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Comment parler de COVID-19, ou Coronavirus, avec les enfants.

Petits et grands, mêmes règles

Le problème que tout le monde a posé, et que nous nous posons encore, est de savoir comment expliquer aux plus petits ce changement radical imposé à tous, sans créer de traumatismes et en les aidant à intégrer au mieux le nouveau scénario de notre existence.

Les enfants, comme les adultes, entendent parler du Coronavirus. La majorité des jeunes, plus ou moins en fonction de leur âge, sont parfaitement conscients d’une transformation de leur vie. Ils le vivent au quotidien. L’enfant est un être lié à ses habitudes qui a besoin, pour sa sécurité, d’une régularité millimétrique. Or, du jour au lendemain, il se retrouve désorienté et bouleversé par une situation anormale qu’il subit, lui, mais aussi sa famille.

 


Il comprend que ce ne sont pas les recommandations ou les impositions qui l’affligent dans son individualité, mais que chacun suit désormais les mêmes règles. Dans la nouvelle situation, il n’y a plus de directives pour les petits et d’autres pour les grands. Il se rend compte, avec un certain étonnement, que celles-ci s’appliquent sans distinction à tout le monde.  Tout le monde doit se laver soigneusement les mains plusieurs fois par jour, tout le monde doit faire attention quand il éternue ou tousse, tout le monde est empêché d’embrasser et de se serrer dans les bras, tout le monde est obligé de suspendre ses activités, que ce soit à l’école, au travail, pour s’amuser, faire du sport, avoir des relations… Tout le monde doit rester à la maison. Il ne comprend pas. Il observe, suit, interroge, s’oppose, réagit, se rebelle… Il essaie de retrouver son équilibre perdu.

Si aucun membre de la famille n’est infecté, si personne ne quitte la maison, si personne ne vient de l’extérieur, la vie peut se poursuivre presque normalement et vous pouvez faire des câlins. Si, en revanche, l’une des personnes est déclarée infectée, elle doit porter un masque de protection spécial et tous les autres membres de la famille doivent garder leurs distances. Si l’espace le permet, il est fortement recommandé de l’isoler dans une chambre séparée avec l’utilisation d’une salle de bain juste pour elle. En tout état de cause, et pour tous, malades ou non, vous ne devez pas boire dans le même verre, ni utiliser des couverts ou des vêtements appartenant aux uns et aux autres et il est impératif de renforcer les règles d’hygiène à l’intérieur de la maison, sur les surfaces avec un désinfectant approprié.

Ces règles, note l’enfant, sont obligatoires pour tous et sont respectées par les adultes et les enfants. Mais alors, pourquoi ?

 

Pourquoi expliquer

Il n’existe pas de comportement unique applicable à tous. Chaque enfant est différent et unique, tout comme sa famille. Il fait partie de ce groupe dans lequel il grandit, s’y confronte, partage ses bonnes ou mauvaises expériences et s’identifie à celui-ci. Sa famille est sa meute dont il est totalement dépendant à tous les niveaux. Une explication correcte sur la réalité imposée par la présence du COVID 19 dépend de nombreux facteurs : âge, connaissances, maturité, type de relations au sein de la famille, entre ses membres, niveau culturel, valeurs communes, etc.

Le seul point de départ sûr de notre raisonnement est la nécessité d’une honnêteté intellectuelle dans notre communication avec l’enfant. L’explication suit l’âge du développement, s’adapte à la capacité de compréhension, mais l’explication doit être véridique. Il ne s’agit pas de dire toute la vérité, mais de doser la vérité en fonction du niveau de cognition, d’émotivité, de sensibilité du petit être.

Cependant, il est fondamental de ne jamais tromper l’enfant afin de ne pas risquer de perdre sa confiance. Un adulte menteur sera intuitivement  » démasqué  » par l’enfant et entraînera une augmentation de l’insécurité chez le petit. L’enfant ne connait pas ce que nous savons, mais il ressent beaucoup plus que ce que nous pensons et interprète nos silences ou nos mots à travers ses filtres de compréhension.

