyez-moi un message sur le formulaire de la page Contact de mon site. Le paiement s’effectue par Paypal, virement ou par chèque. Pour chaque livre commandé, je propose d’identifier 1 animal totem, par exemple celui accompagnant l’enfant qui recevra le livre. 

A.C. Quel est le but de la méditation créée à la suite de ce livre ? 

E. R. Pour accompagner les petits et les grands dans cette belle découverte, j’ai créé une méditation pour aller à la rencontre de son animal totem. Accessible dès 5 ans, cette méditation guidée de 10 minutes permet de retrouver un état de tranquillité propice à la rencontre de son animal totem. Elle peut-être faite en accompagnement de l’histoire ou indépendamment, comme une première approche vers cet univers. 

Format A5 – 56 pages couleur – Couverture cartonnée
Prix : 17€ (+ 5€ de frais d’envoi)

Le lien à la méditation : https://youtu.be/RFuARwTKEBY

Le lien au site d’Eugénie Raynaud où, à la rubrique CONTACT se trouve le module pour commander le livre : http://eugenieraynaud.com/index.html

 

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Une grande dame de l’accompagnement en fin de vie et des soins palliatifs vient de nous quitter…

Tous les professionnels et les bénévoles connaissent son nom, Chantal CATANT. Nous tous qui travaillons ou militons dans ce domaine savons combien nous lui devons…

J’avais parlé avec Chantal il y a une dizaine de jours et elle m’avait dit comme elle se sentait très fatiguée.
Elle se plaignait de douleurs d’arthrose difficilement contrôlables. Cela la dérangeait particulièrement pour pouvoir lire Le Monde diplomatique qui était écrit beaucoup trop petit, disait-elle en souriant ! Même ainsi elle n’a jamais perdu son intérêt pour tout ce qui se passait autour d’elle.

Elle avait toujours ce même esprit que nous lui connaissions : ne pas vouloir déranger les autres, s’indignant contre l’injustice, contre les décisions du gouvernement refusant d’aider les migrants, etc.

Elle a été pour moi une très grande amie et m’a beaucoup appris. Je l’ai rencontrée à Paris en 1996, juste après la mort de mon mari. Elle était à l’époque présidente de Jalmalv. J’avais décidé de créer l’Association de bénévolat, qui porte le nom de mon époux, aujourd’hui reconnue d’utilité publique en Italie et d’organiser un congrès international sur les soins palliatifs, l’accompagnement et le rôle des bénévoles. Elle a adhéré immédiatement et m’a aidée à inviter les intervenants, médecins, infirmiers, psychologues, bénévoles… Notre collaboration s’est poursuivie au fil des années. Croyant fermement à une culture latine des soins palliatifs, j’ai organisé avec son aide des délégations de professionnels de santé italiens pour créer des échanges d’expériences entre les deux pays. Puis j’ai fait venir en Italie des professionnels français. Que d’expériences, de congrès de la SFAP ou de JALMALV auxquels nous nous sommes retrouvées…

 

Italie: le Dr Jean Michel Lassaunière, Amanda Castello, Chantal Catant, la représentante de Jeanne Garnier, Martine Nectoux, la soeur médecin responsable de l’hospicePiccole Figlie de Parme

 

Quand j’ai appris le terrible accident de la route dont elle avait été victime et où est mort son mari, j’ai pris le premier avion pour aller la retrouver. Entre la vie et la mort en réanimation pendant longtemps, elle a lutté durement et a gagné cette autre bataille. Femme d’une vaste culture, infatigable et combative, elle a maintenu son engagement pour le développement des soins palliatifs.

 

 

Récemment, la mort de son fils des suites d’une grave maladie l’avait profondément affectée, mais encore une fois elle s’était relevée. « Vieillir est un art » me disait-elle. Chevalier de la Légion d’Honneur, en reconnaissance de son activité pour les soins palliatifs en France, Chantal n’en faisait jamais état tant était grande sa modestie.

Nous avions chaque fois de profondes conversations, aussi bien politiques que philosophiques, que ce soit par téléphone ou quand je lui rendais visite chez elle. Elle ne manquait jamais de m’offrir la coupe de champagne qui était devenue entre nous un rituel. Elle adorait cuisiner les produits naturels qu’elle se procurait auprès de son Amap. Je l’avais convaincue, non sans mal, que c’était très sympathique de manger sur la table de la cuisine et on riait comme deux collégiennes en train de pique-niquer.

 

 

Elle avait préfacé mon livre « Un Alien nommé Docteur Crabe » en l’an 2000 et elle est restée à mes côtés, ange gardien se préoccupant de ma santé, de mon activité, de notre association dont elle était membre.

Elle va nous manquer. Mais je sais que là où elle est, elle est bien. Jacques son mari et Jean-Pierre, son fils, sont certainement venus l’accueillir.

Amanda Castello

 

La cérémonie se tiendra Mercredi 4 Juillet à 15 heures
en l’Eglise du Christ Ressucité de Bondy
avenue Suzanne Buisson. Bondy (Seine Saint Denis)

 

 

Quelques notes biographiques

Cadre infirmier, pionnière du mouvement des accompagnements de bénévoles, Chantal Catant a été l’un des fondateurs du mouvement des soins palliatifs en France. Elle a participé à la création de la Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs (SFAP) et de l’Association JALMALV et a été la présidente de la section JALMALV Île-de-France, puis membre dirigeant de l’Association Vivre son Deuil et Vice-présidente de la Fédération JALMALV. Elle était responsable de la commission « bénévolat » à la Fédération.

Pour sa longue activité dédiée à l’assistance et à l’accompagnement du malade en fin de vie et à la promotion des soins palliatifs, Chantal Catant a reçu en mai 2000, la Légion d’Honneur et quelques années plus tard a été faite Chevalier.

Nombreux sont ses articles, interviews, formations au long de plus de 50 ans d’activités professionnelles et sociales. La revue Le Lien N° 76 de janvier 2016 de JALMALV-Nantes a publié son intervention sur le rôle du bénévole d’accompagnement.

À côté de son activité en soins palliatifs et accompagnement, toujours en quête d’amélioration de la santé et de la qualité de la vie, elle s’était dédiée depuis plusieurs années aux AMAP (Associations Pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, « avec un partenariat de proximité entre un groupe de consommateurs et des fermes locales, dans le but de développer une agriculture respectueuse de l’environnement, durable et de proximité »).

Chantal Catant était membre de l’Association Paulo Parra pour la Recherche sur la Fin de vie – A.R.T. fondée par Amanda Castello.

 

 

Amanda Castello, Chantal Catant, René Niffeler, Hanny Niffeler, Chiara Marenghi, Martine Nectoux

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Le deuil, l’affronter pour renaître

 J’ai été invitée par la Société WeeLearn à proposer ma formation sur le Deuil avec une série de vidéos.

