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Comment parler de COVID-19, ou Coronavirus, avec les enfants.

Petits et grands, mêmes règles

Le problème que tout le monde a posé, et que nous nous posons encore, est de savoir comment expliquer aux plus petits ce changement radical imposé à tous, sans créer de traumatismes et en les aidant à intégrer au mieux le nouveau scénario de notre existence.

Les enfants, comme les adultes, entendent parler du Coronavirus. La majorité des jeunes, plus ou moins en fonction de leur âge, sont parfaitement conscients d’une transformation de leur vie. Ils le vivent au quotidien. L’enfant est un être lié à ses habitudes qui a besoin, pour sa sécurité, d’une régularité millimétrique. Or, du jour au lendemain, il se retrouve désorienté et bouleversé par une situation anormale qu’il subit, lui, mais aussi sa famille.

 


Il comprend que ce ne sont pas les recommandations ou les impositions qui l’affligent dans son individualité, mais que chacun suit désormais les mêmes règles. Dans la nouvelle situation, il n’y a plus de directives pour les petits et d’autres pour les grands. Il se rend compte, avec un certain étonnement, que celles-ci s’appliquent sans distinction à tout le monde.  Tout le monde doit se laver soigneusement les mains plusieurs fois par jour, tout le monde doit faire attention quand il éternue ou tousse, tout le monde est empêché d’embrasser et de se serrer dans les bras, tout le monde est obligé de suspendre ses activités, que ce soit à l’école, au travail, pour s’amuser, faire du sport, avoir des relations… Tout le monde doit rester à la maison. Il ne comprend pas. Il observe, suit, interroge, s’oppose, réagit, se rebelle… Il essaie de retrouver son équilibre perdu.

Si aucun membre de la famille n’est infecté, si personne ne quitte la maison, si personne ne vient de l’extérieur, la vie peut se poursuivre presque normalement et vous pouvez faire des câlins. Si, en revanche, l’une des personnes est déclarée infectée, elle doit porter un masque de protection spécial et tous les autres membres de la famille doivent garder leurs distances. Si l’espace le permet, il est fortement recommandé de l’isoler dans une chambre séparée avec l’utilisation d’une salle de bain juste pour elle. En tout état de cause, et pour tous, malades ou non, vous ne devez pas boire dans le même verre, ni utiliser des couverts ou des vêtements appartenant aux uns et aux autres et il est impératif de renforcer les règles d’hygiène à l’intérieur de la maison, sur les surfaces avec un désinfectant approprié.

Ces règles, note l’enfant, sont obligatoires pour tous et sont respectées par les adultes et les enfants. Mais alors, pourquoi ?

 

Pourquoi expliquer

Il n’existe pas de comportement unique applicable à tous. Chaque enfant est différent et unique, tout comme sa famille. Il fait partie de ce groupe dans lequel il grandit, s’y confronte, partage ses bonnes ou mauvaises expériences et s’identifie à celui-ci. Sa famille est sa meute dont il est totalement dépendant à tous les niveaux. Une explication correcte sur la réalité imposée par la présence du COVID 19 dépend de nombreux facteurs : âge, connaissances, maturité, type de relations au sein de la famille, entre ses membres, niveau culturel, valeurs communes, etc.

Le seul point de départ sûr de notre raisonnement est la nécessité d’une honnêteté intellectuelle dans notre communication avec l’enfant. L’explication suit l’âge du développement, s’adapte à la capacité de compréhension, mais l’explication doit être véridique. Il ne s’agit pas de dire toute la vérité, mais de doser la vérité en fonction du niveau de cognition, d’émotivité, de sensibilité du petit être.

Cependant, il est fondamental de ne jamais tromper l’enfant afin de ne pas risquer de perdre sa confiance. Un adulte menteur sera intuitivement  » démasqué  » par l’enfant et entraînera une augmentation de l’insécurité chez le petit. L’enfant ne connait pas ce que nous savons, mais il ressent beaucoup plus que ce que nous pensons et interprète nos silences ou nos mots à travers ses filtres de compréhension.

Comment expliquer

Il est important de transmettre à l’enfant les informations principales que nous possédons, avec des mots simples, sans dramatiser : le Coronavirus a été découvert en Chine, probablement en décembre. Le Coronavirus a un nom, il s’appelle COVID-19. Il affecte le système respiratoire et c’est pourquoi nous devons prendre toutes les précautions qui nous ont été enseignées.

Pour entrer dans le sujet, il peut être utile de s’appuyer sur la technique narrative du conte de fées, familière à l’enfant, qui pourra ainsi se représenter une réalité qui appartient normalement aux adultes. Au début, comme dans les contes de fées, le Coronavirus se déguisait pour ne pas être identifié et beaucoup le confondaient avec la grippe ou un gros rhume ou même une bronchite. Personne ne le connaissait parmi les virus existants et nous ne savions pas qu’il était possible d’être contaminé sans s’en rendre compte. De plus, ce virus inconnu est très rapide et c’est pourquoi « l’ennemi » a réussi à s’infiltrer sans que nous le sachions.

Nous facilitons ainsi l’identification des personnages, comme dans les histoires, les bons (nous) et les méchants (le monstre Coronavirus) et la situation dans laquelle les bons et les méchants sont confrontés comme toujours. Toutes les histoires illustrent cette opposition.

De là, l’attention de l’enfant se déplace vers certaines figures dans le camp du bien : les personnes âgées. On explique que ce monstre préfère s’attaquer aux personnes âgées, comme les grands-parents ou les oncles et tantes âgés, car ils sont plus fragiles que les enfants. Si les jeunes sont infectés par le Coronavirus, ils ne subiront pas de conséquences graves. D’autre part, sans le savoir, les jeunes peuvent transmettre la méchante maladie aux personnes âgées, c’est pourquoi il ne faut pas actuellement fréquenter les grands-parents.

Les générations actuelles sont beaucoup plus informées que les précédentes, et de nombreux enfants savent, en gros, comment fonctionne le corps humain, ses capacités et ses faiblesses. Les dessins animés éducatifs enseignent mieux que de longues explications et certains enfants préfèrent une approche plus scientifique, même si elle est anthropomorphisée avec les bons et les méchants.

Ils savent ce qu’est un virus, ses effets dans l’organisme et comment le vaincre. Il n’est donc pas nécessaire de leur expliquer, il suffit de se connecter à ce qu’ils savent et qu’ils représentent ensuite dans leurs jeux. En cette période, certains de ces enfants ressentent le besoin de comprendre en détail plus que métaphoriquement ce qui se passe dans le corps grâce aux dessins animés, aux livres ou aux histoires.

 

La représentation graphique

La représentation graphique du virus navigue sur Internet et sur les écrans de télévision. Nous avons tous la même vision d’une balle avec des excroissances comme des pics tout autour. Dans de nombreux dessins d’enfants, on retrouve la même image avec des variantes : des yeux, des cornes, une bouche avec des dents, parfois avec des mains tenant une fourche… ce que l’imagination de l’enfant est capable de transmettre et qui représente pour lui un être maléfique, en un mot le monstre.