Comment expliquer

Il est important de transmettre à l’enfant les informations principales que nous possédons, avec des mots simples, sans dramatiser : le Coronavirus a été découvert en Chine, probablement en décembre. Le Coronavirus a un nom, il s’appelle COVID-19. Il affecte le système respiratoire et c’est pourquoi nous devons prendre toutes les précautions qui nous ont été enseignées.

Pour entrer dans le sujet, il peut être utile de s’appuyer sur la technique narrative du conte de fées, familière à l’enfant, qui pourra ainsi se représenter une réalité qui appartient normalement aux adultes. Au début, comme dans les contes de fées, le Coronavirus se déguisait pour ne pas être identifié et beaucoup le confondaient avec la grippe ou un gros rhume ou même une bronchite. Personne ne le connaissait parmi les virus existants et nous ne savions pas qu’il était possible d’être contaminé sans s’en rendre compte. De plus, ce virus inconnu est très rapide et c’est pourquoi « l’ennemi » a réussi à s’infiltrer sans que nous le sachions.

Nous facilitons ainsi l’identification des personnages, comme dans les histoires, les bons (nous) et les méchants (le monstre Coronavirus) et la situation dans laquelle les bons et les méchants sont confrontés comme toujours. Toutes les histoires illustrent cette opposition.

De là, l’attention de l’enfant se déplace vers certaines figures dans le camp du bien : les personnes âgées. On explique que ce monstre préfère s’attaquer aux personnes âgées, comme les grands-parents ou les oncles et tantes âgés, car ils sont plus fragiles que les enfants. Si les jeunes sont infectés par le Coronavirus, ils ne subiront pas de conséquences graves. D’autre part, sans le savoir, les jeunes peuvent transmettre la méchante maladie aux personnes âgées, c’est pourquoi il ne faut pas actuellement fréquenter les grands-parents.

Les générations actuelles sont beaucoup plus informées que les précédentes, et de nombreux enfants savent, en gros, comment fonctionne le corps humain, ses capacités et ses faiblesses. Les dessins animés éducatifs enseignent mieux que de longues explications et certains enfants préfèrent une approche plus scientifique, même si elle est anthropomorphisée avec les bons et les méchants.

Ils savent ce qu’est un virus, ses effets dans l’organisme et comment le vaincre. Il n’est donc pas nécessaire de leur expliquer, il suffit de se connecter à ce qu’ils savent et qu’ils représentent ensuite dans leurs jeux. En cette période, certains de ces enfants ressentent le besoin de comprendre en détail plus que métaphoriquement ce qui se passe dans le corps grâce aux dessins animés, aux livres ou aux histoires.

 

La représentation graphique

La représentation graphique du virus navigue sur Internet et sur les écrans de télévision. Nous avons tous la même vision d’une balle avec des excroissances comme des pics tout autour. Dans de nombreux dessins d’enfants, on retrouve la même image avec des variantes : des yeux, des cornes, une bouche avec des dents, parfois avec des mains tenant une fourche… ce que l’imagination de l’enfant est capable de transmettre et qui représente pour lui un être maléfique, en un mot le monstre.

Nous savons que le langage de l’enfant est basé sur une représentation imaginaire et c’est la raison pour laquelle nous trouvons dans les dessins d’enfants sur le Coronavirus plus ou moins les mêmes types de reproduction de ce qui est considéré comme « le monstre ». Le monstre fait partie des légendes et des contes pour enfants. C’est la lutte éternelle entre le bien et le mal. Le Coronavirus dont ils entendent parler est bien sûr maléfique. Dans son imagination, l’enfant l’associe au méchant qui emprisonne la princesse dans le château, et à tous les êtres cruels, hommes et femmes, qui peuplent les histoires de l’enfance.

Qu’un enfant représente le virus comme un monstre est parfaitement normal et logique. Que fait-on contre un monstre ? On se défend et on défend les personnes que l’on aime. Il devient alors plus facile d’ouvrir un dialogue avec votre enfant sur ce sujet en utilisant la technique de la demande : si tu étais un super-héros qui doit se battre contre le monstre, que ferais-tu ? Que penses-tu que nous pouvons faire contre le monstre ? Pour l’enfant, il est clair que le bien gagne toujours contre le mal, que le monstre perdra, sera emprisonné, puni, mis à la porte.