Ce  cours «  Le deuil, l’affronter pour renaître » est celui que je tiens depuis des années dans les structures hospitalières, maisons de repos, pour les associations de bénévoles d’accompagnement et lors de mes conférences.

Il reçoit aujourd’hui, avec WeeLearn, une nouvelle opportunité de toucher d’avantage de personnes en situation de souffrance.

 

 

Cette formation s’adresse aux opérateurs (médecins, infirmiers, psychologues, assistantes sociales, aides-soignants…), aux bénévoles, aux enseignants et à toute personne en deuil ou qui sait devoir affronter cette épreuve  prochainement. Il peut aussi être un élément de réflexion individuelle pour approfondir ce délicat sujet.

(Ce cours est disponible sur la Plateforme de WeeLearn. Vous ne pouvez pas l’obtenir ici car j’en suis l’auteure mais non la marchande !)

La formation, très complète, dure plus de 4 heures mais elle est subdivisée en courts chapitres avec des exercices et permet de la faire à son rythme.

Chapitre 1 : Réflexions sur la mort et le mourir
Chapitre 2 : Comprendre le deuil
Chapitre 3 : Quels sont les facteurs qui influencent le deuil ?
Chapitre 4 : Nos cinq sens et le deuil
Chapitre 5 : Le corps parle : émotions et conséquences
Chapitre 6 : Les phases du deuil
Chapitre 7 : Les conséquences possibles du deuil
Chapitre 8 : Le deuil chronique ou pathologique
Chapitre 9 : Les mots et les comportements qui font mal et à éviter
Chapitre 10 : Conclusion : l’acceptation
Chapitre 11 : Le sac à outils

Vous trouverez à la fin une bibliographie et d’autres outils.

 

 

Peut-être même croyez-vous que votre vie est finie, qu’elle n’a plus de sens. Vous n’avez sans doute plus envie de parler avec les gens autour de vous. Vous refusez les invitations parce que vous pensez que les autres le font juste par pitié. Vous ne les croyez pas sincères et cela vous met en colère.

 

Ce cours peut vous aider

 

Peut-être percevez-vous une envie de  » sauter à la gorge  » de ceux qui vous demandent : comment ça va ? Vous vous sentez probablement coupable, mais vous ne savez pas comme faire autrement. Il vous arrive parfois de passer sans raison apparente d’une crise de pleurs à une crise de colère ou de rire ? Etes-vous triste ou déprimé/e ? Plus rien ne vous intéresse, vous vous sentez apathique, sans énergie… En lisant mes mots, vous avez l’impression que je lis en vous, Enfin quelqu’un qui me comprend, songez vous, et vous commencez à vous rendre compte que je peux vous aider.

 

Et si je vous expliquais comme sortir du tunnel ? Comment faire pour que votre vie retrouve un sens ? Comment apprendre de nouveau à s’accepter,  à prendre soin de soi, à s’aimer ?

 

Ce cours vous explique en mots clairs et simples :

-Qu’est-ce qu’un deuil.
-Ce qui se passe dans votre tête, dans votre cœur, dans votre corps
-Comment faire pour vivre au mieux sous la tempête qui vient de vous investir
-Comment vous en sortir sans séquelles et transformer cette expérience douloureuse en une occasion de croissance personnelle.

 

Ce cours peut vous aider parce qu’il utilise des techniques simples, mais efficaces. Ces techniques sont fondées sur des méthodes expérimentées et confirmées par les plus grandes écoles de prise en charge de la personne en souffrance. Avec ce cours qui a déjà fait ses preuves, vous êtes en train d’apprendre ces techniques rapidement
et en mesure de les appliquer avec profit :

* pour vous libérer définitivement de vos sentiments de culpabilité

* pour une correcte gestion de vos émotions

* pour améliorer votre santé

* pour obtenir une bonne qualité de vie

* pour développer une communication harmonieuse avec vos proches

* pour construire une relation sans conflits sur votre lieu de travail

* pour devenir une personne nouvelle : celle que vous avez le droit d’être !

 

Les techniques qui vont devenir les vôtres, s’inspirent à la sagesse de grands penseurs de l’Humanité qui ont dédié leur vie à améliorer celle des autres : Emile Coué, Ursula Markham, Michel Hanus, Marie de Hennezel, Elisabeth Kübler-Ross, Jean Monbourquette, Deepak Chopra, Carl Simonton, Gary Craig et tant d’autres… Vous aussi, vous pouvez apprendre l’essentiel de ces techniques.

Il n’est pas besoin d’avoir fait de longues études ou d’être licencié en psychologie. N’importe qui peut apprendre. Même les plus jeunes. Le bien-être est à portée de main. Des techniques naturelles et faciles pour aller mieux. Je vous  ferai découvrir, grâce à quelques exercices élémentaires, comment atteindre un état de paix et d’équilibre.

Un rêve ? Non. Une réalité. Je vous aiderai grâce à mes vidéos que vous pourrez faire confortablement à la maison. Vous serez surpris/e de constater les progrès accomplis.

 

Je connais votre souffrance, parce qu’elle a été la mienne. Je vous attends.


À bientôt

 

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Un projet pilote « la compréhension de la douleur chez les enfants et les adolescents »

Il y a quelques années, en Italie, l’Association A.R.T. que j’ai fondée après la mort de mon mari des suites d’un cancer généralisé, a promu un projet pilote en créant une règle pour mesurer la douleur. Cette règle s’appelle « Règle Padi-A.R.T. pour mesurer la douleur ». Son nom a été déposé.

 

 

Quel était le but de cette recherche ?

Le thème de la douleur est beaucoup plus fréquent chez les enfants et les adolescents que nous ne le croyons. Par expérience directe, ou à cause du vécu de personnes qu’ils aiment, les jeunes se posent de nombreuses questions sur le sens de la douleur, son inéluctabilité et les moyens de la combattre.

Travaillant en soins palliatifs et accompagnement à la fin de la vie, j’ai donc entendu cette demande et me suis intéressée quant à la façon de l’aborder. J’ai utilisé différents instruments pour aider les jeunes à exprimer leurs doutes, leurs questionnements, leurs peurs. Le but était aussi de donner des outils pédagogiques aux adultes – famille, enseignants – afin d’affronter le problème de la douleur sans jamais l’éviter ou la banaliser.

Le livre « Padi et l’aventure de la vie », que désormais vous connaissez bien, en fait partie. Mais aujourd’hui je veux vous dire quelques mots sur cette règle que j’ai créée pour mesurer la douleur. C’est un instrument extrêmement utile. Je vous ai raconté une anecdote sur l’utilisation de cette règle par un enfant dans la vidéo que vous avez peut-être déjà vu sur Facebook et que vous trouvez ici à la fin de cet article.

 

Francesca, notre formatrice-bénévole explique le fonctionnement de la règle
dans une classe mixte de jeunes de 12/13 ans

 

Hypothèses de recherche

 Nous savons que la douleur est perçue différemment car empreinte d’une grande partie subjective mais qu’il est possible de la mesurer avec les instruments adéquats. Partout, l’attention au phénomène de la douleur se développe avec, en parallèle, des études pour trouver des solutions à ce grave problème. Malheureusement, il manque une réelle prise de conscience et une connaissance de la douleur, encore trop souvent banalisée ou même ignorée.