Nous savons que le langage de l’enfant est basé sur une représentation imaginaire et c’est la raison pour laquelle nous trouvons dans les dessins d’enfants sur le Coronavirus plus ou moins les mêmes types de reproduction de ce qui est considéré comme « le monstre ». Le monstre fait partie des légendes et des contes pour enfants. C’est la lutte éternelle entre le bien et le mal. Le Coronavirus dont ils entendent parler est bien sûr maléfique. Dans son imagination, l’enfant l’associe au méchant qui emprisonne la princesse dans le château, et à tous les êtres cruels, hommes et femmes, qui peuplent les histoires de l’enfance.

Qu’un enfant représente le virus comme un monstre est parfaitement normal et logique. Que fait-on contre un monstre ? On se défend et on défend les personnes que l’on aime. Il devient alors plus facile d’ouvrir un dialogue avec votre enfant sur ce sujet en utilisant la technique de la demande : si tu étais un super-héros qui doit se battre contre le monstre, que ferais-tu ? Que penses-tu que nous pouvons faire contre le monstre ? Pour l’enfant, il est clair que le bien gagne toujours contre le mal, que le monstre perdra, sera emprisonné, puni, mis à la porte.

Il est alors utile de lui faire comprendre que se laver les mains et suivre toutes les bonnes recommandations qui nous sont faites à tous, sont les armes des super-héros pour vaincre le monstre. Le petit se sent alors engagé, faire partie intégrante de sa meute et prêt à faire sa part, avec les siens. La notion d’appartenance l’aidera à mieux vivre cette épreuve imprévue sur le chemin de son évolution. Comme le colibri qui porte la goutte d’eau dans son bec pour aider à éteindre le feu, il va se sentir investi d’une mission.

Si certaines personnes que l’enfant connaît et peut identifier, ne respectent pas les consignes de sécurité, ne suivent pas les conseils, il comprendra qu’elles « n’obéissent pas ». Le concept d’obéissance lui est familier. Il peut être utile et sympathique de laisser l’enfant intervenir pour faire appliquer les règles. Si l’adulte, avec douceur, a su impliquer son enfant dans la mise en sécurité de la famille, le petit comprendra vite qu’il a un rôle à jouer et il aidera aussi les autres à respecter les directives. Les enfants peuvent être très convaincants et suivent leur intuition.

Cependant, il ne faut pas, par nos mots, certaines scènes vues à la télévision ou sur le smartphone, ou la manifestation excessive de nos angoisses, que l’enfant soit effrayé par le monstre Coronavirus. Il doit connaître le danger, comme le dit un enfant dans une vidéo réalisée par son père  » le monstre a des dents et te mord « . L’enfant est conscient du méchant potentiel du monstre et répète sans cesse ses recommandations en levant son petit doigt  » attention « ,  » attention « ,  » attention « .

 

Expliquer la gravité

Si, dans sa famille ou dans son entourage, quelqu’un est infecté ou hospitalisé, peut-être pendant une longue période, ou même mourir des suites de celle-ci, il faudra savoir doser la vérité pour préparer l’enfant à la nouvelle situation. En fonction de l’âge du jeune et de sa réalité, il est important d’expliquer la fragilité des personnes âgées ou de celles qui souffrent déjà de maladie. Elles sont plus faibles dans leur corps et donc plus facilement victimes de l’attaque du monstre Coronavirus.

Toujours en fonction de l’âge, dire qu’il existe de nombreux virus dans le monde, certains chez les animaux, d’autres chez l’humain. Ce virus est connu pour préférer le corps humain et non celui de nos animaux domestiques. Il n’y a aucun danger pour notre chien ou notre chat que nous devons aimer et soigner comme d’habitude, car il fait partie de la famille et nous aide beaucoup en ce moment avec son affection, ses jeux et ses câlins.

Gérer la peur

Avoir peur n’est pas une mauvaise chose. La peur est une émotion fondamentale de protection. Une personne qui n’aurait pas peur se mettrait en danger et mettrait également les autres en péril. La peur permet d’avoir des réactions saines : faire  » attention  » comme le dit l’enfant, éventuellement se cacher, (dans ce cas s’enfermer dans la maison), se défendre, (toutes les mesures qu’on lui a enseignées), défendre les autres aussi (garder une distance de sécurité avec eux pour les protéger). Ainsi, l’enfant comprend les raisons pour lesquelles il ne doit pas voir ses grands-parents pendant cette période, ni les autres personnes qu’il fréquente habituellement.

Être chez soi avec ses parents, c’est être protégé car le foyer est l’identification du nid et les parents sont les piliers de l’édifice, les garants de sa sécurité. Bien sûr, il s’agit d’une famille idéale, réunie sous un même toit, qui est prise ici en considération. Il sera nécessaire d’adapter ce schéma à chaque réalité vécue par les protagonistes.

Combien de temps cela va-t-il durer ?

Aucun d’entre nous ne peut savoir quand la bataille contre le monstre prendra fin. Ce dont nous sommes sûrs, c’est que nous allons gagner ! Plus nous respecterons les consignes de sécurité, plus vite nous vaincrons. Mais il ne faut certainement pas penser résoudre la situation en quelques semaines, il vaut mieux compter que nous en aurons encore pour quelques mois. Cela nous aidera à être plus forts, à passer plus de temps ensemble, à mieux protéger les personnes que nous aimons.

 

Que faire ?

Organisons-nous bien, en gardant un rythme quotidien, en nous levant à la même heure que lorsque nous allions à l’école, en nous endormant à l’heure habituelle, car le sommeil est essentiel pour être fort et résistant. Suivons les cours de l’école, directement ou indirectement, selon les modalités établies avec notre classe et notre âge. Mangeons correctement, prenons le temps de nous amuser, de faire de l’exercice à la maison, de rire, de jouer. Bien sûr, nous savons qu’il n’est pas possible de jouer, de rencontrer ou de recevoir nos camarades de classe, pour éviter de les contaminer ou d’être contaminés. Nous pouvons utiliser la vidéoconférence ou tous les moyens que la technologie nous permet aujourd’hui via Skype, WhatsApp, IPhone ou autres applications…

 

D’ailleurs, quel bonheur de pouvoir passer de beaux moments avec les parents qui ont maintenant du temps pour rester avec les enfants ! Ils participent aux activités de l’après-midi : jeux, activités créatives… Beaucoup de choses qui peuvent être partagées : cuisiner, faire des constructions, raconter des histoires, écrire de la poésie, dessiner, colorier, inventer des récits, faire du théâtre, chanter, jouer d’un instrument…

 

En conclusion

Je dirais qu’il n’y a pas de lignes directrices rassurantes valables pour chaque situation. Le bon sens est à la base de toute explication et de toute relation. En fonction du développement de l’enfant, je suggère de l’impliquer dans la famille et de lui donner un rôle. Lui proposer de contrôler certaines activités, par exemple que Papa, Maman ou les frères et sœurs se lavent bien les mains. Cela renforcera son sens de responsabilité. Sans exagération, aidez-le à identifier sa place dans cette « bataille » contre le monstre, sans angoisse quant à la situation actuelle. Vous pouvez également comparer la bataille avec certains faits historiques qu’il a lus dans ses livres scolaires, le siège du château, l’organisation des braves chevaliers, etc. En utilisant à nouveau la technique de la demande, par exemple : Combien de temps leur a-t-il fallu pour se libérer du siège ? Ont-ils été disciplinés ? Cela aide à comprendre qu’il faut de la patience et l’unité de toutes et tous.