Il est alors utile de lui faire comprendre que se laver les mains et suivre toutes les bonnes recommandations qui nous sont faites à tous, sont les armes des super-héros pour vaincre le monstre. Le petit se sent alors engagé, faire partie intégrante de sa meute et prêt à faire sa part, avec les siens. La notion d’appartenance l’aidera à mieux vivre cette épreuve imprévue sur le chemin de son évolution. Comme le colibri qui porte la goutte d’eau dans son bec pour aider à éteindre le feu, il va se sentir investi d’une mission.

Si certaines personnes que l’enfant connaît et peut identifier, ne respectent pas les consignes de sécurité, ne suivent pas les conseils, il comprendra qu’elles « n’obéissent pas ». Le concept d’obéissance lui est familier. Il peut être utile et sympathique de laisser l’enfant intervenir pour faire appliquer les règles. Si l’adulte, avec douceur, a su impliquer son enfant dans la mise en sécurité de la famille, le petit comprendra vite qu’il a un rôle à jouer et il aidera aussi les autres à respecter les directives. Les enfants peuvent être très convaincants et suivent leur intuition.

Cependant, il ne faut pas, par nos mots, certaines scènes vues à la télévision ou sur le smartphone, ou la manifestation excessive de nos angoisses, que l’enfant soit effrayé par le monstre Coronavirus. Il doit connaître le danger, comme le dit un enfant dans une vidéo réalisée par son père  » le monstre a des dents et te mord « . L’enfant est conscient du méchant potentiel du monstre et répète sans cesse ses recommandations en levant son petit doigt  » attention « ,  » attention « ,  » attention « .

 

Expliquer la gravité

Si, dans sa famille ou dans son entourage, quelqu’un est infecté ou hospitalisé, peut-être pendant une longue période, ou même mourir des suites de celle-ci, il faudra savoir doser la vérité pour préparer l’enfant à la nouvelle situation. En fonction de l’âge du jeune et de sa réalité, il est important d’expliquer la fragilité des personnes âgées ou de celles qui souffrent déjà de maladie. Elles sont plus faibles dans leur corps et donc plus facilement victimes de l’attaque du monstre Coronavirus.

Toujours en fonction de l’âge, dire qu’il existe de nombreux virus dans le monde, certains chez les animaux, d’autres chez l’humain. Ce virus est connu pour préférer le corps humain et non celui de nos animaux domestiques. Il n’y a aucun danger pour notre chien ou notre chat que nous devons aimer et soigner comme d’habitude, car il fait partie de la famille et nous aide beaucoup en ce moment avec son affection, ses jeux et ses câlins.

Gérer la peur

Avoir peur n’est pas une mauvaise chose. La peur est une émotion fondamentale de protection. Une personne qui n’aurait pas peur se mettrait en danger et mettrait également les autres en péril. La peur permet d’avoir des réactions saines : faire  » attention  » comme le dit l’enfant, éventuellement se cacher, (dans ce cas s’enfermer dans la maison), se défendre, (toutes les mesures qu’on lui a enseignées), défendre les autres aussi (garder une distance de sécurité avec eux pour les protéger). Ainsi, l’enfant comprend les raisons pour lesquelles il ne doit pas voir ses grands-parents pendant cette période, ni les autres personnes qu’il fréquente habituellement.

Être chez soi avec ses parents, c’est être protégé car le foyer est l’identification du nid et les parents sont les piliers de l’édifice, les garants de sa sécurité. Bien sûr, il s’agit d’une famille idéale, réunie sous un même toit, qui est prise ici en considération. Il sera nécessaire d’adapter ce schéma à chaque réalité vécue par les protagonistes.

Combien de temps cela va-t-il durer ?

Aucun d’entre nous ne peut savoir quand la bataille contre le monstre prendra fin. Ce dont nous sommes sûrs, c’est que nous allons gagner ! Plus nous respecterons les consignes de sécurité, plus vite nous vaincrons. Mais il ne faut certainement pas penser résoudre la situation en quelques semaines, il vaut mieux compter que nous en aurons encore pour quelques mois. Cela nous aidera à être plus forts, à passer plus de temps ensemble, à mieux protéger les personnes que nous aimons.