Peut-on améliorer la propre prise de conscience du phénomène douleur ? Est-il possible de donner une valeur concrète et numérique en mesure de définir une correcte perception de la douleur ? Mesurer la douleur et la tenir contrôlée permettrait-il de ne plus la sous-évaluer ? Sensibiliser les enfants et les adolescents peut-il être un facteur utile de prise de conscience et de développement de notre société vers une compréhension de ce phénomène afin d’atteindre de meilleurs résultats dans la lutte contre la douleur inutile, comme l’a définie l’OMS – Organisation Mondiale de la Santé ?

 

 

Voici quelles ont été les hypothèses à la base de la recherche que j’ai créée pour l’Association Paulo Parra pour la Recherche sur la Fin de Vie et les instruments utilisés.

La Grille Padi-A.R.T. a été proposée aux élèves d’une classe qui revêtait le rôle d’échantillon-témoin de cette recherche et la Règle Padi-A.R.T. pour mesurer la douleur.

Le monitorage a duré quatre semaines pendant lesquelles les enseignants ont aidé leurs élèves à comprendre et à remplir cette grille.

Chaque case (une par jour) avait comme but de signaler le niveau de douleur perçue (l’indication était fournie par un chiffre). Par exemple : lundi, au premier contrôle (à 8h30 du matin), ma douleur est forte. La valeur numérique indiquée : 7,8. L’après-midi (à 17h), ma douleur est intense : 9.5. et ainsi de suite. Le contrôle s’est fait sur cinq jours (du lundi au vendredi) et a impliqué plusieurs classes.

À la fin de la période les enseignants ont répondu à quelques questions qui nous ont permis de comprendre si l’utilisation continue et méthodique de la règle avec leurs élèves les avait aidés à :

  1. Améliorer la perception de la douleur individuelle, en contribuant ainsi à avoir une plus grande conscience de la subjectivité de la douleur.
  2. Contribuer à porter une plus grande attention à la douleur de l’autre.
  3. Améliorer la communication de la perception douloureuse avec les proches.
  4. Améliorer la communication de la perception douloureuse avec le propre médecin de famille.
  5. Vérifier les effets éventuels sur le traitement de la douleur en objet.
  6. Permettre un rapport plus naturel avec la douleur.
  7. Favoriser une plus grande écoute et une plus grande conscience de la douleur, en contribuant ainsi à une transformation culturelle de la société à partir des plus jeunes.

Avec des enfants de 6/7 ans dans une école de Pavie.
Nous avons fabriqué des marionnettes qui se servaient de la Règle,
puis les enfants s’y sont mis à leur tour

 

Conclusions

Sans détailler ici les résultats de cette recherche, il me semble important de signaler aux familles, enseignants ou aux personnes intéressées par ce sujet l’intérêt des jeunes pour cette recherche.

L’expérience a constaté que les enfants, dans ce cas de 8 à 14 ans, ont parfaitement réagi à la proposition et ont participé avec sérieux et responsabilité à cette expérience. De plus, un effet positif sur eux-mêmes et à l’intérieur du cadre familial a été observé. Ils se sont démontré beaucoup plus à l’écoute de la souffrance de leurs proches et en particulier aux manifestations de douleur.

Celle-ci n’était plus considérée comme « un mauvais coup du sort », une « punition » ou un « phénomène lié au hasard »,  « incompréhensible et impossible à prévenir et à gérer », comme ils l’avaient décrite au début de la recherche,  mais comme une situation à observer, comprendre, analyser, verbaliser, transmettre à l’autorité compétente et à accompagner pour enfin « trouver une solution qui probablement existe ».

Les jeunes ne sont pas indifférents et si nous sommes capables de les impliquer dans cet aspect spécifique de la lutte contre la douleur, il est probable que demain notre société entière sera beaucoup plus attentive à ce sujet et sera donc en mesure de faire de gros progrès pour éradiquer la douleur inutile.

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Le Booktrailer de Padi et L’Aventure de la Vie

La vie est une aventure, avec des moments beaux et tristes. Les pertes en font partie et, avec l’aide de Padi et de ses amis, le jeune lecteur peut les transformer en une occasion de croissance personnelle. Un livre interactif pour comprendre, affronter et gérer les phases du cycle de la vie.

 

 

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Journée de la mémoire de l’holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité : « Le Cercle des Âmes »

 “ Le bourreau tue toujours deux fois,
la seconde fois par l’oubli “ Elie Wiesel

 

Un hommage à tous les bébés, enfants et adolescents torturés, manipulés, objets d’expérimentations barbares, assassinés, victimes de la folie délirante.

 

Le Cercle des Âmes

Le Cercle des Âmes

©Amanda Castello

Cette nouvelle est extraite du livre

Les Amours Impossibles des Femmes qui ont changé le Monde.
Au fond de chaque âme sommeille un destin mystérieux…

 

Ni le tintement de deux goutes de rosée glissant sur un soupire, ni la fragrance de mille fleurs en extase réussit à troubler la réunion en cours. Quelques groupes sont clairement constitués. À première vue, ils semblent subdivisés par âge. Disposés en cercle, les participants sont concentrés sur un orateur qui se déplace au centre de l’assemblée.

Il s’approche de certains avec légèreté, tourne sur lui-même pour s’adresser, ensuite, à la partie opposée. Ses mouvements sont rapides et légers mais, en même temps, très intenses. Malgré le sérieux de l’argument, le ton de sa voix reste calme et son attitude contrôlée. Chaque fois qu’un des présents désire prendre la parole, une lumière dorée étincelle au-dessus de sa tête, puis cette même luminosité s’élargit, en se répandant sur chacun des membres pour en favoriser la communication. Naît ainsi le mouvement sinueux d’une vague merveilleusement changeante, éclaboussée de perles d’or pur qui éclatent dans un extraordinaire feu d’artifice.

–     De quelle façon vous faire comprendre la puissance d’un tel rassemblement ? Comment vous décrire avec des mots humains le spectacle grandiose auquel je veux vous inviter ? Comment traduire dans le langage de vos cinq sens une réalité qui appartient à la dimension du Divin ? Je suis une âme très ancienne et ma mission est de faciliter la compréhension entre les mondes, le vôtre, celui des êtres humains et le nôtre, celui des âmes. Même si vous oubliez souvent notre existence, nous sommes très attentifs à vos besoins, nous observons vos efforts, nous tentons de vous soutenir dans les moments difficiles et nous nous réjouissons de vos instants heureux. Mais, puisque nous en sommes aux confidences, laissez-moi vous le dire… nous sommes très préoccupés par votre incapacité à gérer la planète qui vous a été confiée et pour le danger que vous êtes en train de lui faire courir. Quelqu’un, peut-être, peut vous aider. Venez avec moi dans l’Olam Haba1 et observez, non pas avec vos yeux, mais avec votre cœur.