Il y a d’autres moyens qui peuvent être découverts et que chaque noyau familial pourra adapter à lui-même, en accompagnant le petit dans une activité proportionnelle à son degré de compréhension et à ses intérêts. L’enfant doit être rassuré, impliqué pour qu’il puisse vivre la période difficile que nous traversons, non pas tant comme un jeu, mais comme une expérience qui, si elle est bien gérée, aboutira à sa maturation.

Je suis consciente que ce texte ne peut pas traiter tous les problèmes qui se posent actuellement, tant de cas spécifiques, comme le travail maintenu de l’un ou des deux parents, les familles séparées ou monoparentales, les couples en attente de divorce, les personnes à faible revenu, celles avec une personne âgée à charge à la maison, un enfant handicapé, les familles étrangères… Les problèmes sont nombreux. J’espère seulement que ma modeste contribution pourra en aider quelques-uns à vivre un peu mieux les moments souvent dramatiques que nous traversons qui, dans sa durée indéterminée, est une source d’insécurité en plus pour les jeunes comme pour les moins jeunes.

Chacun de nous est appelé à chercher en lui-même les ressources nécessaires pour grandir dans son humanité.

©Amanda Castello

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La Campagne de Padi : un succès grâce à vous !

VICTOIRE ! MERCI  !

La Campagne  » Offrez Padi et l’aventure de la vie à un enfant en difficulté  » est terminée. 

Vous avez été très nombreux à participer et je ne vous remercierai jamais assez pour votre générosité. 

  • Grâce à vous, de nombreux enfants ont désormais le livre  » Padi et l’aventure de la vie  » entre les mains ;
  • Grâce à vous, des services d’oncologie pédiatrique, des hôpitaux pédiatriques, des associations d’accompagnement aux enfants et aux familles, des professionnels de santé de divers disciplines, des psychologues, des assistantes sociales se servent de Padi avec leurs jeunes patients ; 
  • Grâce à vous, des écoles, des bibliothèques peuvent mettre  » Padi et l’aventure de la vie  » à disposition des écoliers, des lycéens et de leurs enseignants ;
  • Grâce à vous, des familles ont enfin Padi comme amie et confidente.

En deux mois et demi (du 20 juillet au 30 septembre) 95 exemplaires de  » Padi et l’aventure de la vie  » ont été achetés au prix coûtant et faits envoyer dans différentes régions de France.

Ci-dessous, je vous ai mis la carte de France avec les départements où vous m’avez signalé avoir fait arriver le livre. Il en manque certainement. C’est si beau de regarder l’Hexagone parsemé du visage de Padi ! Bien sûr, il y a des  » trous « , mais, qui sait, un jour seront-ils comblés…

J’attends les retours des structures et associations qui ont reçu Padi. 

Si vous avez Padi à la maison, envoyez-moi une photo du livre chez vous, avec vos enfants ou quelqu’un des vôtres, famille ou ami/es, y compris vos animaux de compagnie !

Je vous demande une dernière faveur : écrivez un commentaire sur ce livre et publiez-le sur Amazon.

Si vous n’y arrivez pas, envoyez-le moi sur Facebook ou par mail: amanda.castello2010@gmail.com

Tout le monde n’est pas sur Facebook et avant de décider d’acheter un livre, les visiteurs sur Amazon s’informent de l’opinion du public en lisant les commentaires.

Vous avez été magnifiques ! Ce geste de solidarité m’a profondément touchée. Ce sont des situations comme celle-ci, ces partages désintéressés qui nous montrent que l’être humain est capable de grandes choses. Je ne peux que vous exprimer toute ma gratitude.

 

 

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« Oscar et les animaux totems » d’Eugénie RAYNAUD

Aujourd’hui je vais vous présenter une très belle personne
PADI l’aime beaucoup : Eugénie Raynaud

Elle est belle dans tout les sens 

Mais qui est-elle donc ?

Eugénie Raynaud

Il y a dans la vie des expériences absolument imprévues qui viennent modifier les programmes que nous avions conçus. Ce peut-être un clin d’œil du destin, une rencontre, un retard, un accident… tout élément qui se manifeste sur notre parcours et nous fait définitivement changer de route ou, pour le moins, nous poser des questions.

Eugénie a expérimenté une première régression dans les vies antérieures à 17 ans et depuis lors, non seulement elle s’est posée de nombreuses questions, mais elle a cherché des réponses. 

Parallèlement à ses études, qui l’ont conduite sur la route du management d’entreprise mais qui étaient loin de correspondre au désir de son âme, elle s’est intéressée à des techniques et à des méthodes en mesure de lui faire comprendre le message de cette curieuse expérience.

L’Univers sait ce qui est bon pour nous et place sur notre chemin des signes, des personne, des savoirs… Tout est à disposition, mais tout est laissé à notre libre arbitre. Le choix nous appartient. Eugénie l’a compris. Elle a saisi les occasions qui se présentaient et s’est formée à différentes techniques et méthodes thérapeutiques. Après avoir expérimenté sur elle-même et obtenu des bénéfices significatifs, elle a senti qu’elle pouvait devenir un instrument de ce même Univers afin d’apporter aux autres, dit-elle « un mieux-être et surtout une compréhension des problématiques de vie ». Sa Mission de Vie était révélée.

Ses études l’ont conduite à se former comme hypnothérapeute à l’Institut International d’Hypnose Spirituelle – IIHS du Canada et à recouvrir désormais le rôle de superviseur et d’animatrice de formations d’hypnose régressive de l’Institut.

Parmi les différentes méthodes qu’elle utilise d’aujourd’hui, citons l’hypnose spirituelle, l’EFT, le chamanisme, le magnétisme et autres thérapies énergétiques, celles regroupées désormais sous l’appellation globale de soins holistiques.