 

Que faire ?

Organisons-nous bien, en gardant un rythme quotidien, en nous levant à la même heure que lorsque nous allions à l’école, en nous endormant à l’heure habituelle, car le sommeil est essentiel pour être fort et résistant. Suivons les cours de l’école, directement ou indirectement, selon les modalités établies avec notre classe et notre âge. Mangeons correctement, prenons le temps de nous amuser, de faire de l’exercice à la maison, de rire, de jouer. Bien sûr, nous savons qu’il n’est pas possible de jouer, de rencontrer ou de recevoir nos camarades de classe, pour éviter de les contaminer ou d’être contaminés. Nous pouvons utiliser la vidéoconférence ou tous les moyens que la technologie nous permet aujourd’hui via Skype, WhatsApp, IPhone ou autres applications…

 

D’ailleurs, quel bonheur de pouvoir passer de beaux moments avec les parents qui ont maintenant du temps pour rester avec les enfants ! Ils participent aux activités de l’après-midi : jeux, activités créatives… Beaucoup de choses qui peuvent être partagées : cuisiner, faire des constructions, raconter des histoires, écrire de la poésie, dessiner, colorier, inventer des récits, faire du théâtre, chanter, jouer d’un instrument…

 

En conclusion

Je dirais qu’il n’y a pas de lignes directrices rassurantes valables pour chaque situation. Le bon sens est à la base de toute explication et de toute relation. En fonction du développement de l’enfant, je suggère de l’impliquer dans la famille et de lui donner un rôle. Lui proposer de contrôler certaines activités, par exemple que Papa, Maman ou les frères et sœurs se lavent bien les mains. Cela renforcera son sens de responsabilité. Sans exagération, aidez-le à identifier sa place dans cette « bataille » contre le monstre, sans angoisse quant à la situation actuelle. Vous pouvez également comparer la bataille avec certains faits historiques qu’il a lus dans ses livres scolaires, le siège du château, l’organisation des braves chevaliers, etc. En utilisant à nouveau la technique de la demande, par exemple : Combien de temps leur a-t-il fallu pour se libérer du siège ? Ont-ils été disciplinés ? Cela aide à comprendre qu’il faut de la patience et l’unité de toutes et tous.

Il y a d’autres moyens qui peuvent être découverts et que chaque noyau familial pourra adapter à lui-même, en accompagnant le petit dans une activité proportionnelle à son degré de compréhension et à ses intérêts. L’enfant doit être rassuré, impliqué pour qu’il puisse vivre la période difficile que nous traversons, non pas tant comme un jeu, mais comme une expérience qui, si elle est bien gérée, aboutira à sa maturation.

Je suis consciente que ce texte ne peut pas traiter tous les problèmes qui se posent actuellement, tant de cas spécifiques, comme le travail maintenu de l’un ou des deux parents, les familles séparées ou monoparentales, les couples en attente de divorce, les personnes à faible revenu, celles avec une personne âgée à charge à la maison, un enfant handicapé, les familles étrangères… Les problèmes sont nombreux. J’espère seulement que ma modeste contribution pourra en aider quelques-uns à vivre un peu mieux les moments souvent dramatiques que nous traversons qui, dans sa durée indéterminée, est une source d’insécurité en plus pour les jeunes comme pour les moins jeunes.

Chacun de nous est appelé à chercher en lui-même les ressources nécessaires pour grandir dans son humanité.

©Amanda Castello

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« Oscar et les animaux totems » d’Eugénie RAYNAUD

Aujourd’hui je vais vous présenter une très belle personne
PADI l’aime beaucoup : Eugénie Raynaud

Elle est belle dans tout les sens 

Mais qui est-elle donc ?

Eugénie Raynaud

Il y a dans la vie des expériences absolument imprévues qui viennent modifier les programmes que nous avions conçus. Ce peut-être un clin d’œil du destin, une rencontre, un retard, un accident… tout élément qui se manifeste sur notre parcours et nous fait définitivement changer de route ou, pour le moins, nous poser des questions.