 

— Je sais que beaucoup prêtent oreille aux forces obscures qui distillent en eux égoïsme, envie et soif de pouvoir.

L’âme au centre du Cercle des Âmes irradie une lumière opaque chaque fois qu’elle se voit contrainte à se rappeler les souffrances qui dérivent de tels comportements.

— Ils empoisonnent l’air, les mers, les fleuves et la terre, ils ignorent les changements climatiques, banalisent les catastrophes naturelles toujours plus fréquentes. La faim se propage, l’eau se fait rare et les maladies augmentent…

— Et les guerres ! interrompt une âme du groupe des anciens, les guerres sont partout ! Ils ne comprennent pas ! Ils n’ont rien appris des horreurs du passé.

Sur la tête de cette dernière s’entrechoquent des lueurs sombres, qui vont du brun à l’indigo, du rouge pourpre au gris sombre. Vite, les sœurs voisines se pressent autour de l’âme souffrante et soufflent sur elle une énergie d’amour pur.

— Calme, Shula.

Rachel et Deborah l’enveloppent dans de vastes drapés de lumière cristalline. Mais comment soulager tant de douleur gravée au feu dans l’essence même de la particule divine dont elle est façonnée ? Même dans l’Olam Haba où séjournent les âmes en attente de s’incarner ou qui se reprennent après de lourdes incarnations, comme dans ce cas, on ne perd pas la mémoire de son vécu. Shula, Rachel et Deborah sont entrées ensemble dans la chambre à gaz, à Auschwitz. Shula conserve encore le souvenir du regard plein de larmes de sa fille Rebecca, les lèvres serrées sur un cri de révolte silencieuse, les poings fermés de colère et d’impuissance, le menton dressé au ciel dans un hurlement muet : Shema Israel ! Ecoute Israël ! L’angoisse pèse sur le Cercle des Âmes. Certaines s’approchent de Shula déployant amour, tendresse et pardon. Le temps n’adoucit rien. Il transforme, démasque, focalise, mais il n’efface pas. Des réminiscences affluent jusqu’à submerger Shula tremblante au milieu de luminescences exsangues.

— Vite ! Vite ! Aidez-la ! crie une très jeune âme.

Elle n’est encore jamais descendue sur terre et ce qu’elle voit l’horrifie. Elle craint que l’âme épuisée ne s’éteigne complètement. Sa luminosité diminue brusquement. Elle est presque transparente. Elle sait bien qu’elle est immortelle, mais son tourment est palpable et la benjamine a peur. Elle ne veut plus aller sur cette planète. Elle la terrifie. Qu’auront-ils fait à Shula dont elle ignore tout de son existence précédente pour qu’elle soit réduite ainsi à l’évocation de sa propre vie ?

 

Journée de la mémoire

 

Pendant qu’une foule d’âmes se serre dans une chaîne d’énergie autour d’elle, Shula revit l’aube livide de ce 17 août 1944. Il savait, ils savaient tous… cela devait arriver… mais peut-être pas tous… parmi les Hongrois il y avait aussi de braves gens… ils n’auraient pas permis ça. Elle avait été prise, avec ses filles Rachel et Deborah, dans la rafle de Budapest, en août 44… Les hurlements, les coups, la tentative désespérée de protéger les enfants… les parents séparés, les amis dispersés, entassés comme des bêtes… et puis, la trahison… même pas vendus… les Hongrois les avaient livrés aux Allemands… Le train, ce train qui filait dans le néant et vers le néant, dans l’indifférence des témoins… la saleté, les odeurs, les larmes, les gémissements des petits… O Avinu Malkenu, Notre Père, notre Roi, je T’en supplie, fais que ce soit une erreur, un mauvais rêve ! Les prières, les litanies des vieux, les évanouissements, la mort silencieuse des plus faibles… l’arrivée de nuit au champ… Auschwitz et là…

 

Toutes les âmes se serrent dans un cercle. Au centre, Shula, pelotonnée sur elle-même. Ses filles l’embrassent et la bercent en lui chuchotant une vieille mélodie russe. Les âmes soufflent sur elle une pluie d’étoiles. Peu à peu, une bulle lumineuse chargée d’énergie spirituelle enlace la mère et ses filles.

 

Et là, elle l’avait vue… c’était elle ! Sa fille, la majeure dont elle ne savait plus rien depuis le jour où elle avait rejoint les partisans ! Merci mon Dieu, Todah Adonai !2 Rebecca, mon amour, c’est vraiment toi ?… En cachette, entre les mailles des barbelés, elles s’étaient murmuré quelques mots… des nouvelles fragmentaires des uns et des autres. Ainsi Shula avait appris l’arrestation de sa fille à Prague, au début 44 et son arrivée ici, à Auschwitz, après être passée par le camp de Terezin,3 en Mars 44. Elle avait su avec certitude ce que son intuition lui avait déjà suggéré… ce qui allait arriver… à elle, à eux, à tous, le plan d’extermination totale… ils savaient… tous savaient…

 

Non, mon  enfant, je te l’interdis ! Tu ne nous connais pas. Tu as compris ? Tu dois vivre ! Pour nous, pour toi, pour nos Pères, pour Sion ! Tu dois survivre et aller à Sion !

Les larmes glissent sur les joues émaciées, mais ne trahissent aucune faiblesse.

N’oublies jamais qui tu es ! En toi et en tous ceux qui comme toi survivront, nous déposons notre héritage : tu es notre peuple et par toi nous vivrons et nous atteindrons la Terre Promise.

 

Le travail des âmes s’intensifie. Leur souffle remplit la bulle de pure énergie d’amour qui se soulève lentement. Il en faut beaucoup pour contraster le supplice qui arrache l’âme de Shula à coups de dents.

Ecoute-moi, ma fille adorée, je te supplie et je t’ordonne une dernière chose : je t’interdis de me regarder lorsque j’entrerai nue dans la chambre à gaz ! Ljubjyu tebja !4 Je t’aime !

 

La voix des âmes s’écoule comme une cascade de notes, semblable à un mantra. Elles s’unissent et se confondent.

Rebecca a maintenu la promesse. Quand elle a tourné la tête, ce sont les yeux de sa sœur Rachel qu’elle a croisés. La jeune fille lui a souri et a crié avec les autres :

« Aujourd’hui esclaves en terre étrangère, l’an prochain libres à Jérusalem ! »5

Fière comme sa mère, du haut de ses 16 printemps fauchés avant même de pouvoir fleurir, elle tenait par la main la petite Deborah. Même à seulement 12 ans, on comprend bien que ce n’est pas un jeu…

 Auschwitz

 

Des prières, litanies, invocations, chants de toutes les cultures ont rempli la bulle suspendue au-dessus des âmes qui tendent vers elle leurs mains frémissantes d’énergie. Elle brille et émane une lumière éblouissante. Progressivement, les formes recroquevillées se redressent pendant que la bulle se dissout dans l’éther environnant.