 

             Padi a adoré  le livre d’Eugénie


Quelques mots sur les animaux totem

 « Au début des temps la sagesse et le savoir appartenaient aux animaux car Tuawa, l’Un d’en Haut, ne s’adressait pas directement aux hommes. Il envoya des animaux pour dire à l’homme qu’Il se montre à travers les animaux, et que l’homme devrait apprendre grâce à eux, aux étoiles, au soleil, à la lune… car Tuawa parle en et à travers tout. »

(Chef Lekatos-Lesa de la Tribu des Pawnees)

 

De tous les temps, le destin de l’être humain et de l’animal est inscrit dans une dynamique complexe. Rapport souvent difficile ou conflictuel, il est pourtant souvent et heureusement source de collaboration, d’aide, de protection, d’amour réciproque.

Les animaux totem sont là pour nous aider. Il faut juste apprendre à communiquer avec eux. Ils nous livrent des messages, des conseils, des enseignements. Ils nous alertent sur des dangers, nous dévoilent des aspects de notre personnalité, nous éclairent sur certains de nos choix à modifier…

Ce sont les animaux totem qui nous choisissent et non pas nous qui les choisissons. Ils peuvent se manifester dans nos rêves, durant la méditation, dans un rêve éveillé, apparaître de plus en plus fréquemment sur des reproductions…  ou aussi être identifiés par un médium ou un maître de sagesse.  

On mentionne généralement les animaux totem comme appartenant à la culture amérindienne. Certes, mais ils se trouvent non seulement chez les Premières Nations du Canada et des États-Unis mais également chez les Mayas et dans toute l’Amérique latine. Ils jouent un rôle important auprès de nombreux peuples en Asie, (le Loup Bleu en Mongolie par exemple).

Des traces de ce rapport de protection entre l’être humain et d’autres créatures sont rapportées dans la tradition orale et écrite des peuples, depuis la nuit des temps. Dans de nombreuses cultures, à la naissance d’un enfant, lors d’un rituel propitiatoire, ce même enfant était (et est encore) placé sous la protection de l’animal totem du clan, puis de celui qui sera son guide et protecteur.  

Parmi les Totems, en plus des animaux, il est important de se rappeler des Esprits de la Nature, (chez les druides il s’agissait d’un arbre totem), des créatures non humaines comme les elfes, les fées, les lutins, les gnomes, les Devas, les Brownies, les Pixies…

Certains auteurs disent que nous avons un ou deux animaux totem guides chargés de nous accompagner durant toute notre vie et que d’autres animaux totem, selon nos difficultés ou nos besoins, se mettent à notre disposition le temps nécessaire à la solution de notre problème. 

Voyageant entre les Dimensions de la Vie, Eugénie Raynaud a découvert le merveilleux monde des animaux totem. Ces animaux totem l’aident dans sa mission. Elle a eu alors l’idée d’écrire un livre pour les enfants afin de leur apprendre à communiquer avec les animaux totem qui les accompagnent dans leur parcours de croissance. Nous savons que l’enfant parle avec « l’ami imaginaire » et si cet ami était son animal totem ?

J’ai lu ce merveilleux livre, « Oscar et les animaux totems », écrit et dessiné par Eugénie Raynaud et je suis restée sous le charme. Michela Salotti, l’illustratrice italienne de « Padi et l’aventure de la vie », a également écrit et illustré un livre sur ce même sujet « Gli animali Totem » qui a été repris par des associations de parents (GenitoriChannel.it) comme un outil pédagogique utile.

« Oscar et les animaux totems » d’Eugénie Raynaud est un voyage poétique et réaliste en même temps. J’y ai rencontré mon animal totem du moment, le Saumon qui « symbolise la connexion à la Source ». Émerveillée, je me suis laissée conduire, laissant ressentir cette lecture à mon enfant intérieur pour mieux la vivre.

Le livre est composé de deux parties. La première est la narration de la découverte d’Oscar. La deuxième est le Vademecum. En mots simples et agrémentées de jolis dessins, les explications répondent aux éventuelles questions de l’enfant.

Et… cerise sur le gâteau, Eugénie a créé une méditation pour les enfants (mais utile aussi pour les Grands) qui facilite l’entrée dans ce monde merveilleux.

 

Une rencontre avec l’auteure.

Quelques questions que j’ai posées à Eugénie

 

A. C. Eugénie, qui sont ces animaux totem ? 

E. R. Au fil des séances de soins chamaniques et d’expériences dans le monde invisible, j’ai eu la chance de rencontrer les présences magnifiques que sont les animaux totems. Issus de la tradition amérindienne, les animaux totems sont des énergies bienveillantes et aidantes qui nous accompagnent au quotidien. Je me suis rapidement passionnée pour ce sujet car outre la sagesse, l’aide et l’efficacité de ces présences, celles-ci nous relient aux éléments de la nature, à des concepts simples mais pourtant essentiels, qui sont souvent oubliés aujourd’hui. 

A. C. Qui sont les animaux totems ? 

E. R. Nous avons tous la chance d’être accompagnés de plusieurs animaux totems. Celui dont on entend parler le plus souvent est l’animal de clan, ou de naissance. C’est l’animal qui nous ressemble le plus. Il est souvent positionné au même endroit que nous, comme si nous ne faisions qu’un. 

A. C. Comment naît ce livre pour les enfants ? 

E. R. C’est dans cette optique que j’ai écrit et dessiné un livre expliquant ce concept aux enfants (et à leurs parents) : Oscar et les animaux totems.
Oscar est un petit garçon qui va s’apercevoir que dans le monde dans lequel nous vivons, des êtres invisibles et amicaux nous entourent et sont toujours prêts à nous aider. L’histoire est suivie d’un carnet pratique pour apprendre à appeler son totem, le reconnaître et interagir avec lui.
Au travers de la découverte des animaux totems, tradition ancestrale mais très vivante, les enfants et leurs parents vont trouver une autre manière d’aborder la vie, colorée de magie et de joie. 

A. C. Comment faire pour se procurer Oscar et les animaux totems ?

 E. R. Si vous souhaitez acheter ce livre, envoyez-moi un message sur le formulaire de la page Contact de mon site. Le paiement s’effectue par Paypal, virement ou par chèque. Pour chaque livre commandé, je propose d’identifier 1 animal totem, par exemple celui accompagnant l’enfant qui recevra le livre. 

A.C. Quel est le but de la méditation créée à la suite de ce livre ? 

E. R. Pour accompagner les petits et les grands dans cette belle découverte, j’ai créé une méditation pour aller à la rencontre de son animal totem. Accessible dès 5 ans, cette méditation guidée de 10 minutes permet de retrouver un état de tranquillité propice à la rencontre de son animal totem. Elle peut-être faite en accompagnement de l’histoire ou indépendamment, comme une première approche vers cet univers. 

Format A5 – 56 pages couleur – Couverture cartonnée
Prix : 17€ (+ 5€ de frais d’envoi)

Le lien à la méditation : https://youtu.be/RFuARwTKEBY

Le lien au site d’Eugénie Raynaud où, à la rubrique CONTACT se trouve le module pour commander le livre : http://eugenieraynaud.com/index.html

 

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J’offre Padi à un enfant en difficulté !