Eugénie a expérimenté une première régression dans les vies antérieures à 17 ans et depuis lors, non seulement elle s’est posée de nombreuses questions, mais elle a cherché des réponses. 

Parallèlement à ses études, qui l’ont conduite sur la route du management d’entreprise mais qui étaient loin de correspondre au désir de son âme, elle s’est intéressée à des techniques et à des méthodes en mesure de lui faire comprendre le message de cette curieuse expérience.

L’Univers sait ce qui est bon pour nous et place sur notre chemin des signes, des personne, des savoirs… Tout est à disposition, mais tout est laissé à notre libre arbitre. Le choix nous appartient. Eugénie l’a compris. Elle a saisi les occasions qui se présentaient et s’est formée à différentes techniques et méthodes thérapeutiques. Après avoir expérimenté sur elle-même et obtenu des bénéfices significatifs, elle a senti qu’elle pouvait devenir un instrument de ce même Univers afin d’apporter aux autres, dit-elle « un mieux-être et surtout une compréhension des problématiques de vie ». Sa Mission de Vie était révélée.

Ses études l’ont conduite à se former comme hypnothérapeute à l’Institut International d’Hypnose Spirituelle – IIHS du Canada et à recouvrir désormais le rôle de superviseur et d’animatrice de formations d’hypnose régressive de l’Institut.

Parmi les différentes méthodes qu’elle utilise d’aujourd’hui, citons l’hypnose spirituelle, l’EFT, le chamanisme, le magnétisme et autres thérapies énergétiques, celles regroupées désormais sous l’appellation globale de soins holistiques.

 

             Padi a adoré  le livre d’Eugénie


Quelques mots sur les animaux totem

 « Au début des temps la sagesse et le savoir appartenaient aux animaux car Tuawa, l’Un d’en Haut, ne s’adressait pas directement aux hommes. Il envoya des animaux pour dire à l’homme qu’Il se montre à travers les animaux, et que l’homme devrait apprendre grâce à eux, aux étoiles, au soleil, à la lune… car Tuawa parle en et à travers tout. »

(Chef Lekatos-Lesa de la Tribu des Pawnees)

 

De tous les temps, le destin de l’être humain et de l’animal est inscrit dans une dynamique complexe. Rapport souvent difficile ou conflictuel, il est pourtant souvent et heureusement source de collaboration, d’aide, de protection, d’amour réciproque.

Les animaux totem sont là pour nous aider. Il faut juste apprendre à communiquer avec eux. Ils nous livrent des messages, des conseils, des enseignements. Ils nous alertent sur des dangers, nous dévoilent des aspects de notre personnalité, nous éclairent sur certains de nos choix à modifier…

Ce sont les animaux totem qui nous choisissent et non pas nous qui les choisissons. Ils peuvent se manifester dans nos rêves, durant la méditation, dans un rêve éveillé, apparaître de plus en plus fréquemment sur des reproductions…  ou aussi être identifiés par un médium ou un maître de sagesse.  

On mentionne généralement les animaux totem comme appartenant à la culture amérindienne. Certes, mais ils se trouvent non seulement chez les Premières Nations du Canada et des États-Unis mais également chez les Mayas et dans toute l’Amérique latine. Ils jouent un rôle important auprès de nombreux peuples en Asie, (le Loup Bleu en Mongolie par exemple).

Des traces de ce rapport de protection entre l’être humain et d’autres créatures sont rapportées dans la tradition orale et écrite des peuples, depuis la nuit des temps. Dans de nombreuses cultures, à la naissance d’un enfant, lors d’un rituel propitiatoire, ce même enfant était (et est encore) placé sous la protection de l’animal totem du clan, puis de celui qui sera son guide et protecteur.  