Tous veulent embrasser Shula et ses filles. Missak est le premier à serrer Shula contre lui. Missak Manouchian6 et son compagnon italien Rino del Negro. Ils ne sont pas finis dans un camp d’extermination, ils n’étaient pas juifs. Partisans, communistes et Rom, un mélange inacceptable et à détruire sans pitié pour les nazis. Manouchian et son groupe furent fusillés au Mont Valérien7, à Paris.

–     Dans l’Olam Haba, des scènes comme celle-ci arrivent souvent. Croyez-vous que le Pardes8 ou l’Éden, si vous préférez l’appeler ainsi, soit le lieu du repos éternel ? Vous avez probablement un concept de Paradis construit sur les fables de votre enfance, mes chers amis !

Olam Haba signifie le monde qui viendra. Le repos, si jamais, vous en jouirez à la fin des temps, lorsque votre âme aura enfin atteint la pureté absolue. Pour l’instant, il me semble que vous avez encore du chemin à parcourir. Une incarnation est une entreprise sérieuse, qui se prépare avec soin. Pour employer une image que vous connaissez bien, cela ressemble à la gestation et à l’accouchement, mais le travail est bien plus complexe et a besoin de temps. Pas votre temps, mais la dimension de l’infini, le non-temps, le temps extensible, le temps relatif comme l’a parfaitement compris le vieil Albert. Oh, je vois que vous regardez autour de vous. Ne le cherchez pas ici. Il est redescendu et, si je peux vous faire une confidence, je crois qu’il regrette déjà notre Cercle des Âmes. Il est encore une petite fille, mais il promet ! À un an, Tiky, ainsi s’appelle aujourd’hui Albert, s’exprime déjà en sept langues : hébreu, russe, espagnol, anglais, yiddish9, arabe et elle montre des prédispositions pour le chinois ! Je vous vois surpris et douteux, mes amis, mais c’est ainsi, une incarnation ne suit pas de règles génétiques, raciales, culturelles, religieuses ou sexuelles.

Quand elle revient ici, l’âme élabore un bilan. Elle évalue ce qu’elle a accompli de son plan originel et ce qui lui reste à compléter. Elle se confronte avec le Conseil du Cercle des Âmes, elle réfléchit, elle rencontre ou retrouve des âmes qui appartiennent à son groupe, elle peut choisir de rester avec celles qui lui sont le plus proches ou qu’elle aime et ce sans limite de temps. Les âmes échangent des expériences, des opinions, s’assistent, peuvent demander un soutien aux plus anciennes qui revêtent le ministère de précepteurs et de maîtres spirituels. Ainsi elles poursuivent leur parcours de croissance. Lorsqu’une âme se sent prête, elle soumet sa demande au Conseil. À lui revient d’apprécier le chemin parcouru, le projet, le choix des parents, l’évaluation des difficultés que l’âme encourra durant son voyage humain, les corrections de route à prendre en considération, les arriérés de l’incarnation précédente à compenser et tant d’autres détails.

Que pensiez-vous ? Qu’un spermatozoïde rencontrait fortuitement un bel ovule et que le miracle, fruit d’un candide hasard, était ainsi accompli ? Je ne sais s’il s’agit d’ignorance ou d’ingénuité, à moins que ce ne soit à mettre sur le compte d’une certaine dose de paresse intellectuelle de votre part à approfondir certains concepts. Peut-être que désormais, vous regarderez votre mère et votre père avec des yeux différents et que vous vous demanderez, j’espère, avec un peu plus de jugement, ce que vous êtes venu faire sur cette terre ! Il est temps de vous rendre compte que nous sommes tous coresponsables du lieu où il nous est donné de vivre. À chaque incarnation vous avez en vous la possibilité de construire, de détruire ou de vous laisser passivement porter par les évènements. La vie fonctionne comme l’école : celui qui n’étudie pas doit répéter l’année !

Êtes-vous prêts à suivre la réunion du Conseil ? Elle reprend maintenant. Une âme a décidé de descendre sur la terre et a choisi une région du globe particulièrement chaude. Il y a quelque chose de très intéressant que je veux partager avec vous, mais n’oubliez pas de regarder avec votre cœur.

L’assemblée est de nouveau attentive. L’âme qui dirige la rencontre a repris son discours et, dans un agréable crépitement d’étincelles, la vague sinueuse se déplace comme une caresse sur les participants. Une sensation de ravissement et d’harmonie revêt le lieu.

— Mes très chères, nous sommes réunies pour accueillir un plan d’incarnation particulièrement intéressant. Je dirais presque… osé. Vous vous rappelez certainement que le Conseil a déjà donné son consentement au choix des respectives familles des trois âmes sur le point de naître. Comme de coutume, trois de nos sœurs se sont présentées ici à des intervalles réguliers, au cours des derniers neuf mois, en temps terrestre. Ensemble, nous avons construit le projet karmique. La proposition naît de l’une d’elle et je dois avouer que ce projet est autant ambitieux que généreux. Si elles réussissent à rester unies, à ne pas se perdre, à résister aux forces du mal aux aguets et à toutes les tentations et pièges que nous connaissons bien, elles seront en mesure d’arrêter la spirale destructive dans laquelle cette partie du monde se consume.

Un long soupire d’espoir soulève pendant un instant les membres du Conseil du petit nuage de béatitude sur lequel ils sont installés. Un groupe approuve avec bienveillance et, au degré de luminescence qu’il émet, se devine l’intensité de l’auspice. Shula et ses filles en font partie.

— La naissance est imminente.

L’âme se tait un instant. L’intention est tellement grandiose qu’elle hésite à la formuler. L’assemblée est parcourue d’un frémissement de curiosité teintée d’appréhension.

— La première naîtra dans quelques jours à Jérusalem Ouest10, l’autre successivement à Jérusalem Est et la troisième, peu après, dans une riche famille d’un pays arabe.

L’émotion vibre avec une telle ferveur qu’un tourbillon de lumière libère des éclairs dans toutes les directions, provoquant dans le ciel terrestre une incroyable pluie d’étoiles filantes, phénomène singulier en cette fin de mois d’août.

— Vous comprendrez, très chères sœurs, reprend avec commotion l’âme guide, que pèse sur nous une grande responsabilité. Le destin des âmes impliquées dans le plan devient un Destin Unique. Et bien davantage ! Ce Destin va impliquer les âmes encore en attente de s’incarner dans le futur, non seulement dans cette zone géographique, mais sur la totalité du globe. Je n’ai pas besoin de vous rappeler que l’échiquier du Moyen Orient influe sur le monde entier.

L’approbation est unanime.

— Peut-être, ou mieux, presque sûrement, sur certaines grèvera, encore une fois, un sort douloureux, cependant jamais il ne nous a été donné de contempler une semblable opportunité.