 

Cet été, vous allez partir en vacances, ou vous êtes peut-être déjà en vacances, mais il y a de nombreux enfants qui ne pourront pas vivre cette belle expérience. Pourquoi ? Parce qu’ils sont malades, hospitalisés dans un centre pour enfants handicapés, dans un centre d’accueil avec d’autres enfants qui ont souffert de maltraitance, dans des communautés pour enfants dits difficiles…

Et si chacun d’entre nous décidait d’offrir un exemplaire de « Padi et l’aventure de la vie » à envoyer ou  à porter dans une structure de son choix ? 

Un livre interactif pour comprendre, affronter et gérer les phases du cycle de la vie. Un livre qui emmène les jeunes lecteurs et lectrices dans de belles découvertes de la nature. Un livre qui suscite l’amour et le respect des animaux. Un livre-ami pour ne plus se sentir seul/e, avoir confiance en la vie et en soi-même…

Lire avec un enfant c’est un bienfait pour l’enfant mais aussi pour l’adulte. C’est un don de soi, un échange, un partage. C’est lui ouvrir les portes de la connaissance, mais avant tout celles de votre cœur. C’est un visa de confiance, un contrat d’amour signé entre l’enfant et vous. C’est un modèle à suivre, un apprentissage. C’est la découverte des mots, la traduction des émotions en paroles, en phrases, en silences, en rires. Lire c’est apprendre à se sentir bien avec soi-même. C’est découvrir le monde magique de la lecture. C’est faire du livre un ami. C’est garder le souvenir de l’adulte qui le premier nous aura fait pénétrer dans la merveilleuse planète des livres.

 

 

Il vous suffit de le commander sur Amazon qui en 48 heures le délivrera en votre nom

 

Pour favoriser cette opération j’ai décidé de faire une super promotion en passant le prix officiel de « Padi et l’aventure de la vie » de 24.99 Euros à 18 euros = 7 euros de réduction !

Cette promotion sera active jusqu’à la Rentrée, disons jusqu’au 10 septembre 2018.

Je vous demande seulement de me faire savoir à quelle structure vous avez fait envoyer « Padi et l’aventure de la vie » :

amanda.castello2010@gmail.com

Une belle action pendant vos vacances dont je vous remercie déjà.

 

Bonnes vacances à toutes et à tous.

Amanda Castello

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Un projet pilote « la compréhension de la douleur chez les enfants et les adolescents »

Il y a quelques années, en Italie, l’Association A.R.T. que j’ai fondée après la mort de mon mari des suites d’un cancer généralisé, a promu un projet pilote en créant une règle pour mesurer la douleur. Cette règle s’appelle « Règle Padi-A.R.T. pour mesurer la douleur ». Son nom a été déposé.

 

 

Quel était le but de cette recherche ?

Le thème de la douleur est beaucoup plus fréquent chez les enfants et les adolescents que nous ne le croyons. Par expérience directe, ou à cause du vécu de personnes qu’ils aiment, les jeunes se posent de nombreuses questions sur le sens de la douleur, son inéluctabilité et les moyens de la combattre.

Travaillant en soins palliatifs et accompagnement à la fin de la vie, j’ai donc entendu cette demande et me suis intéressée quant à la façon de l’aborder. J’ai utilisé différents instruments pour aider les jeunes à exprimer leurs doutes, leurs questionnements, leurs peurs. Le but était aussi de donner des outils pédagogiques aux adultes – famille, enseignants – afin d’affronter le problème de la douleur sans jamais l’éviter ou la banaliser.

Le livre « Padi et l’aventure de la vie », que désormais vous connaissez bien, en fait partie. Mais aujourd’hui je veux vous dire quelques mots sur cette règle que j’ai créée pour mesurer la douleur. C’est un instrument extrêmement utile. Je vous ai raconté une anecdote sur l’utilisation de cette règle par un enfant dans la vidéo que vous avez peut-être déjà vu sur Facebook et que vous trouvez ici à la fin de cet article.

 

Francesca, notre formatrice-bénévole explique le fonctionnement de la règle
dans une classe mixte de jeunes de 12/13 ans

 

Hypothèses de recherche

 Nous savons que la douleur est perçue différemment car empreinte d’une grande partie subjective mais qu’il est possible de la mesurer avec les instruments adéquats. Partout, l’attention au phénomène de la douleur se développe avec, en parallèle, des études pour trouver des solutions à ce grave problème. Malheureusement, il manque une réelle prise de conscience et une connaissance de la douleur, encore trop souvent banalisée ou même ignorée.

Peut-on améliorer la propre prise de conscience du phénomène douleur ? Est-il possible de donner une valeur concrète et numérique en mesure de définir une correcte perception de la douleur ? Mesurer la douleur et la tenir contrôlée permettrait-il de ne plus la sous-évaluer ? Sensibiliser les enfants et les adolescents peut-il être un facteur utile de prise de conscience et de développement de notre société vers une compréhension de ce phénomène afin d’atteindre de meilleurs résultats dans la lutte contre la douleur inutile, comme l’a définie l’OMS – Organisation Mondiale de la Santé ?

 

 

Voici quelles ont été les hypothèses à la base de la recherche que j’ai créée pour l’Association Paulo Parra pour la Recherche sur la Fin de Vie et les instruments utilisés.

La Grille Padi-A.R.T. a été proposée aux élèves d’une classe qui revêtait le rôle d’échantillon-témoin de cette recherche et la Règle Padi-A.R.T. pour mesurer la douleur.

Le monitorage a duré quatre semaines pendant lesquelles les enseignants ont aidé leurs élèves à comprendre et à remplir cette grille.

Chaque case (une par jour) avait comme but de signaler le niveau de douleur perçue (l’indication était fournie par un chiffre). Par exemple : lundi, au premier contrôle (à 8h30 du matin), ma douleur est forte. La valeur numérique indiquée : 7,8. L’après-midi (à 17h), ma douleur est intense : 9.5. et ainsi de suite. Le contrôle s’est fait sur cinq jours (du lundi au vendredi) et a impliqué plusieurs classes.

À la fin de la période les enseignants ont répondu à quelques questions qui nous ont permis de comprendre si l’utilisation continue et méthodique de la règle avec leurs élèves les avait aidés à :

  1. Améliorer la perception de la douleur individuelle, en contribuant ainsi à avoir une plus grande conscience de la subjectivité de la douleur.
  2. Contribuer à porter une plus grande attention à la douleur de l’autre.
  3. Améliorer la communication de la perception douloureuse avec les proches.
  4. Améliorer la communication de la perception douloureuse avec le propre médecin de famille.
  5. Vérifier les effets éventuels sur le traitement de la douleur en objet.
  6. Permettre un rapport plus naturel avec la douleur.
  7. Favoriser une plus grande écoute et une plus grande conscience de la douleur, en contribuant ainsi à une transformation culturelle de la société à partir des plus jeunes.