Parmi les Totems, en plus des animaux, il est important de se rappeler des Esprits de la Nature, (chez les druides il s’agissait d’un arbre totem), des créatures non humaines comme les elfes, les fées, les lutins, les gnomes, les Devas, les Brownies, les Pixies…

Certains auteurs disent que nous avons un ou deux animaux totem guides chargés de nous accompagner durant toute notre vie et que d’autres animaux totem, selon nos difficultés ou nos besoins, se mettent à notre disposition le temps nécessaire à la solution de notre problème. 

Voyageant entre les Dimensions de la Vie, Eugénie Raynaud a découvert le merveilleux monde des animaux totem. Ces animaux totem l’aident dans sa mission. Elle a eu alors l’idée d’écrire un livre pour les enfants afin de leur apprendre à communiquer avec les animaux totem qui les accompagnent dans leur parcours de croissance. Nous savons que l’enfant parle avec « l’ami imaginaire » et si cet ami était son animal totem ?

J’ai lu ce merveilleux livre, « Oscar et les animaux totems », écrit et dessiné par Eugénie Raynaud et je suis restée sous le charme. Michela Salotti, l’illustratrice italienne de « Padi et l’aventure de la vie », a également écrit et illustré un livre sur ce même sujet « Gli animali Totem » qui a été repris par des associations de parents (GenitoriChannel.it) comme un outil pédagogique utile.

« Oscar et les animaux totems » d’Eugénie Raynaud est un voyage poétique et réaliste en même temps. J’y ai rencontré mon animal totem du moment, le Saumon qui « symbolise la connexion à la Source ». Émerveillée, je me suis laissée conduire, laissant ressentir cette lecture à mon enfant intérieur pour mieux la vivre.

Le livre est composé de deux parties. La première est la narration de la découverte d’Oscar. La deuxième est le Vademecum. En mots simples et agrémentées de jolis dessins, les explications répondent aux éventuelles questions de l’enfant.

Et… cerise sur le gâteau, Eugénie a créé une méditation pour les enfants (mais utile aussi pour les Grands) qui facilite l’entrée dans ce monde merveilleux.

 

Une rencontre avec l’auteure.

Quelques questions que j’ai posées à Eugénie

 

A. C. Eugénie, qui sont ces animaux totem ? 

E. R. Au fil des séances de soins chamaniques et d’expériences dans le monde invisible, j’ai eu la chance de rencontrer les présences magnifiques que sont les animaux totems. Issus de la tradition amérindienne, les animaux totems sont des énergies bienveillantes et aidantes qui nous accompagnent au quotidien. Je me suis rapidement passionnée pour ce sujet car outre la sagesse, l’aide et l’efficacité de ces présences, celles-ci nous relient aux éléments de la nature, à des concepts simples mais pourtant essentiels, qui sont souvent oubliés aujourd’hui. 

A. C. Qui sont les animaux totems ? 

E. R. Nous avons tous la chance d’être accompagnés de plusieurs animaux totems. Celui dont on entend parler le plus souvent est l’animal de clan, ou de naissance. C’est l’animal qui nous ressemble le plus. Il est souvent positionné au même endroit que nous, comme si nous ne faisions qu’un. 

A. C. Comment naît ce livre pour les enfants ? 

E. R. C’est dans cette optique que j’ai écrit et dessiné un livre expliquant ce concept aux enfants (et à leurs parents) : Oscar et les animaux totems.
Oscar est un petit garçon qui va s’apercevoir que dans le monde dans lequel nous vivons, des êtres invisibles et amicaux nous entourent et sont toujours prêts à nous aider. L’histoire est suivie d’un carnet pratique pour apprendre à appeler son totem, le reconnaître et interagir avec lui.
Au travers de la découverte des animaux totems, tradition ancestrale mais très vivante, les enfants et leurs parents vont trouver une autre manière d’aborder la vie, colorée de magie et de joie. 

A. C. Comment faire pour se procurer Oscar et les animaux totems ?

 E. R. Si vous souhaitez acheter ce livre, envoyez-moi un message sur le formulaire de la page Contact de mon site. Le paiement s’effectue par Paypal, virement ou par chèque. Pour chaque livre commandé, je propose d’identifier 1 animal totem, par exemple celui accompagnant l’enfant qui recevra le livre. 

A.C. Quel est le but de la méditation créée à la suite de ce livre ? 