Une âme s’avance. La lumière merveilleusement dorée qu’elle irradie exprime un ardent désire de communiquer. Shula la reconnaît et lui envoie un baiser qui vole comme un papillon. Elle est liée à Estelle d’une affection éternelle. Sa fille Rebecca lui doit la vie.

 

– Laissez que je vous raconte qui est Estelle. Pendant la retraite allemande de 45, Rebecca avait été évacuée d’Auschwitz vers le champ de Buchenwald11. Sentant la faillite imminente de leur folle et macabre entreprise, les allemands faisaient fonctionner les chambres à gaz et les fours d’Auschwitz nuit et jour, mais cela ne suffisait pas pour porter à terme leur œuvre satanique. Les Russes avançaient rapidement. Les nazis décidèrent alors de faire sauter les fours et de transférer le reste des prisonniers en Allemagne. Rebecca était parmi ceux-ci, et c’est là qu’elle fit la connaissance d’Estelle Keresztely12, française d’origine hongroise, déportée parce que communiste. Les deux jeunes filles sympathisèrent à l’instant. L’âge juvénile, un engagement politique semblable, un irrésistible sens de la solidarité, tout les rapprochait. Estelle était mourante et Rebecca l’assista de toutes ses forces. Estelle lui intima alors de substituer l’étoile jaune qu’elle portait sur son uniforme de déportée en tant que juive, avec son triangle rouge de prisonnière politique. Et ce fut ainsi que Rebecca, petite juive russe de 18 ans, réussit à déjouer les trois dernières sélections et échappa à la chambre à gaz, sort que connurent presque tous les autres prisonniers du camp. Lorsque Buchenwald fut libéré, la moitié des prisonniers survivant n’était pas juive, les allemands les avaient épargnés pour donner la  » priorité  » aux juifs à envoyer dans les chambres à gaz. Estelle mourut en Mars 45 et Shula ne prit connaissance de cette histoire que lorsqu’elles se rencontrèrent ici, dans l’Olam Haba.

 

— Je demande au Conseil la permission de descendre avec elles. J’ai déjà conversé avec l’âme qui naîtra à Jérusalem Ouest et je suis liée indissolublement à la famille qu’elle a choisie. Je veux pouvoir l’aider.

Shula voudrait la serrer fort contre elle. L’âme d’Estelle est tissée de générosité. Dans son essence palpite la fibre du don et du partage. Ses réincarnations sont presque complétées.

— Le Conseil te remercie, mais tu es plus utile ici pour guider nos Guerrières de la Lumière13, comme l’a écrit quelqu’un de là-bas, reprend l’âme guide. L’arrivée de cette âme qui t’est si chère, a déjà été préparée. Deux âmes fortes et nobles, Shiri et Dalia, sont depuis longtemps partie intégrante de cette même famille.

Estelle acquiesce et prend place près de son amie Shula.

— Les trois âmes s’incarnent en êtres féminins parce que Le Cercle des Âmes a décidé que le monde des humains ne peut être sauvé que par l’essence féminine de la Divinité.

L’âme s’interrompt mais, face à l’acceptation immédiate du Conseil, continue.

— L’âme guide du trio a choisi de naître à Jérusalem Ouest, d’une mère minuscule comme un elfe, rusée comme le renard du désert, dotée de l’intuition et de la connaissance des sorcières, du courage de la lionne et forgée au même acier d’Excalibur.14

Shula sourit attendrie. Elle est en train d’évoquer son unique petite-fille qu’elle n’a jamais connue. Elle se rappelle les bribes de conversation de nuit… mots égratignés sur le barbelé… la promesse arrachée à sa fille… Elle a réussi, la petite courageuse ! Puis, elle pense avec tendresse et reconnaissance à tous ces garçons et ces filles passés à travers l’holocauste qui, comme Rebecca, ont ressenti en eux le devoir de donner la vie comme revanche sur la mort. C’est ainsi qu’a surgi la génération des bougies de la mémoire15, un bien lourd héritage…

Plongée dans ses méditations, Shula ne s’est pas aperçue que l’âme guide l’attend. Elle est agenouillée devant elle et la regarde avec les yeux du cœur.

— Le père de la petite âme est beau comme un dieu, un pur diamant.

Elle lui fait un clin d’œil complice car elle sait combien Shula apprécie la beauté, révélation de la perfection divine.

— Il a la douceur, la promptitude et la force du vent qui murmure aux champs de froment dorés des grandes plaines, il fait se dresser les vagues qui ont la même couleur que ses yeux et rugit en chevauchant sur la steppe de neige gelée. Cette âme aura comme grand-mère une âme ancienne, blessée, mais encore au travail sur cette terre. Survivante des camps de concentration, elle a dédié sa vie à maintenir la promesse faite à sa mère avant qu’elle n’entre dans la chambre à gaz : « Shalom Tzion ! Shear yashuv ! Shalom !  » Salut O Sion ! Ce qui reste reviendra ! »16 comme a prédi Isaïe17

Shula se serre contre Rachel et Deborah pendant qu’Estelle lui tient les mains. Il n’y a plus ni angoisse ni douleur, mais une unique palpitation d’espoir qui les enveloppe dans la même aura de foi et de confiance. Shula murmure en continuation « Shadday, Tzur Israël, Adonaï, Tout-puissant, O Roche d’Israël, mon Seigneur, protège-les, guides-les et pour tout le reste… dayenu ! »18

L’âme élève doucement sa vibration pour renforcer la concentration, pendant que tous adressent un regard plein d’amour vers Shula.

— Aucun don de soi n’est jamais perdu, chères sœurs, aucune souffrance inutile. Tout est énergie. Tout vibre à l’infini. Tout va et revient magnifié. Un jour, les humains réussiront à comprendre que les mots et les pensées sont énergie et donc ne disparaissent jamais. Un temps, dans une Ère prochaine, grâce à l’engagement de chacun de nous, les humains apprendront à être attentifs à leurs pensées, à leurs mots, à leurs actions et donc à transformer leur propre destin, comme il est dit dans le Talmud19.

Quand tous sont à nouveau concentrés, l’âme guide explique :

— L’âme qui va naître à Jérusalem Ouest est la première âme de cette famille lacérée et dispersée de par le monde qui naîtra Goèlet, c’est-à-dire dans sa patrie.

Toutes les autres sont venues au monde et ont grandi dans la Diaspora20. Celle, dont on ne connaît pas encore le nom, mais que nous appellerons Kismet, magie en hébreu et destin en arabe classique, renfermera en elle-même la légèreté des goutes de rosée, la force des bois plantés dans le désert, le rugissement de la liberté et la douce saveur du raisin mûri au soleil de Sion. C’est une âme ancienne avec une grande expérience et une profonde sagesse. C’est à elle qu’il reviendra de se souvenir de l’engagement pris ici, dans l’Olam Haba, dans notre Cercle des Âmes. Elle retrouvera ses âmes jumelles et, unies dans une Pacte d’Amour, elles prépareront ensemble l’éclosion de la vraie Paix, elles affronteront la nuit de tous les dangers non plus pour survivre, mais contre les forces de l’Obscurantisme. Ani maamin21, Je crois.