Avec des enfants de 6/7 ans dans une école de Pavie.
Nous avons fabriqué des marionnettes qui se servaient de la Règle,
puis les enfants s’y sont mis à leur tour

 

Conclusions

Sans détailler ici les résultats de cette recherche, il me semble important de signaler aux familles, enseignants ou aux personnes intéressées par ce sujet l’intérêt des jeunes pour cette recherche.

L’expérience a constaté que les enfants, dans ce cas de 8 à 14 ans, ont parfaitement réagi à la proposition et ont participé avec sérieux et responsabilité à cette expérience. De plus, un effet positif sur eux-mêmes et à l’intérieur du cadre familial a été observé. Ils se sont démontré beaucoup plus à l’écoute de la souffrance de leurs proches et en particulier aux manifestations de douleur.

Celle-ci n’était plus considérée comme « un mauvais coup du sort », une « punition » ou un « phénomène lié au hasard »,  « incompréhensible et impossible à prévenir et à gérer », comme ils l’avaient décrite au début de la recherche,  mais comme une situation à observer, comprendre, analyser, verbaliser, transmettre à l’autorité compétente et à accompagner pour enfin « trouver une solution qui probablement existe ».

Les jeunes ne sont pas indifférents et si nous sommes capables de les impliquer dans cet aspect spécifique de la lutte contre la douleur, il est probable que demain notre société entière sera beaucoup plus attentive à ce sujet et sera donc en mesure de faire de gros progrès pour éradiquer la douleur inutile.

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Donnez la parole aux enfants !

 

Donner la parole aux enfants est tellement important !
Nous sous-estimons souvent ce qu’ils ont à nous dire. La façon de lire une histoire n’est pas la même pour  l’enfant que pour l’adulte. Ses perceptions, ses ressentis, ses intérêts différent des nôtres.

Dans cette vidéo, vous allez écouter le livre « Padi et l’Aventure de la vie » raconté par des enfants de différents âges, italiens, car le livre existe aussi en italien. Pour le moment ce sont les deux langues dans lesquelles Padi s’est lancée. Un jour peut-être parlera-t-elle d’autres langues européennes… Tous les dialogues et commentaires sont traduits en simultané. La traduction est du mot à mot afin de ne rien modifier au langage de l’enfant. Vous verrez, c’est amusant et tendre.

La première est Anita, une petite fille de huit ans, qui est complètement entrée dans le livre. Padi et tous les personnages lui sont désormais familiers. Ce qui est saisissant, ce sont les parties où Anita insiste, celles qui résonnent en elle. Ses réactions et les mots qu’elle pose nous font sourire « quand un enfant perd un parent, un oncle, une tante, un peu ça l’ennuie, (…) quand un enfant perd un animal, souvent il est triste ». Cela peut surprendre et pourtant le ressenti d’un enfant ne se module pas sur des règles de comportements transmises.

Je n’ai jamais voulu influencer la petite fille en lui posant des questions dans le but de la guider vers ce qui pouvait m’intéresser. Je l’ai laissée libre de parler du livre. Ce sont ses centres d’intérêts, ses curiosités, ses émotions qui ont été les maîtres du jeu. C’est absolument fabuleux.

La même chose s’est passée avec Sonia et son frère Samuel. Chacun a fait le lien entre les aventures que racontait Padi et leur vécu, la perte d’un petit hamster. La maman, Benizia, témoigne aussi  » si j’avais eu le livre Padi et l’Aventure de la vie à l’époque, j’aurais su comment me comporter.  »

La dernière expérience a intéressé de très jeunes enfants, dans une école de danse. Une seule savait lire. Il fut surprenant d’observer les sujets sur lesquels les petites filles s’attardaient, les questions et les associations avec leur vie. Même si jeunes, certaines avaient déjà vécu la perte d’une grand-mère ou d’un animal et le racontaient… à Padi ! Leur professeure de danse, Francesca Volta, en témoigne.

 

Une autre observation intéressante est l’identification des jeunes lectrices et lecteurs au personnage de Padi. Jamais n’est mentionné dans leurs commentaires la personne qui a écrit le livre. L’enfant ne dit pas l’auteur/e dit quele livre raconte… mais Padi est triste… Padi ne sait pas…  L’interaction est totale. Un résultat stupéfiant et comme vous le comprenez bien, c’est une victoire pour l’auteure qui se sent comblée de disparaître derrière son personnage.

La littérature jeunesse – ou la littérature pour la jeunesse – comme on préfère la nommer, devrait atteindre ce but. Créer une fusion entre le livre et l’enfant, un peu comme dans « L’histoire sans fin  » de Michael Ende.

Bonne lecture avec Padi !

 

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Voulez-vous danser avec Padi ?

Aider enfants et adolescents à faire face aux émotions difficiles, à la maladie et à la mort avec la danse

 

Non, ce n’est pas une plaisanterie. Padi vous emmène dans le tourbillon du cycle de la vie, et la danse en fait partie.
Pourquoi la danse ? Je vais vous l’expliquer.

 

Quand j’ai écrit « Padi et l’aventure de la vie » c’était dans le but d’aider les enfants et les adolescents à affronter le thème de la vie sous ses aspects joyeux et tristes. La maladie et la mort et les émotions qui en découlent, en sont partie intégrante.

Je voulais un instrument à mettre entre les mains des jeunes lecteurs, mais aussi utiles pour les adultes qui les suivent : parents, enseignants, soignants et toute personne en rapport avec l’enseignement, la transmission des savoirs et des valeurs.

Ce livre suit un vaste projet, né en Italie et expérimenté dans les écoles « Padi et les Mots murmurés ». Ce projet, né au sein de l’Association A.R.T. (Association Paulo Parra pour la Recherche sur la Fin de Vie) reconnue d’utilité publique que j’ai créée après la mort de mon mari, décédé des suites d’un cancer, a été présenté et approuvé dans des congrès scientifiques comme ceux de la SFAP (Société française d’accompagnement et de soins palliatifs) et la SICP (Société italienne de soins palliatifs).

 

 

Travaillant avec des adultes mais aussi avec des enfants, je me suis rendue compte du vide qui existait dans notre société quant à la gestion des relations affectives lors de la maladie incurable d’un proche, la fin de la vie, la mort, et l’après : c’est-à-dire le travail de deuil. Et si gérer ces situations douloureuses était difficile pour un adulte, cela l’était encore davantage quand il fallait expliquer et accompagner un enfant ou un adolescent. J’ai donc cherché et expérimenté de nouveaux outils pour faciliter la compréhension, l’acceptation et la transformation de la souffrance en une occasion de croissance.