E. R. Pour accompagner les petits et les grands dans cette belle découverte, j’ai créé une méditation pour aller à la rencontre de son animal totem. Accessible dès 5 ans, cette méditation guidée de 10 minutes permet de retrouver un état de tranquillité propice à la rencontre de son animal totem. Elle peut-être faite en accompagnement de l’histoire ou indépendamment, comme une première approche vers cet univers. 

Format A5 – 56 pages couleur – Couverture cartonnée
Prix : 17€ (+ 5€ de frais d’envoi)

Le lien à la méditation : https://youtu.be/RFuARwTKEBY

Le lien au site d’Eugénie Raynaud où, à la rubrique CONTACT se trouve le module pour commander le livre : http://eugenieraynaud.com/index.html

 

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Manifestations de régression de l’enfant en deuil

L’énurésie

 

La mort de l’être aimé, je vous l’ai dit dans mes articles précédents, bouleverse les équilibres, les relations, la communication, les affects…

Comme toute tempête, on assiste à une montée en puissance des émotions, un pic qui peut avoir des conséquences douloureuses sur toute la famille et enfin, un retour à la normalité, une normalité naturellement différente.

Les symptômes de ce chaos sont variés et différents selon les individus. Aucun enfant ou adolescent ne réagit de la même façon. Il est cependant fréquent d’observer des manifestations de régression.

L’énurésie en est une assez fréquente. L’enfant ou l’adolescent, recommence  à faire pipi au lit. Surprise pour les parents. Déshonneur et sentiment d’impuissance pour l’enfant. Honteux , certains craignent le jugement des adultes ou d’être la risée de leurs copains de classe car le problème peut se manifester aussi durant la journée.

Quand l’énurésie se manifeste après que l’enfant ait atteint un contrôle de sa vessie , il s’agit probablement d’un problème affectif. On parle dans ce cas d’énurésie secondaire (par opposition à l’énurésie primaire des bébés et tout petits enfants).

Souvent associée à un sens de culpabilité non énoncé, à une mauvaise estime de soi, à un sentiment de jalousie cachée, à un état de confusion dans lequel l’enfant se retrouve face à une situation qu’il ne sait pas gérer, l’énurésie secondaire est passagère mais doit être comprise et acceptée.

Cela peut représenter pour l’enfant une réponse instinctive à un conflit intérieur dont l’origine peut avoir d’autres causes que la mort (la naissance d’un autre enfant, un divorce, une violence subie, un harcèlement à l’école, la perte d’une amitié, le changement d’établissement scolaire…). Dans le cas présent, la mort d’une personne chérie correspond à tous ces critères.

Que faire ?

Comprendre avant tout le caractère passager de ce phénomène, l’accepter et l’expliquer à l’enfant avec des mots simples. Il est fondamental de le rassurer sur la non gravité de la situation et lui dire clairement qu’il ne doit pas s’inquiéter car cela ne durera pas et que vous l’aimez profondément.

Surtout ne jamais le critiquer, ni lui faire percevoir une irritation ou un jugement, ne pas en parler en public, ne pas commenter ce fait avec d’autres adultes. Pourquoi ne pas traiter cette difficulté comme un « secret » entre vous et lui ?

Rassurer l’enfant en dédramatisant  l’aidera à se détendre et à faire passer plus rapidement ce signe embarrassant de sa souffrance. L’humiliation ou la punition ne ferait que renforcer le mal-être et retarder la solution du problème.

Une autre suggestion que je vous donne est de ne pas obliger l’enfant à porter des couches, il le considérerait comme un acte le rabaissant au niveau des « petits » et augmenterait le délai vers le dénouement. Mettre des protections sur le matelas et changer sans rien dire les draps souillés pourra aider les parents sans perturber l’enfant. C’est un moment à passer avec compréhension, patience et beaucoup d’amour.

 

D’autres exemples de régression

Il existe beaucoup d’autres manifestations de régression liées au travail de deuil de l’enfant. Il me semblait important de souligner l’énurésie qui est parfois délicate à gérer pour les parents. Mais l’est également, l’agressivité soudaine d’un enfant qui semble en colère contre lui-même, contre ses frères et sœurs, les adultes en général et même les objets, représentations symboliques de sa perte affective.