Toutes les âmes répètent : « Ani maamin! »

– A une date que je ne peux vous révéler, Kismet a fait son entrée à Jérusalem Ouest. Quelques jours après, comme planifié au Conseil du Cercle des Âmes de l’Olam Haba, une autre incarnation s’est vérifiée à Jérusalem Est dans une famille d’origine palestinienne et, en accord avec la prévision, la troisième enfant a ouvert les yeux dans le désert d’un grand pays arabe. Lequel ? Je ne suis pas autorisée à le dévoiler. L’unique information que je peux vous offrir est que, dans les trois occasions, un étrange phénomène naturel s’est vérifié. Chaque fois, au cœur de la Mer Rouge, les eaux se sont partagées pour ensuite se refermer dans un fracas grandiose. Cela ne vous rappelle rien ?

Shalom !


 Mauritanie désert

Notes pour Le Cercle des Âmes

  1. Olam Haba, correspond au Monde à venir. C’est le lieu où séjournent les âmes qui attendent de s’incarner ou qui se reprennent après de lourdes incarnations.
  2. Todah Adonai, littéralement, en hébreu, Adonai signifie « Mes Seigneurs »(le singulier est Adoni, du grec Adonis, qui reprenait le terme phénicien employé pour la divinité appelée Tammuz) mais ce pluriel (comme d’ailleurs Elohim, qui signifie « dieux ») est un pluriel de respect. Source : Wikipedia
  3. Camp de Terezin : Le camp de concentration de Theresienstadt (connu aussi comme ghetto), fut fondé prés de la ville forteresse de Terezín qui actuellement fait partie de la République Tchèque et fut utilisée par la Gestapo allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale.
  4. Ljubjyu tebja, écrit phonétiquement, signifie « je t’aime » en russe.
  5. « Aujourd’hui esclaves en terre étrangère, l’an prochain libres à Jérusalem ! » vient de la déclamation rituelle (Hagadda) que chaque famille juive récite le soir de Pesak (Pâques juive). Ce souhait se répète depuis 2000 ans : revenir à la Terre patrie et assister à la venue du Messie.
  6. Missak Manouchian, né le 1 septembre 1906, arménien-français, fusillé le 21 février 1944. Il fut militant communiste et membre de la résistance française contre les nazis et les collaborateurs français.
  7. Le Mont Valérien. Le Mont Valérien est une colline située à l’Ouest de Paris. À son sommet, se trouve la forteresse du même nom. De 1941 à 1944 y furent tués plus de mille otages et partisans. Le Mémorial de la France combattante y a été édifié en l’honneur de tous les morts de la Seconde Guerre Mondiale et fut inauguré le 18 juin 1960 par le Général de Gaulle.
  8. Pardes (en hébreu verger) pour un courant du judaïsme cela représente le lieu de repos entre une vie et l’autre. Pardes est cité dans le Talmud, dans le Zohar et dans d’autres textes exégétiques comme le lieu du chemin mystique affronté par les quatre Rabbins, Ben Azzai, Ben Zomà, Elisha Ben Avuyà et Rabbi Akiva.
  9. Le yiddish (yidish ou idish, littéralement « juif/judaïque ») est une langue germanique d’origine judaïque, avec un fort apport d’hébreu dans le vocabulaire. Avant la Shoah*, elle était parlée par toutes les communautés juives, d’Allemagne jusqu’à la Russie. De nombreuses communautés dans le monde, la conservent encore.
    * Shoah en langue juive signifie destruction, désolation ou calamité, dans le sens d’un malheur soudain, inattendu. Ce mot est employé par les juifs au lieu du mot holocauste, utilisé de façon incorrecte pour se référer à l’extermination de la part des nazis (holocauste vient du grec holos complet et de kaustos bûcher et signifie une offerte sacrificielle à Dieu, brûlée ensuite complètement sur l’autel).
  10. Jérusalem Ouest. La ville de Jérusalem est divisée en Jérusalem Ouest et Est. Jérusalem Ouest était la partie de Jérusalem assignée en 1948 par les Nations Unies à Israël. Jérusalem Est se trouvait originairement sous le contrôle jordanien, mais après la guerre des Six Jours (1967) elle est passée sous contrôle israélien.
  11. Buchenwald, localité de la Turingia, en Allemagne orientale, située sur une colline boisée (Buchenwald signifie littéralement Bois de hêtres), environ à huit kilomètres de Weimar, connue comme camp de concentration et d’extermination nazi. (Source : Wikipedia)
  12. Estelle Keresztely, française d’origine hongroise. L’épisode narré dans le récit s’est réellement produit.
  13. Guerrière de la lumière, expression empruntée à l’œuvre de Paulo Coelho dans « Manuel du Guerrier de la Lumière », LGF , Livre de Poche, mars 2000.
  14. Excalibur, la plus célèbre des épées mythologiques du roi Arthur. Comme le magicien Merlin l’avait prédit, seul l’homme capable d’extraire l’épée de la roche serait devenu roi. Arthur fut le seul capable et jura solennellement de se comporter en souverain loyal et de défendre la vérité et la justice. (Source : Wikipedia)
  15. Les Bougies de la mémoire. Ce sont les filles et les fils des survivants de la Shoa. Devenus aujourd’hui des femmes et des hommes adultes, souvent des pères et des mères de famille, ils ont grandi sous le poids de la souffrance inénarrable de leurs parents qui ont déposé en eux non seulement leurs traumatismes et leurs souvenirs, mais leur mémoire. Non seulement la mémoire des faits, mais celle de leur peuple, d’une identité à préserver et à transmettre aux générations suivantes. Ils sont devenus les gardiens d’une mémoire sacrée, trésor précieux et garant de la survie, les bougies pour maintenir allumée un souvenir qui n’est plus individuel mais collectif.
  16. Shalom Tzion ! Shear yashuv ! Shalom ! Salut Sion ! Ce qui reste reviendra ! Du livre du prophète Isaïe, Shear yashuv se réfère à la partie du peuple d’Israël qui serait revenue à Jérusalem et en terre d’Israël après la destruction du Temple. Aujourd’hui, ce terme désigne aussi le retour de la Diaspora à partir de l’an 1882. C’est aussi un nom propre masculin.
  17. Isaïe (en hébreu, le Seigneur sauve) est l’un des prophètes bibliques, auquel on attribue, si non tout, au moins la partie initiale du livre d’Isaïe (chapitres. 1-39) ; il est considéré, avec Elie, l’un des prophètes les plus importants de toute la Bible. (Source : Wikipedia)
  18. Dayenu: pour traduire le mot Dayenu il faut utiliser une phrase, il aurait été suffisant pour nous ou pour nous c’est suffisant. C’est un chant qui fait partie des litanies de la Pâques juive. Il a plus de mille ans. C’est une exhortation pour être reconnaissant à Dieu en remerciement des dons faits au peuple juif, (la libération de l’esclavage, le cadeau de la Torah et du Shabbat). Dayenu permet d’exprimer sa reconnaissance, car même si Dieu n’avait donné qu’un seul don, celui-ci aurait été suffisant.
  19. Le Talmud (qui signifie enseignement, étude, discussion, de la racine hébraïque LMD) est un recueil des textes sacrés du Judaïsme. (Source : Wikipedia)
  20. La diaspora juive (en langue hébraïque Tefutzah ou Galut, littéralement exil) est la dispersion du peuple juif produite pendant les règnes de Babylone et sous l’empire romain. Le terme a ensuite assumé le sens plus général de migration. (Source : Wikipedia)
  21. Ani maamin : Je crois – une des plus belles prières juives, qui vient des 18 Articles de Foi de Maimonide. Ani Ma’amin est le credo hébraïque de la venue du Messie, établi par Moise Maimonide au XII siècle ; il s’agit en particulier du XII des XIII Principes de Foi. Ani Ma’amin sont les mots qui, sur le train nazi qui le transportait au camp de concentration de Treblinka, vinrent à l’esprit du rabbin chanteur Azriel David Fastag (son nom signifiait jour de jeûne en yiddish). Il les mit en musique. Les juifs déportés commencèrent à chanter sur leur train de mort laissant abasourdis et tremblants ceux qui, sur leur passage, les entendirent. Cela devint le chant final, le niggun entonné par les juifs entrant dans les fours crématoires. (Source : Wikipedia).