Une constante recherche pédagogique permet l’utilisation de techniques d’approches psychologiques et culturelles appliquées à la gestion des émotions et au soutien au deuil. Elles ont été élaborées par l’équipe que j’ai créée, l’équipe Padi-A.R.T. Le travail, de type expérientiel, est centré sur les émotions, en particulier sur celles liées à des épisodes de souffrance, sur la prise de conscience du Soi et sur l’écoute de l’Autre.

Padi a permis aussi de sensibiliser les jeunes sur les soins palliatifs. Significatives sont les collaborations avec des équipes de soins palliatifs qui ont parfois du mal à trouver l’espace, le temps et les méthodes les plus adéquates pour offrir un soutien adapté aux plus jeunes impliqués dans le drame familial. Le manque de formation spécifique est souvent une limite ressentie par les opérateurs. D’où, le besoin de compter sur la collaboration de professionnels extérieurs compétents et d’instruments de communication simples mais efficaces.

Le parcours PADI – Mots Murmurés, ne pouvait pas répondre à tous ceux qui en avaient besoin. Pour cette raison, parmi les différents outils imaginés, j’ai écrit le livre interactif « Padi et l’aventure de la Vie ». Le but était d’affronter les sujets délicats comme le diagnostique d’une maladie grave, les émotions de la perte et l’irréversibilité de la mort dans une structure narrative et didactique destinée à des jeunes de 6 à 14 ans.

 

Deanna Rossi et Raffaele Filace interprètent « Padi et l’aventure de la vie »

 

Fin du ballet présenté au Centre pour les familles de Piacenza

 

Illustration de certaines scènes du ballet dont l’origine est dans le livre « Padi et l’aventure de la vie »

 

Parmi les instruments pédagogiques
dans mes programmes de formation : la danse

 

Pourquoi ? Parce que c’est une technique artistique immédiate qui facilite la compréhension et communique directement avec le monde des émotions. C’est ainsi qu’a vu le jour un nouveau support pédagogique : une vidéo avec la lecture dansée du livre, plus des entrevues à de jeunes lecteurs et adultes.

La vidéo avec le ballet « Voulez-vous danser avec Padi » est une ressource didactique pour un adulte qui souhaite dialoguer avec les plus jeunes sur les questions sensibles de la maladie et de la fin de vie dans un langage simple, adapté à notre époque et aux modes de compréhension des jeunes, encourageant la manifestation des émotions et leur partage entre grands et petits.

Mais il est également possible d’utiliser juste la partie du ballet, sans lecture du texte, et d’ouvrir ensuite un échange en classe, en famille, dans un groupe de jeunes sur les émotions ressenties et les interprétations des enfants. Une communication valable, au-delà de la langue parlée par une communauté, peut s’établir. C’est une méthode parfaite pour des enfants non ou mal-entendants et leurs proches.

Ce ballet, en deux parties, a été réalisé grâce à la solidarité de membres de l’Association A.R.T., de la compagnie de danse CAD de Piacenza et du metteur en scène Andrea Canepari.

La vidéo complète a été présentée au 3ème Congrès international francophone de soins palliatifs, à Tunis, en octobre 2015 et reprise par de nombreux participants pour l’appliquer dans leurs réalités nationales, ce qui m’a procuré une grande joie. C’est le but de Padi : essaimer et servir au bien des enfants partout où cela est possible.

 

Commentez et divulguez cette vidéo et cet article ! Merci.

 

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Comment parler de la mort aux enfants ? Vidéo

Comment parler de la mort aux enfants _

 

Personne n’a jamais possédé la recette magique pour savoir comment parler de la mort aux enfants. C’est l’une des questions les plus difficiles et parmi les plus embarrassantes que nous nous trouvons un jour à affronter. Et, croyez-moi, dans ce domaine, nous marchons tous en équilibre avec la sensation de risquer à tout moment de finir au fond d’une crevasse pour avoir répondu trop brusquement ou de finir englué dans le marécage de nos mensonges et des fameux « non-dits ».

Pourquoi, me direz-vous ? Probablement, parce que nous avons déjà vécu, enfant, la même situation. Parce que nos parents n’ont pas su nous expliquer ce qui se passait. Chacun de nous a, en général, la tentation de reproduire ce que nous avons appris ou vécu, faute de mieux. Et si les réponses que nous avons reçues ont été du genre « tu es trop jeune pour comprendre », « tu comprendras plus tard », « c’est un problème de grands »…. il est certain que nos doutes et nos questions d’enfants non résolues sont restés ancrés dans notre mémoire influençant notre comportement actuel et nous ne savons pas aujourd’hui comment parler de la mort aux enfants.

L’enfant est curieux de nature et la curiosité est l’outil de la découverte et du développement. La curiosité lui permet d’appréhender la réalité, de la comprendre et d’interagir. C’est ainsi que l’enfant trouvera sa place et son rôle.

Que faire alors? Se mettre à l’écoute de ses demandes, lui permettre d’exprimer ses peurs, ne pas craindre de laisser transparaître les vôtres, lui montrer d’autres personnages, d’autres situations et lui faire voir les liens qui existent pour comprendre le phénomène de la transformation de la vie: naître, grandir, vieillir, mourir.

 

Comment parler de la mort aux enfants

 

La comparaison entre le cycle de la vie animale et humaine est aisée à comprendre. Dans cette vidéo je vous propose un exemple qui vous permettra d’entamer un dialogue avec l’enfant et répondre à ses questions.

 

 

 

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Qui veut écouter une belle histoire pour enfants ?

Vous pensiez peut-être que seuls les enfants aiment qu’on leur fasse la lecture ?
Pas du tout. Les animaux aussi.

Quand j’ai demandé aux enfants d’une amie  » Qui veut écouter une belle histoire pour enfants ?  » Les cris de joie ont jailli et les enfants se sont assis sur le tapis. Mais pas tout seuls…

 

Un livre pour enfants

Un livre pour enfants qui intéresse Winny ! 

 

Padietlaventuredelavie livre pour enfants

J’adore les histoires où on parle aussi de chiens, commente Winny

   

Regardez. J’étais en train de lire à haute voix le premier chapitre de « Padi et l’Aventure de la Vie », quand Winny est venue près de moi et a commencé à écouter. Winny est une petite chienne adoptée quand elle avait juste quelques mois. Abandonnée dans un carton devant la porte d’un refuge, elle a eu la chance de trouver une femme qui l’adore. Aujourd’hui Winny est une vieille dame mais qui ne parait pas son âge ! Elle partage la vie de sa famille. C’est pourquoi, elle a décidé d’écouter avec les enfants les aventures de « Padi et l’Aventure de la Vie ».
                                                                                           
Non seulement elle prêtait attention à ce que je racontais, mais elle s’est mise à regarder les dessins.

C’est alors que Foxy a sauté sur le fauteuil et s’est joint à la lecture.