La douleur intérieure peut se révéler par un mutisme soudain de l’enfant. Il ne veut plus parler de la personne décédée, il se bouche les oreilles si on prononce son nom et s’enfuit, se fâche, crie ou pleure.

Ou encore, les caprices augmentent sans raison avec parfois des crises hystériques. Et tant d’autres variantes de ces régressions imprévues…

 

Soyez l’arc-en-ciel après la bourrasque

Ne vous inquiétez pas. Ce sont des phases, des étapes de la fameuse tempête. Soyez là, élément de solidité au cœur des vents émotifs déchaînés. Tenez fermement la barre, rassurez votre petit matelot que tout ira bien, les ouragans finissent toujours par s’essouffler et le calme revient sous le ciel lumineux de votre amour.

 

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Une barrière refermée à jamais…

Padi enfant deuil parents cimetière

Ils s’appellaient Ophélia, Loïc, Alan, Yonas, Diogo, Teddy et ils ne sont plus avec nous. Ils étaient dans le bus scolaire. Neuf de leurs amis sont encore en très grand danger.

Et puis il y a les autres, gravement blessés, mutilés, lacérés, choqués… et puis, il y en a encore d’autres, passagers du bus scolaire qui suivait, spectateurs malgré eux d’une tragédie évitée, médusés, bouleversés, terrorisés… Et puis, il y a les parents, les amis, les enseignants, les voisins, les habitants de la ville, des alentours, de la région, brisés, consternés… Et enfin, il y a nous, les inconnus, éloignés de Millas, stupéfaits, émus, impuissants devant leur écran de télévision ou celui de leur ordinateur.

J’ai pris du temps pour écrire et partager avec vous une réflexion, car la hâte est mauvaise conseillère. Il ne nous appartient pas de savoir si la barrière était levée ou fermée, mais de comprendre que la barrière, à jamais refermée, s’est abattue sur leur cœur, coinçant leur mémoire dans ses mâchoires.

Que faire ? Au-delà des blessures du corps, celles de l’âme sont très longues à cicatriser. Un long parcours attend enfants et parents. Il faut du temps, beaucoup de temps. Et rien ne sera jamais plus comme avant.

Que faire ? Se mettre à l’écoute, avec patience, sans forcer, sans questionner. Laisser venir… les mots, les pleurs, les cris, la colère, la douleur, les silences, l’absence. Ne pas juger, ne pas suggérer, ne pas chercher à savoir, permettre aux besoins de s’exprimer, comme ils le peuvent. Rien n’est plus délicat que l’accompagnement de l’Autre. Accompagner signifie aller à la vitesse de l’Autre, là où il choisit d’aller et non là où je crois il serait mieux d’aller.

 

padi enfant doutes angoisse mort

Un accident comme celui-ci porte un traumatisme qui ne s’effacera jamais. C’est un deuil très lourd à porter. Peut-être le premier deuil de ces enfants. Plus fragilisées encore par leur jeune âge, les jeunes victimes de Millas passent par le même sens d’égarement, d’incompréhension, de peurs, d’angoisse que celles des attentats du 13 novembre.

Parfois, les réactions post traumatiques peuvent être différées. C’est une capacité qui appartient à l’enfant et au jeune adolescent de suspendre ses émotions dans le temps et dans l’espace. Faire comme si… mais les émotions confinées réapparaîtront plus tard, et parfois même violemment.

Il est important de respecter chaque enfant et de lui laisser l’initiative de la demande mais l’observation de son comportement, des changements éventuels dans ses réactions, habitudes, goûts etc. est fondamental. C’est naturellement du ressort des parents et des psychologues de la cellule d’aide aux victimes déjà en place à Millas.

Padi enfant cimetière

Et nous qui sommes loin ? Que faire contre une barrière refermée à jamais ?
Envoyer de l’énergie positive, des pensées d’amour et des prières et… ne pas les oublier.

Amanda Castello, auteure de  » Padi et l’Aventure de la Vie « 

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