 

 

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Qui veut écouter une belle histoire pour enfants ?

Vous pensiez peut-être que seuls les enfants aiment qu’on leur fasse la lecture ?
Pas du tout. Les animaux aussi.

Quand j’ai demandé aux enfants d’une amie  » Qui veut écouter une belle histoire pour enfants ?  » Les cris de joie ont jailli et les enfants se sont assis sur le tapis. Mais pas tout seuls…

 

Un livre pour enfants

Un livre pour enfants qui intéresse Winny ! 

 

Padietlaventuredelavie livre pour enfants

J’adore les histoires où on parle aussi de chiens, commente Winny

   

Regardez. J’étais en train de lire à haute voix le premier chapitre de « Padi et l’Aventure de la Vie », quand Winny est venue près de moi et a commencé à écouter. Winny est une petite chienne adoptée quand elle avait juste quelques mois. Abandonnée dans un carton devant la porte d’un refuge, elle a eu la chance de trouver une femme qui l’adore. Aujourd’hui Winny est une vieille dame mais qui ne parait pas son âge ! Elle partage la vie de sa famille. C’est pourquoi, elle a décidé d’écouter avec les enfants les aventures de « Padi et l’Aventure de la Vie ».
                                                                                           
Non seulement elle prêtait attention à ce que je racontais, mais elle s’est mise à regarder les dessins.

C’est alors que Foxy a sauté sur le fauteuil et s’est joint à la lecture.

Un livre pour enfants de Amanda Castello

Moi aussi, je veux voir ! dit Foxy

Foxy est le petit dernier. Un chien adopté lui aussi. C’est un « Ch’ti » pure souche.  Trouvé abandonné dans un fossé, près d’Amiens, recueilli par un couple et mis à l’adoption, il est venu tenir compagnie à Winny.

Qu’en dites-vous ?

Padi et l'aventure de la vie livre d'Amanda Castello

 » Quand je regarde le paysage, je pense à Padi et à tous ses amis animaux et humains…  » médite Foxy

 

Si vous voulez découvrir la belle histoire pour enfants « Padi et l’Aventure de la Vie », le livre est en vente sur Amazon. Un beau cadeau pour Noël.

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Une barrière refermée à jamais…

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Ils s’appellaient Ophélia, Loïc, Alan, Yonas, Diogo, Teddy et ils ne sont plus avec nous. Ils étaient dans le bus scolaire. Neuf de leurs amis sont encore en très grand danger.

Et puis il y a les autres, gravement blessés, mutilés, lacérés, choqués… et puis, il y en a encore d’autres, passagers du bus scolaire qui suivait, spectateurs malgré eux d’une tragédie évitée, médusés, bouleversés, terrorisés… Et puis, il y a les parents, les amis, les enseignants, les voisins, les habitants de la ville, des alentours, de la région, brisés, consternés… Et enfin, il y a nous, les inconnus, éloignés de Millas, stupéfaits, émus, impuissants devant leur écran de télévision ou celui de leur ordinateur.

J’ai pris du temps pour écrire et partager avec vous une réflexion, car la hâte est mauvaise conseillère. Il ne nous appartient pas de savoir si la barrière était levée ou fermée, mais de comprendre que la barrière, à jamais refermée, s’est abattue sur leur cœur, coinçant leur mémoire dans ses mâchoires.

Que faire ? Au-delà des blessures du corps, celles de l’âme sont très longues à cicatriser. Un long parcours attend enfants et parents. Il faut du temps, beaucoup de temps. Et rien ne sera jamais plus comme avant.

Que faire ? Se mettre à l’écoute, avec patience, sans forcer, sans questionner. Laisser venir… les mots, les pleurs, les cris, la colère, la douleur, les silences, l’absence. Ne pas juger, ne pas suggérer, ne pas chercher à savoir, permettre aux besoins de s’exprimer, comme ils le peuvent. Rien n’est plus délicat que l’accompagnement de l’Autre. Accompagner signifie aller à la vitesse de l’Autre, là où il choisit d’aller et non là où je crois il serait mieux d’aller.

 

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Un accident comme celui-ci porte un traumatisme qui ne s’effacera jamais. C’est un deuil très lourd à porter. Peut-être le premier deuil de ces enfants. Plus fragilisées encore par leur jeune âge, les jeunes victimes de Millas passent par le même sens d’égarement, d’incompréhension, de peurs, d’angoisse que celles des attentats du 13 novembre.

Parfois, les réactions post traumatiques peuvent être différées. C’est une capacité qui appartient à l’enfant et au jeune adolescent de suspendre ses émotions dans le temps et dans l’espace. Faire comme si… mais les émotions confinées réapparaîtront plus tard, et parfois même violemment.

Il est important de respecter chaque enfant et de lui laisser l’initiative de la demande mais l’observation de son comportement, des changements éventuels dans ses réactions, habitudes, goûts etc. est fondamental. C’est naturellement du ressort des parents et des psychologues de la cellule d’aide aux victimes déjà en place à Millas.

Padi enfant cimetière

Et nous qui sommes loin ? Que faire contre une barrière refermée à jamais ?
Envoyer de l’énergie positive, des pensées d’amour et des prières et… ne pas les oublier.

Amanda Castello, auteure de  » Padi et l’Aventure de la Vie « 

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