Un livre pour enfants de Amanda Castello

Moi aussi, je veux voir ! dit Foxy

Foxy est le petit dernier. Un chien adopté lui aussi. C’est un « Ch’ti » pure souche.  Trouvé abandonné dans un fossé, près d’Amiens, recueilli par un couple et mis à l’adoption, il est venu tenir compagnie à Winny.

Qu’en dites-vous ?

Padi et l'aventure de la vie livre d'Amanda Castello

 » Quand je regarde le paysage, je pense à Padi et à tous ses amis animaux et humains…  » médite Foxy

 

Si vous voulez découvrir la belle histoire pour enfants « Padi et l’Aventure de la Vie », le livre est en vente sur Amazon. Un beau cadeau pour Noël.

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Micky, la belle illustratrice de Padi et l’Aventure de la Vie, ce superbe livre pour enfants

Aujourd’hui je veux vous parler d’une très belle jeune femme avec des cheveux noirs de geai, une typique beauté méditerranéenne. C’est bien normal, me direz-vous, puisqu’elle est italienne !
Elle est la belle illustratrice qui a réalisé tous les dessins de mon livre « Padi et l’aventure de la vie », ce superbe livre pour enfants.

Micky, ou plus exactement Michela Salotti, est née à Piacenza. Elle est maman de deux petites filles, de 9 et 12 ans. Son travail va de l’illustration dans l’édition à la bande dessinée en passant par le livre, le scénario et la vidéo d’information. Elle écrit des livres pour la jeunesse mais depuis quelque temps aussi pour adultes.

Michela Salotti illustratrice

             Michela Salotti, l’illustratrice

Notre rencontre a été un véritable coup de foudre. Laissez-moi vous raconter comment tout a commencé.
J’avais envoyé à quelques professionnels de l’illustration un résumé de mon histoire pour enfants, avec la méthodologie que j’avais créée et quelques dessins et photos comme exemples afin de faire comprendre ma démarche à l’artiste.
Après avoir reçu de nombreuses propositions, mon choix a porté sur Michela Salotti. Son style était épuré, les traits sans fioriture, la petite fille ressemblait exactement à celle que j’avais imaginé, Padi.

Amanda Castello et Michela Salotti                            Amanda Castello et Michela Salotti

Michela Salotti et Amanda Castello au travail

Je me suis rendue chez Michela Salotti. Quand je crois fortement à un projet, je l’exprime toujours avec passion. C’est ce que j’ai fait chez Micky. Il fallait que mon illustratrice s’immerge dans cette aventure comme un plongeur au cœur de l’océan. L’avenir de « Padi et l’aventure de la vie » dépendait de cette fusion entre Padi, elle et moi. Je lui ai alors expliqué l’importance de l’association entre les dessins qui appartiennent au monde imaginaire de l’enfant et les photos qui représentent la réalité.

Pendant que je parlais, ses yeux s’écarquillaient. Je lui ai montré l’ébauche de mon livre, lui illustrant le but de Padi, la méthodologie que j’avais choisie pour ce livre, la partie interactive créée pour capturer l’attention de l’enfant d’abord, puis sa confiance, la place précise des photos et des dessins que j’avais griffonnés.

Pourquoi mélanger les dessins et les photos? m’a-t-elle demandé. Je suis illustratrice, je dessine, je joue avec les couleurs mais je n’y connais rien en photographie.

Michela Salotti et Amanda Castello               Michela Salotti et Amanda Castello

Comment rassurer l’illustratrice de talent qui me regardait comme si je débarquais d’une autre planète ? Mais Micky est une jeune femme sensible et intelligente. Ma démonstration lui a permis de comprendre qu’il s’agissait là d’un point fondamental de ce livre. Dans le monde magique de l’enfance règne la représentation graphique de la fable. Mais le dessin ne s’identifie pas à la réalité et l’enfant en grandissant pourrait ne pas reconnaître une scène de son environnement car elle ne correspondrait pas à l’image mémorisée qu’il en a. En associant le dessin à la photographie de la même scène, on créé une relation harmonieuse avec le réel par le biais d’une combinaison judicieuse entre dessins et photographies.

Micky m’écouta avec attention. Je lui ai demandé de créer des dessins et aussi de traduire des photographies en dessins. Cela peut paraître difficile à comprendre, mais regardez bien ces photos :

intervention chirurgie chien vétérinaire

 La photographie de l’intervention réelle du chien 

dessin de l'intervention du chien
                                       Reproduction graphique de l’intervention du chien

 

Mon ami vétérinaire, Aldo Vezzoni, a lui aussi été mis à contribution. Je lui ai demandé de photographier une intervention chirurgicale dans laquelle on pouvait voir le processus de l’anesthésie et de l’intubation. Puis j’ai fait faire à mon illustratrice la représentation graphique de la photographie. Le jeune lecteur a donc la possibilité d’appréhender la réalité avec une modalité qui lui est propre, le dessin, mais en même temps, grâce à la photographie, il est en mesure d’identifier et de relier son imaginaire à la réalité.

Ici vous avez la photo des chenilles dans la nature et la représentation graphique des mêmes chenilles.

 

les chenilles

              Photographie des chenilles

dessin des chenilles

      Représentation graphique des chenilles

 

Nous nous sommes rencontrées plusieurs fois, l’illustratrice et moi. Micky me soumettait ses dessins, nous étudions l’emplacement par rapport au texte et, plus le travail se développait, plus l’enthousiasme de mon illustratrice grandissait.

Michela Salotti et Amanda Castello

 

Le premier test de mon histoire structurée avec les dessins et les photos, Micky l’a fait sur ses deux petites filles. En observant leur réaction, elle comprit alors que mon raisonnement était correct. Les questions des enfants, la manifestation de leurs émotions étaient là pour confirmer que ma méthode était juste.

Je dois beaucoup à Michela Salotti. Elle a été très patiente avec moi. Ce n’est jamais facile de travailler avec un auteur qui a des idées très précises et considère le dessin non pas comme une œuvre d’art en soi mais comme un outil pédagogique ! Le résultat vous l’avez entre les mains. De nombreux enfants, de différents âges, ont déjà lu « Padi et l’Aventure de la Vie » et sont devenus amis et complices de la petite Padi.

 

Merci Micky et longue vie à « Padi et l’Aventure de la Vie » !
Si vous cherchez une bonne illustratrice, voici son site : www.michelasalotti.it

 

Enfant livre Padi et l'aventure de la Vie

                à 2 ans on regarde les images…

    les Petits Rats de l'Opéra lisent " Padi et l'aventure de la Vie "

            On se fait aider par sa tante…                        Les Petits Rats de l’Opéra lisent Padi 

 

Et enfin, on lit tout seul. On répond aux questions de  » A toi de jouer « , on apprend de nouvelles choses grâce aux  » Conseils de Padi « . C’est l’Aventure de la vie avec leur nouvelle amie : Padi !!

©Amanda Castello
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